20/10/2026
Bonsoir mes belles personnes.
Bien de personnes sont réticentes à nous raconter leur histoire. Mais tout doucement, nous y arriverons.
Une nouvelle personne nous a fait confiance et s'est confiée à nous. Merci beaucoup à vous monsieur.
Invincible Prédateur
+229 01 57 82 72 73
Bonjour I.P. J’ai longtemps hésité avant de me décider. Sinon que c’est mon épouse qui m’y a encouragé. Elle et moi avions parcouru votre page INVINCIBLE PREDATEUR.
J’avoue que c’est très émouvant même si c’est encore au début. Ce n’est pas facile de me convaincre et si j’ai pu être impressionné, c’est que vous faites un bon travail. Je vous encourage et comme je vous l’ai dit au téléphone je vous promets de vous sponsoriser en son temps. Au passage, je vous prie de garder purement et simplement l’anonymat sur ma personne. Je vous fais confiance.
L'histoire est intitulée :
POUR L'AMOUR DE LA VIE (Partie 1)
Je me nomme Fidèle. J’ai 42 ans aujourd’hui et l’histoire de mon couple est un peu hors du commun. Dans ma jeunesse, je dirai à mes 22 ans, j’ai eu mon premier coup de cœur. Je suis issu d’une famille aisée mais mes parents n’ont toléré aucune largesse. La rigueur est le maître mot dans ma maison. Sans mentir, de mes 22 ans à mes 32 ans, j’ai connu avec précision onze filles. Pour moi, l’amour fait partie intégrante de la vie d’un homme qui réussit. Et j’ai cherché cette femme avec qui cheminer. Au début de ces relations, c’est toujours beau surtout quand ces filles découvrent que ma famille est nantie. Elles s’accrochent beaucoup à cela. Parmi celles que j’ai connues, il n’y a que deux qui ne se sont vraiment pas intéressées au matériel. Avec la première, il y a eu un problème de compatibilité. Elle est AS. Je le suis également. Il y a donc une forte probabilité que nous ayons des enfants SS. La seconde sur laquelle je ne porterai pas un jugement, ce sont ses parents qui n’ont pas voulu de moi. Elle est d’une famille royale très riche aussi et ses parents, à l’époque l’ont déjà promis à un prince. Affaire de royauté oblige.
Hormis ces deux, toutes les autres s’intéressent beaucoup plus à l’intérêt, par ma situation d’enfant de riche qu’à ma personne. Elles sont assoiffées de gain facile; demandant des choses exagérées et malgré tout ce que je leur fais, elles se retournent toujours vers d’autres hommes. C’est en réalité le problème du gain facile. Certaines femmes s’imaginent qu’en accumulant un tas d’hommes, elles pourront collecter de part et d’autre plusieurs revenus. J’ai donc essuyé bien de déception, de blessure et de douleur. Après la dernière déception de l’époque, mes parents ont accepté ma décision d’aller en Europe. J’ai pensé que cela allait me changer les idées, que je vais trouver une femme qui sera mieux que celles que j’ai connues ici au Bénin.
Après deux ans en Europe sans pour autant avoir une vraie relation, ma mère, inquiète du fait que je n’arrive pas à me caser, n’arrive plus à se tenir tranquille. Elle se rapproche donc d’un monsieur qui fait les consultations de fâ. Je ne m’y connais pas vraiment côté tradition à part les cérémonies que nous faisons en famille. Ainsi, vers la fin de la troisième année en Europe, je reviens au pays sur insistance de ma mère. Un jeudi très tôt le matin, nous sommes allées dans un village de la commune de Ouidah dont j’ai oublié le nom. Le monsieur, la quarantaine environ, avec des scarifications un peu partout sur le corps nous accueille. Il parle couramment le français ; ce qui m’a surpris. Il nous fait comprendre qu’il a fréquenté et qu’il a même eu le BAC. Mais l’année où il devra aller au campus, son père meurt. C’est au cours des cérémonies de ce dernier que le fâ dont il est le maître aujourd’hui, l’a choisi pour hériter du trône de son père qui fut un très grand féticheur. Il n’a eu d’autres choix que de respecter la tradition. Nous avons longuement échangé. Ma mère lui a fait comprendre sa grande inquiétude face à ma situation de célibataire de trente-cinq ans. Le monsieur apprête le nécessaire et nous invite à entrer dans une petite case ; c’est le lieu de la consultation. C’est une pièce simple sans décoration exagérée comme on voit chez certains pratiquants occultes. Un petit tabouret destiné au consultant est posé devant un étale couvert de popeline blanche. En face du tabouret, il y a un banc sur lequel il nous invite, ma mère et moi, à nous asseoir. Une fois assis, il lève sa tête sans chevelure et me regarde longuement. Il saisit une clochette et se met à invoquer devant l’étale différentes sortes de divinités jusqu’à plonger dans une chanson dont je ne comprends rien.
Il finit par soulever la popeline blanche, saisit deux noix de ADJIKOUIN et les remit à ma mère. Cette dernière saisit les deux noix, ajoute un billet neuf de cinq mille et se met à chuchoter dessus je ne sais quoi. Seulement, je perçois dans son chuchotement : mon fils Fidèle ». Elle finit et remet les noix et le billet au monsieur. Il couve encore tout son arsenal. Encore quelques incantations et il enlève la popeline blanche et saisit la chaînette de consultation qu’on appelle chez nous « akplè ». Quand il jette enfin la chaînette, il sourit, soulève son regard vers nous et nous dit de remercier les mânes des ancêtres.
Le problème qui vous a conduit ici aura un très bon dénouement. Sauf qu’il faudra faire preuve de sagesse.
Ma mère sourit aussi en se frottant les mains. Elle explique plus clairement la situation au monsieur. Il interprète les signes qu’il a tracés sur un bout de carton et finit par nous laisser comprendre qu’il y a un sacrifice à faire. Rien de compliqué. Juste des dons à faire dans un lieu que j’aurai choisi : soit une église, une mosquée, un hôpital, un orphelinat bref j’ai le choix. Mais il précise que si c’est un repas que je vais offrir, il ne doit pas être préparé avec de l’huile rouge. Sur ces précisions, ma mère et moi avons pris congés du monsieur. Il a néanmoins eu une discussion en apartheid avec ma mère qui, quand elle me rejoint dans la voiture, me rassure que je trouverais la femme de ma vie.
- Maman, comment une simple distribution de dons pourrait me faire trouver la femme de ma vie ? Avec tout ce que je fais comme don aux gens, supposez-vous que ce n’est pas assez ?
Ma mère sourit avant de me répondre :
Mon fils, il y a des choses que tu ne peux pas comprendre si tu n’as pas vécu. Sais-tu, ton père (paix à son âme !) et moi nous aimons tellement que nous n’avons pris aucune disposition avant de nous mettre ensemble. Déjà au collège, tout le monde nous appelait les mariés. L’un n’allait jamais manger sans l’autre, l’un ne rentre jamais sans avoir causé avec l’autre bien que les voies qui menaient chez nous étaient diamétralement opposées. A l’université, nous étions carrément un couple. Nous avons fait la même filière DROITS DES AFFAIRES comme tu le sais déjà. C’est d’ailleurs pourquoi ton père est le PDG et moi la DG. Tout le monde disait de nous que cette relation n’irait nulle part, qu’aucun amour aussi fortement exprimé ne perdure dans le temps. Il me dit toujours : « Fifa, tu es comme mon autre moi et quand je te regarde, je me vois. Si depuis la classe de quatrième, nous sommes toujours ensemble, c’est que plus rien ne pourra nous séparer si ce n’est la mort. »
Fidèle, n’est-ce pas qu’il a tenu parole ? Cela ne sous-entend pas que notre couple n’a pas connu de moments difficiles. Tout au début, mes parents, famille riche et très aisée ne me voulaient pas un mari comme ton père. Mais je savais que quoi qu’il se passerait, je ne le quitterai jamais. Mes parents m’ont déshérité. Pourtant, je n’ai pas fléchi. Et quand je suis tombée enceinte la première fois, ma mère m’a clandestinement donné deux millions, juste pour que je ne souffre de rien. J’ai fait asseoir ton père, mon feu mari, et je lui ai montré l’argent. Ma mère, bien qu’étant contre la relation ne m’a pas abandonné. De temps à autre, elle m’envoie des sacs de céréales : riz ; maïs ; gari ; haricot etc … , des bidons d’huile d’arachide et autres condiments. On ne manque donc pas de quoi manger. C’est ainsi que nous avons décidé de créer notre entreprise, vu que cela a toujours été notre rêve. A cette époque, nous avions déjà tous deux la licence. J’ai décidé que ton père continue ses études tout en s’occupant de notre société qui venait de naître. Avec les provisions que je reçois, j’ai pu lancer un petit commerce de vivres au quartier Vodjè. Nous avons ainsi fait notre petit bonhomme de chemin. J’ai eu ta grande sœur qui n’a pas survécu. La mère de ton père qui est devenue aussi ma mère ne m’a pas du tout abandonnée. C’est elle qui a le plus cru en notre amour. Et sans mentir, elle a fait de moi la femme que je suis devenue. Quand je n’ai pas le courage de dire quelque chose à ton père, je le dis à elle sans gêne. Elle est ma confidente et ma mère a été très fière d’elle. La rigueur de mon père a empêché ma mère d’être à mes côtés mais elle se réjouit du fait que ma belle-mère et moi soyons très complices. Cela la rassure et la met en confiance. Ta sœur est restée seulement dix jours avec nous et a rendu l’âme. Le choc a été très dur et nous en avons beaucoup souffert. La mère de ton père a été là pour nous et nous a beaucoup soutenus.
Fin de la première partie de l'histoire.
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