02/13/2026
Le travail salarié vole les années sans qu’on s’en rende compte.
La chose la plus dure dans cette vie, c’est parfois d’être employé…
Comme retenu de huit heures du matin jusqu’à seize heures trente,
pendant que la vie, la vraie, passe dehors sans t’attendre.
Des moments simples, beaux, spontanés,
que tu ne verras jamais parce que tu es derrière un bureau,
dans une routine qui se répète encore et encore.
Les jours deviennent des semaines,
les semaines deviennent des années,
et toute une vie s’écoule dans cette boucle silencieuse.
Tu ne peux t’absenter qu’avec permission,
te reposer qu’avec autorisation,
et même malade, on te demande des preuves.
Comme si la fatigue, le stress et l’usure
n’étaient pas déjà visibles sur ton visage.
Tu perds les matins tranquilles,
tu perds une partie de ta jeunesse,
tu cours contre l’horloge fixée par d’autres.
Toujours pressé d’arriver à l’heure,
toujours sous pression,
à avaler du stress et à calmer tes nerfs.
Tu attends une augmentation,
une promotion,
une reconnaissance qui tarde à venir.
Tu espères que les années investies
auront un jour un sens.
Et puis un jour, après avoir donné
la plus grande partie de ta vie à ce rythme,
on te libère…
On appelle cela la retraite.
On te félicite, on te remet un petit cadeau,
quelques mots polis,
comme un résumé de toute une vie consacrée.
Tu rentres chez toi, en silence.
Et le lendemain matin,
tu réalises que le temps est passé trop vite.
Les enfants ont grandi,
la maison a changé,
et les cheveux ont blanchi sans que tu t’en aperçoives.
Tu regardes ta vie et tu te demandes :
quand est-ce que tout cela est arrivé ?
Et c’est là que tu comprends, doucement,
que le salaire stable peut être un confort…
mais que le temps, lui, est la vraie richesse