07/13/2026
Kamerfoot l’avait écrit le 7 janvier 2026. Quelques mois plus t**d, l’actualité des réseaux sociaux donne une résonance particulière à cet article.
Au moment où certains influenceurs, enrôlés dans des guerres de clans, multiplient attaques, règlements de comptes et révélations embarrassantes, il est utile de relire ce que nous écrivions déjà sur le fonctionnement des mercenaires du web.
À l’époque, Kamerfoot alertait sur un phénomène dangereux : l’utilisation de profils numériques pour mener des campagnes de déstabilisation contre Samuel Eto’o, président de la Fecafoot, mais aussi contre plusieurs personnalités de l’État soupçonnées, à tort, de ne pas s’aligner sur l’agenda de ses pourfendeurs.
Aujourd’hui, les faits semblent confirmer une évidence : ceux qui financent la haine en ligne prennent toujours le risque d’être un jour exposés par ceux-là mêmes qu’ils ont utilisés.
Nous republions ci-dessous, pour mémoire, notre article du 7 janvier 2026.
LE DOSSIER DE LA REDACTION
Le coup de tonnerre : un mercenaire dévoile ses commanditaires anti-Eto’o !
QUAND LE SALE BOULOT DES POURFENDEURS DE SAMUEL ETO’O SE RETOURNE CONTRE EUX
Il n’est plus besoin d’en faire un mystère : Samuel Eto’o, président de la Fédération camerounaise de football, est la cible d’une véritable chasse à l’homme depuis plus de quatre ans. Une opération méthodique, financée et encouragée par certaines personnalités solidement installées au sommet de l’État, qui ont fait de la déstabilisation de l’icône du football camerounais un projet à part entière.
Les stratagèmes sont connus :
mensonges savamment orchestrés, campagnes de désinformation, manipulations financées à coups de billets de banque, et surtout le recrutement d’une armée de lanceurs d’alertes spécialisés dans l’affabulation numérique. Une cyber-milice dont la mission dépasse désormais la seule personne d’Eto’o : elle s’étend à tous ceux qui lui sont proches, coupables à leurs yeux de loyauté ou de simple sympathie.
Dans leur viseur, on retrouve tour à tour :
– le ministre directeur du Cabinet civil,
– le ministre des Finances,
– le ministre de l’Administration territoriale,
– et plus récemment, le ministre directeur adjoint du Cabinet civil.
Tous ont subi, à des degrés divers, un lynchage numérique organisé, financé par des réseaux solidement ancrés dans le sérail et obsédés par l’idée de briser tout soutien institutionnel à la Fecafoot et à son président.
Mais cette fois, le scénario a dérapé.
Après la victoire du Cameroun contre l’Afrique du Sud le 4 janvier dernier, Samuel Eto’o a publiquement célébré Osvald Baboke sur ses réseaux sociaux. Une publication qui a immédiatement déclenché une nouvelle offensive contre le DCCA. Sauf que le mécanisme habituel s’est grippé :
le financier de l’ombre — celui qui sert de prête-nom, de bouclier
Quelques mois après cette publication, notre analyse reste malheureusement d’actualité.
Les réseaux sociaux camerounais montrent une fois de plus que les influenceurs utilisés comme armes de guerre par certains clans ne sont fidèles à personne. Ils servent une cause tant que la mangeoire est pleine. Dès que les intérêts changent ou que les promesses ne sont plus tenues, les alliances explosent et les secrets commencent à sortir.
C’est pourquoi Kamerfoot continuera de dénoncer ces méthodes. Le débat public mérite mieux que les campagnes de manipulation, les règlements de comptes déguisés en révélations et les attaques commandées depuis l’ombre.
Le sale boulot numérique finit toujours par rattraper ses commanditaires.et de distributeur habituel — n’a pas réglé la facture du bashing commandé.
Résultat : le principal lanceur d’alerte impliqué est entré dans une colère noire.
Dans une mise en garde inattendue, il a exposé son partenaire de crimes en publiant son contact 699 61 31 23, et a menacé de rendre publics toutes les conversations, audios et preuves détaillant les plans visant à salir Samuel Eto’o ainsi que plusieurs hauts responsables de l’État.
La rédaction de Kamerfoot, après enquête, a pu identifier le propriétaire de ce numéro. Et ce nom — que nous gardons pour le moment — nous a littéralement sidérés. Une révélation qui illustre jusqu’où peuvent aller certains hommes de pouvoir lorsqu’ils choisissent de s’acoquiner avec des personnages sans morale, en quête de pitance quotidienne, prêts à toutes les bassesses pour survivre, quitte à piétiner l’honneur de ceux qui ont travaillé pour atteindre les sphères élevées de la République.
Le sale boulot a fini par leur exploser au visage.
Et ce n’est peut-être que le début.
RETENEZ BIEN CECI : la loyauté n’existe pas dans le monde des mercenaires du web. Et quand le paiement ne suit pas, la trahison devient leur seule arme.