15/08/2025
L’histoire entre le Bénin et le Gabon, qui défraie la chronique ces trois derniers jours, prend une ampleur inquiétante.
Des signaux alarmants de xénophobie se manifestent chez certains Gabonais à l’encontre des Béninois vivant au Gabon depuis des années.
Pour ma part, j’ai connu deux Gabonaises : l’une était amie avec ma sœur, l’autre était ma voisine. Ces deux jeunes femmes m’avaient donné envie de voyager dans leur pays, tant elles étaient de belles âmes.
Elles étaient venues au Bénin pour leurs études et, à aucun moment, personne ne s’est plaint d’elles ni n’a tenu de propos xénophobes à leur encontre.
Les inimitiés entre le Bénin et le Gabon ne datent pas d’hier. On se souvient tous du coup d’État manqué de 1977, dont la terre gabonaise avait servi de base arrière pour la préparation, ainsi que du sommet de l’UA de 1978 où le président Mathieu Kérékou a failli en venir aux mains avec le président gabonais Omar Bongo, ce dernier ayant dû quitter la session avant la fin.
Le panafricanisme doit être au cœur de l’esprit de chaque Africain : chacun doit se sentir chez lui n’importe où sur le continent, autrement nous ne réussirons jamais l’intégration africaine.
On peut tout reprocher au Béninois, mais certainement pas sa capacité à se surpasser et à être résilient.
Béninois et fier panafricaniste sans faille.