22/01/2026
L’écriture devrait servir à louer la vie.
Raconter nos prouesses, nos moments.
Parfois même, co-écrire, parce que chacun ne tient qu’un bout de l’histoire.
J’en ai marre de faire des lettres qui ne célèbrent plus que nos absences.
Présenter mes condoléances aux Bawuta reviendrait à me les présenter à moi-même.
Oui, nous ne sommes pas une famille ordinaire.
Nous sommes des hybrides, presque incestueux, consanguins, par la musique, le secteur (Brukin), les nuits, les scènes, la rue, les voyages et les rêves.
Kash, frangin,
tu as terminé “l’année” sur une scène, et tu as commencé celle-ci en nous quittant, un 17 janvier. Bravo, l’artiste.
D’un petit groupe, nous sommes en passe de devenir un orchestre dans l’au-delà.
Alors voilà le plan, pour une fois, merci de ne pas me contredire.
Toi, Docta Kash, en lead rap.
Rin-K, fille maison, aux backs et aux couplets
de ceux qui sont encore absents.
Jhon Jamming, aka Idi Amin Ndongala Mfumu Sabata,
en lead chant, guitare en main, pour donner le ton.
Epiaka Claude Rokafela et Denzel Lanku,
2eme voix, chorus, outfit et quelques pas de danse, pcq même là-bas, on ne sait pas faire sans.
DJ Patrick Baka aux platines.
Et si le mastering de l’instru ne cogne pas assez fort,
dis à Blaise Esabe, fils maison de Bebson,
de prendre la batterie.
Il connaît par cœur l’architecture de nos snares et kicks.
Bass Tony, l’As de l’image,
à la caméra et à la post-prod vidéo.
Avec Jedou Kabuya à la lumière et Jospit en contre-jour, bien placé.
Pour manager tout ça,
appelle mon boy Onz Joe Onzaya, insiste que c’est de ma part.
Rien qu’avec ça,
la vie regrettera d’avoir laissé la mort vous prendre si tôt.
Merci, Docta Kash.
Merci, frangin.
Entre nous, Esto et Rocky, ton absence crée un vide équivalent au poids que la vie inflige.
Et maintenant que j’y pense…
c’est vrai, il était peut-être temps que tu quittes cette enveloppe.
On dirait qu’elle ne t’a jamais vraiment mérité.
Yo man, juste avant de terminer,
tu vois que je n’ai rien dit de l’hôtel Ndongui à Brazzaville,
ni de l’épisode de Libreville,
encore moins de ce concert à la Présidence où JCK fut le manager dédié…
Ça restera entre nous.
Jusqu’au livre.
Pour nous, tu as fait ta part.
Juste ce qu’il fallait.
Va, frangin.
Tu es libre maintenant.