04/20/2026
La Terre de chez nous vient de publier un article sur mon approche et les multiples usages des micro-organismes indigènes à la ferme.
"Un kombucha forestier", j'aime bien l'image.
Un seul inoculant, produit à la ferme, applicable à presque tous les maillons de votre entreprise :
*🐄 Litière → gestion biologique du milieu d'élevage, diminution des émissions de GES et NH3
*💧 Eau d'abreuvement → soutien au microbiome intestinal
*🌱 Semences et sol → stimulation de la vie microbienne
Est-ce que c'est sécuritaire ?
Durant ma maîtrise, en collaboration avec le laboratoire d'écologie microbienne de l'IRDA, nous avons caractérisé par séquençage moléculaire la composition exacte de nos IMO.
🧫 +93 % de Lactobacillaceae — les mêmes bactéries que dans le yogourt et le kéfir
🍄 ~99 % de levures fermentaires — les mêmes que dans votre pain et votre bière. Aucune moisissure pathogène. Aucun groupe à risque.
La fermentation acidolactique (~pH 4) sélectionne naturellement les micro-organismes bénéfiques et élimine les indésirables — le même principe que la lacto-fermentation utilisée depuis des millénaires pour conserver les aliments.
Sécuritaire sur la litière. Sécuritaire comme probiotique animal. Sécuritaire en contact avec vos végétaux.
Alors pourquoi personne n'en parle ?
"C'est trop simple. Pourquoi on n'enseigne pas ça dans les écoles ?"
La réponse est simple; l'industrie n'a pas beaucoup d'argent à faire avec une méthode comme celle-là. Un inoculant produit à la ferme, à très faible coût, sans dépendre de fournisseur.
C'est une méthode paysanne, par et pour les agriculteurs et agricultrices.
Si je suis retourné aux études en 2023, c'étais pour créer un précédent et poser une base scientifique sur laquelle d'autres chercheurs pourront s'appuyer. Les micro-organismes indigènes en agriculture sont peu documentés au Québec et en Amérique du Nord.
J'ai appris que des projets de recherche sur les IMO seraient prochainement amorcés à l'Université Bishop's, à l'UQAT et à Agriculture et Agroaliemntaire Canada— sur le traitement de semences, la stabilité des inoculants dans le temps et l'impact sur le microbiote animale et la résistance aux antibiotiques.
Le terrain a de l'avance sur la recherche. Mais l'écart commence à se combler et et je suis fier d'avoir contribué à démarrer la locomotive de ce petit train qui ira, selon moi, très loin.
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