15/01/2026
En RDC , l’on observe la prolifération de groupes de jeunes communément appelés kulunas, livrés au banditisme urbain, au vol et aux agressions de leurs propres frères et sœurs. Ces actes criminels, attentatoires à la sécurité publique et à la dignité humaine, ne diffèrent en rien, sur le plan moral et social, des exactions perpétrées par les groupes armés qui endeuillent l’Est du pays.
Ce qui suscite toutefois une indignation encore plus profonde sous le régime actuel, c’est le traitement réservé aux jeunes citoyens conscients, engagés et animés par un esprit républicain. Ces derniers, dont l’action s’inscrit dans une démarche civique et constitutionnelle de dénonciation des antivaleurs, de la mauvaise gouvernance et des dérives institutionnelles, font l’objet d’arrestations arbitraires, de tortures, d’enlèvements et d’autres violations graves des droits fondamentaux garantis par la Constitution et les instruments juridiques internationaux ratifiés par notre pays.
Il est impératif de rappeler que l’opposition politique n’est ni un luxe, ni un privilège accordé à quelques-uns, mais bien une charge publique, un devoir civique et une responsabilité historique dans toute démocratie digne de ce nom. Elle constitue un pilier essentiel de l’État de droit, un mécanisme de contrôle de l’action publique et un vecteur indispensable à la construction d’une nation forte, juste et souveraine.
La République démocratique du Congo appartient à l’ensemble de ses citoyens, sans distinction. Nul n’a le droit, au nom d’intérêts partisans ou personnels, d’entraver une démarche démocratique légitime visant la sauvegarde de l’intérêt général et la garantie de l’avenir de notre pays. Toute tentative de répression de l’expression politique pacifique constitue une atteinte grave aux principes démocratiques, à la légalité constitutionnelle et à la souverainete nationale
Liberté pour les prisonniers politiques ✊🏿
Dan Baelongandi bankeke cadre alliance pour le changement 🐝🇨🇩