05/18/2026
Ce qui nous reste du pays,
Ravagé par l'économie criminelle et l'aide publique au développement,
Par le gouvernement international haïtien,
Par des programmes humanitaires déshumanisants, détruisant nos derniers liens sociaux,
Anéantissant le travail passionné de nos agricultrices et agriculteurs,
Il faut célébrer notre drapeau,
Non pas pour ce que le pays est devenu,
Ruiné par les conflits des gangs,
L'impunité absolue des politiques,
La fabrique de la misère,
Mais pour ce à quoi nous aspirons :
Une terre vivable et vibrante,
La chaleur de nos saines conversations dans tout l'espace,
Je le réitère,
Elle est désespérante, la situation du pays,
Nous ne pouvons pas espérer une autre Haïti,
Alors, n'y pensez même pas
Sans être capables,
Par une force plus brutale que celle des gangs armés,
De les anéantir, et plus que jamais, construire un pays à l'abri de toutes les violences : sexuelles, économiques, sociales…
Célébrons fièrement notre drapeau,
Peut-être,
Le seul qui nous reste du pays !
Job PIERRE LOUIS