06/05/2026
Nous sommes le 15 octobre 1987, à Ouagadougou, au Burkina Faso. 🇧🇫
Il est un peu plus de 16 heures.
Thomas Sankara, 37 ans, président de la République, arrive au Conseil de l’Entente pour une réunion ordinaire du gouvernement.
Vêtu de sa tenue militaire et de son célèbre béret rouge, il descend de voiture.
Quelques instants plus t**d, des tirs éclatent.
Sankara et douze de ses plus proches collaborateurs sont abattus dans la cour. ☠️
Le capitaine Thomas Sankara, l’homme qui voulait libérer l’Afrique, meurt sous les balles de ses propres soldats.
Celui qui a ordonné l’assassinat n’est autre que son meilleur ami et numéro deux du régime : Blaise Compaoré.
Les deux hommes étaient inséparables depuis des années. Ils avaient fait ensemble la révolution de 1983. Sankara avait même nommé Compaoré à des postes clés, le considérant comme un frère.
Pourquoi ce meurtre ? 🤔
Eh bien, Sankara était devenu trop gênant.
Son discours anti-impérialiste, son refus de la dette extérieure, sa volonté d’autosuffisance alimentaire, son combat contre la corruption et ses positions très dures contre la France et la Côte d’Ivoire avaient créé de puissants ennemis, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays.
Compaoré, plus pragmatique et proche des intérêts français, a choisi le pouvoir.
Après l’assassinat, Blaise Compaoré prend immédiatement le contrôle du pays. Il renverse la révolution, rétablit des relations plus étroites avec la France et reste au pouvoir pendant 27 ans, jusqu’en 2014. 😯
Pendant très longtemps, l’assassinat de Sankara est resté entouré de mensonges officiels. Ce n’est qu’en 2021, après la chute de Compaoré, qu’un procès historique a eu lieu.
En avril 2022, Blaise Compaoré a été condamné par contumace à la prison à perpétuité.
Aujourd’hui, Thomas Sankara reste un symbole immense en Afrique. Surnommé le "Che Guevara africain", il incarne pour beaucoup l’espoir d’une Afrique libre, indépendante et digne. Son héritage continue d’inspirer des millions