15/05/2026
5 Phrases prononcées par ces femmes micro entrepreneurs en cette période appelée de « guerre » à l’Est du Pays .
Pourquoi on attend toujours parler de l’Est de la RDC et on n’attend pas le Nord ou le Sud de la RDC…. Comme si ces autres parties du Pays n’existaient pas. Qu’est-ce qu’il y a de si particulier à l’Est du Pays ?
Nous qui avons l’expérience de l’Est, nous avons vu des réalités, au point que ceux qui vivent au reste du pays, après tout ce qu’ils entendent, se demandent : « comment quelqu’un peut-il vivre là ? »
Dans le langage courant, lorsqu’on parle de « l’Est de la RDC », les provinces les plus citées dans le contexte sécuritaire et économique sont surtout le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et l’Ituri.
Et parler aujourd’hui de ces parties du pays sous entends la peur, la guerre, la crise économique et financière, etc. … La bonne nouvelle ce que « aujourd’hui ne sera pas demain, bien entendu » et que demain pour en parler, ça sera la vie, la paix, la prospérité économique et financière, etc. ….
J’ai beaucoup fréquenté Goma et Bukavu durant ces périodes appelées de « guerre » ; auprès de ces femmes micros entrepreneures, j’ai entendu des phrases qui se répètent souvent chez la plupart d’elles.
Ces phrases sont telles que :
1. « Bata enda siku gani » ?
2. « Habata endaka aba »
3. « Depuis vita, siuzishake tena , ii vita ilishaka uwa bitu yote »
4. « Ba papa habakuwake tena na ma kazi depuis vita »
5. « Benye balikuwaka na ma kazi balishaka enda Bote » ; etc.
En swahili de l’Est, pour moi, je les écoute avec une oreille économique tout simplement. …. Et c’est un signal fort que le niveau d’activité a considérablement baissé à l’Est du Pays. ….
Malgré cette baisse du niveau d’activité économique, il y a des femmes qui se battent chaque jour pour survivre. La guerre détruit silencieusement les petites activités qui faisaient vivre des milliers de familles à l’Est de la RDC. Pourtant, ces femmes continuent de se lever avec courage et dignité. Elles méritent plus que notre compassion : elles ont besoin de paix, d’accompagnement et d’opportunités réelles pour reconstruire leurs activités. Soutenir les micro-entrepreneures de l’Est, c’est participer à la reconstruction économique et humaine de toute une région.