25/01/2026
L’adaptation en Afrique est-elle avant tout une question de financement, de planification… ou de connaissance ?
Nous avons été ravis de participer à la conférence de lancement de la 7ᵉ édition de L’Économie africaine, ouvrage de référence publié par l’ AFD - Agence Française de Développement, dans le cadre des Rencontres du Développement.
La première partie de la conférence a porté sur l’adaptation au changement climatique, autour d’un triptyque structurant : Comprendre, Planifier, Investir.
Cette session a réuni Madeleine Diouf SARR, Directrice Climat au Ministère de l’Environnement et de la Transition écologique du Sénégal, et Christophe Buffet, Chargé de recherche à l’AFD sur l’adaptation, les pertes et préjudices et l’habitabilité.
Le constat posé est clair et chiffré :
👉 les besoins de financement pour l’adaptation sont estimés à plus de 60 milliards de dollars par an en Afrique, tandis que les flux actuels restent inférieurs à 45 milliards, créant un déficit annuel structurel supérieur à 15 milliards de dollars, rappelant que les pertes et préjudices climatiques restent largement sous-évalués dans les cadres actuels de décision.
Mais ces chiffres posent une question plus profonde : que mesure-t-on réellement, et avec quelles sources de connaissance ?
C’est dans ce prolongement que l’intervention d’Edmond Totin, maître de conférences en socio-anthropologie agricole à l’Université nationale d’agriculture du Bénin, a apporté un éclairage pertinent en rappelant que les données institutionnelles, scientifiques ne suffisent pas si elles ne dialoguent pas avec les savoirs ancestraux, locaux et empiriques, souvent absents des modèles mais essentiels pour comprendre les vulnérabilités réelles des territoires.
Cette hybridation des savoirs, données, sciences humaines et connaissances locales est précisément au cœur de notre solution Companiion qui se positionne à la croisée des ressources, pour transformer la donnée en outil d’aide à la décision, intégrant à la fois indicateurs quantitatifs, contextes territoriaux et dynamiques ancestrales.
La seconde partie de la conférence a ensuite proposé une lecture macroéconomique régionale, montrant que la croissance africaine reste dynamique (autour de 4 %), mais très contrastée selon les régions et les trajectoires nationales.
Les cas de l’Égypte, de l’Éthiopie et de la Côte d’Ivoire ont illustré des enjeux clés de stabilisation macroéconomique, de dette publique et de diversification économique, dans un contexte de forte pression démographique l’Afrique devant passer d’environ 1,5 milliard d’habitants aujourd’hui à près de 2,5 milliards en 2050.