Cabinet d'Expertise Cybernétique et Yield Lubamba

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Dirigé par Darell NGOYI MALANGU, CECYL fournit des solutions sur mesure aux particuliers et organisations, alliant innovation, accompagnement de proximité et expertise.

Réflexion critique sur la construction d’universités à Mbujimayi et Kananga : nécessité ou priorité mal orientée ?Par : ...
26/04/2026

Réflexion critique sur la construction d’universités à Mbujimayi et Kananga : nécessité ou priorité mal orientée ?
Par : Assistant DARELL NGOYI MALANGU, Economiste Pionnier Intégré, basé à Mwene Ditu dans la province de Lomami.

Le débat suscité par la prise de position de Jean-Marc Kabunda autour de la construction d’universités à Mbujimayi et à Kananga met en lumière une problématique fondamentale du développement en République Démocratique du Congo : celle de la hiérarchisation des priorités publiques dans un contexte de ressources limitées.

D’emblée, il convient de poser une distinction essentielle : la construction d’universités est une nécessité stratégique, mais non une priorité immédiate dans le contexte socio-économique actuel du Grand Kasaï.

1. Université : un symbole souvent mal compris

Dans l’imaginaire collectif, l’université est perçue comme un ensemble d’infrastructures modernes. Pourtant, les grandes institutions académiques mondiales ne tirent pas leur prestige de leurs bâtiments, mais de :

la qualité de leurs productions scientifiques,

la pertinence de leurs recherches,

et leur capacité à impacter la société.

Autrement dit, une université est d’abord un écosystème intellectuel avant d’être un patrimoine immobilier.

De plus, dans de nombreux pays, les universités de renom ont été développées grâce à :

des fondations privées,

des partenariats public-privé,

ou encore des financements issus de la recherche et de l’innovation,

et non exclusivement par l’argent du contribuable.

2. Le paradoxe éducatif du Grand Kasaï

Le Grand Kasaï présente une réalité paradoxale :

Une grande partie de ceux qui créent de la valeur économique n’ont pas nécessairement fait des études universitaires.

À l’inverse, une proportion significative de diplômés universitaires peine à transformer leur savoir en opportunités économiques concrètes.

Ce constat pose une question fondamentale :
À quoi sert une université si elle ne produit pas de solutions adaptées à son environnement ?

3. La hiérarchie logique du système éducatif

Un système éducatif solide repose sur une base cohérente :

1. Enseignement primaire → fondement des compétences de base

2. Enseignement secondaire et professionnel → orientation et acquisition de compétences pratiques

3. Enseignement supérieur et universitaire → spécialisation et innovation

Dans le contexte du Kasaï, cette pyramide est déséquilibrée :

insuffisance d’écoles bien équipées,

manque d’encadrement pédagogique,

quasi-absence de formation professionnelle adaptée au marché local.

Construire des universités sans consolider ces bases revient à ériger un toit sans fondations solides.

4. Universités existantes : un potentiel sous-exploité

Des institutions comme l’Université Officielle de Mbujimayi existent déjà. Leur problème principal n’est pas leur inexistence, mais :

le manque d’infrastructures adéquates,

l’insuffisance de moyens logistiques,

la faible attractivité académique et sociale.

Même après certaines initiatives de modernisation, un constat persiste :
les étudiants kasaïens continuent de migrer vers d’autres pôles universitaires comme :

Kinshasa

Lubumbashi

Goma

Kisangani

Ce phénomène révèle une réalité plus profonde :
ce n’est pas seulement l’université qui fait défaut, mais l’environnement global de vie et de travail.

5. Le problème structurel : un écosystème économique fragile

L’absence d’attractivité du Grand Kasaï repose sur plusieurs facteurs :

infrastructures routières déficientes,

faible accès à l’électricité et à l’eau,

manque d’opportunités entrepreneuriales,

tissu économique peu dynamique.

Dans ces conditions, même un diplômé de haut niveau se retrouve :

soit au chômage,

soit en situation de sous-emploi.

Cela conduit à une conclusion claire :
former sans créer d’opportunités revient à produire du chômage qualifié.

6. La question du comportement des élites

Un élément souvent évité dans le débat mérite pourtant d’être posé avec lucidité :

> Les décideurs publics et les élites locales n’inscrivent pas leurs propres enfants dans les universités de leur région.

Ce choix traduit un manque de confiance implicite dans le système local.
Or, aucune réforme éducative ne peut réussir sans exemplarité des élites.

7. Réorienter les priorités : une approche pragmatique

Dans un contexte de rareté des ressources, les choix doivent être stratégiques.

Face à l’alternative suivante :

construire des universités ultramodernes,

ou investir dans des infrastructures structurantes,

le choix rationnel, dans l’état actuel, s’oriente vers :

les routes de desserte agricole,

les infrastructures énergétiques,

les systèmes d’appui à l’entrepreneuriat,

la formation technique et professionnelle.

Pourquoi ?
Parce que ces investissements :

stimulent directement la production,

créent des emplois,

et posent les bases d’un écosystème capable, à terme, de soutenir une université performante.

8. Vers une vision intégrée du développement

L’université doit être pensée non comme un point de départ, mais comme un aboutissement d’un processus de développement.

Une approche plus efficace consisterait à :

renforcer les institutions existantes,

développer des pôles de formation professionnelle spécialisés (agriculture, mines, numérique),

encourager la recherche appliquée aux réalités locales,

créer des liens entre université et secteur productif.

Conclusion

La position de Jean-Marc Kabunda trouve un écho dans une analyse pragmatique du contexte du Grand Kasaï.

Construire des universités est nécessaire.
Mais en faire une priorité absolue, sans résoudre les problèmes structurels de base, relève davantage d’une logique symbolique que d’une stratégie de développement.

En définitive, la vraie question n’est pas :

> « Faut-il construire des universités ? »

mais plutôt :

> « Dans quel ordre et dans quel écosystème ces universités pourront-elles réellement produire de la valeur ? »

Et à cette question, la réponse semble claire :
sans routes, sans énergie, sans tissu économique, même la plus belle université risque de n’être qu’un monument silencieux.

26/04/2026

Réflexion critique sur la construction d’universités à Mbujimayi et Kananga : nécessité ou priorité mal orientée ?
Par : Assistant DARELL NGOYI MALANGU, Economiste Pionnier Intégré, basé à Mwene Ditu dans la province de Lomami.

Le débat suscité par la prise de position de Jean-Marc Kabunda autour de la construction d’universités à Mbujimayi et à Kananga met en lumière une problématique fondamentale du développement en République Démocratique du Congo : celle de la hiérarchisation des priorités publiques dans un contexte de ressources limitées.

D’emblée, il convient de poser une distinction essentielle : la construction d’universités est une nécessité stratégique, mais non une priorité immédiate dans le contexte socio-économique actuel du Grand Kasaï.

1. Université : un symbole souvent mal compris

Dans l’imaginaire collectif, l’université est perçue comme un ensemble d’infrastructures modernes. Pourtant, les grandes institutions académiques mondiales ne tirent pas leur prestige de leurs bâtiments, mais de :

la qualité de leurs productions scientifiques,

la pertinence de leurs recherches,

et leur capacité à impacter la société.

Autrement dit, une université est d’abord un écosystème intellectuel avant d’être un patrimoine immobilier.

De plus, dans de nombreux pays, les universités de renom ont été développées grâce à :

des fondations privées,

des partenariats public-privé,

ou encore des financements issus de la recherche et de l’innovation,

et non exclusivement par l’argent du contribuable.

2. Le paradoxe éducatif du Grand Kasaï

Le Grand Kasaï présente une réalité paradoxale :

Une grande partie de ceux qui créent de la valeur économique n’ont pas nécessairement fait des études universitaires.

À l’inverse, une proportion significative de diplômés universitaires peine à transformer leur savoir en opportunités économiques concrètes.

Ce constat pose une question fondamentale :
À quoi sert une université si elle ne produit pas de solutions adaptées à son environnement ?

3. La hiérarchie logique du système éducatif

Un système éducatif solide repose sur une base cohérente :

1. Enseignement primaire → fondement des compétences de base

2. Enseignement secondaire et professionnel → orientation et acquisition de compétences pratiques

3. Enseignement supérieur et universitaire → spécialisation et innovation

Dans le contexte du Kasaï, cette pyramide est déséquilibrée :

insuffisance d’écoles bien équipées,

manque d’encadrement pédagogique,

quasi-absence de formation professionnelle adaptée au marché local.

Construire des universités sans consolider ces bases revient à ériger un toit sans fondations solides.

4. Universités existantes : un potentiel sous-exploité

Des institutions comme l’Université Officielle de Mbujimayi existent déjà. Leur problème principal n’est pas leur inexistence, mais :

le manque d’infrastructures adéquates,

l’insuffisance de moyens logistiques,

la faible attractivité académique et sociale.

Même après certaines initiatives de modernisation, un constat persiste :
les étudiants kasaïens continuent de migrer vers d’autres pôles universitaires comme :

Kinshasa

Lubumbashi

Goma

Kisangani

Ce phénomène révèle une réalité plus profonde :
ce n’est pas seulement l’université qui fait défaut, mais l’environnement global de vie et de travail.

5. Le problème structurel : un écosystème économique fragile

L’absence d’attractivité du Grand Kasaï repose sur plusieurs facteurs :

infrastructures routières déficientes,

faible accès à l’électricité et à l’eau,

manque d’opportunités entrepreneuriales,

tissu économique peu dynamique.

Dans ces conditions, même un diplômé de haut niveau se retrouve :

soit au chômage,

soit en situation de sous-emploi.

Cela conduit à une conclusion claire :
former sans créer d’opportunités revient à produire du chômage qualifié.

6. La question du comportement des élites

Un élément souvent évité dans le débat mérite pourtant d’être posé avec lucidité :

> Les décideurs publics et les élites locales n’inscrivent pas leurs propres enfants dans les universités de leur région.

Ce choix traduit un manque de confiance implicite dans le système local.
Or, aucune réforme éducative ne peut réussir sans exemplarité des élites.

7. Réorienter les priorités : une approche pragmatique

Dans un contexte de rareté des ressources, les choix doivent être stratégiques.

Face à l’alternative suivante :

construire des universités ultramodernes,

ou investir dans des infrastructures structurantes,

le choix rationnel, dans l’état actuel, s’oriente vers :

les routes de desserte agricole,

les infrastructures énergétiques,

les systèmes d’appui à l’entrepreneuriat,

la formation technique et professionnelle.

Pourquoi ?
Parce que ces investissements :

stimulent directement la production,

créent des emplois,

et posent les bases d’un écosystème capable, à terme, de soutenir une université performante.

8. Vers une vision intégrée du développement

L’université doit être pensée non comme un point de départ, mais comme un aboutissement d’un processus de développement.

Une approche plus efficace consisterait à :

renforcer les institutions existantes,

développer des pôles de formation professionnelle spécialisés (agriculture, mines, numérique),

encourager la recherche appliquée aux réalités locales,

créer des liens entre université et secteur productif.

Conclusion

La position de Jean-Marc Kabunda trouve un écho dans une analyse pragmatique du contexte du Grand Kasaï.

Construire des universités est nécessaire.
Mais en faire une priorité absolue, sans résoudre les problèmes structurels de base, relève davantage d’une logique symbolique que d’une stratégie de développement.

En définitive, la vraie question n’est pas :

> « Faut-il construire des universités ? »

mais plutôt :

> « Dans quel ordre et dans quel écosystème ces universités pourront-elles réellement produire de la valeur ? »

Et à cette question, la réponse semble claire :
sans routes, sans énergie, sans tissu économique, même la plus belle université risque de n’être qu’un monument silencieux.

24/02/2026

_Sauts-de-mouton à Ngaba : modernisation urbaine ou fuite en avant stratégique ?_

Par Darell NGOYI MALANGU, Économiste Pionnier Intégré (EPI), spécialiste en économie industrielle et chercheur en organisation industrielle et développement socio-économique durable en Afrique noire.

La récente annonce d’un projet de construction de sauts-de-mouton au rond-point de Ngaba, à Kinshasa, pour lutter contre les embouteillages, relance une question fondamentale : quelle est la véritable priorité stratégique d’un pays en phase de reconstruction et de structuration économique ?

À première vue, l’initiative semble légitime. La congestion routière à Kinshasa est réelle, coûteuse et pénalisante. Mais à y regarder de plus près, elle révèle un débat beaucoup plus profond : devons-nous traiter les symptômes visibles de la surconcentration urbaine, ou agir sur ses causes structurelles ?

I. L’embouteillage : symptôme d’un déséquilibre territorial

Les embouteillages ne sont pas uniquement un problème d’ingénierie routière. Ils sont le résultat d’un phénomène économique classique : la centralisation excessive des opportunités.

Kinshasa concentre :

les emplois formels,

les administrations publiques,

les grandes entreprises,

les universités majeures,

les infrastructures de santé spécialisées.

Face à cette concentration, l’exode rural devient rationnel. Les populations migrent vers la capitale non par préférence, mais par nécessité économique.

Construire un saut-de-mouton revient alors à élargir un entonnoir sans réduire la pression en amont.

II. L’illusion de la solution infrastructurelle isolée

L’économie des transports a démontré le principe de la “demande induite” :
plus on augmente la capacité routière, plus on stimule l’usage de véhicules, ce qui finit par reconstituer la congestion initiale.

Ainsi, sans réforme parallèle :

du transport public,

de la planification urbaine,

de la décentralisation économique,

le saut-de-mouton risque d’être une solution temporaire à un problème permanent.

III. L’urgence stratégique : investir dans la production plutôt que dans la fluidité

La République démocratique du Congo possède l’un des plus grands potentiels agricoles au monde. Pourtant :

les routes de desserte agricole sont insuffisantes,

les producteurs peinent à écouler leurs récoltes,

les zones rurales manquent d’infrastructures sociales de base,

les jeunes fuient les villages faute d’opportunités.

Dans ce contexte, la priorité nationale devrait être :

1. Développer les routes de desserte agricole

Elles créent de la valeur réelle, réduisent les pertes post-récolte et stimulent les chaînes de valeur locales.

2. Inciter les agents publics à servir en milieu rural

Par des primes spécifiques, des logements décents et des exonérations fiscales ciblées.

3. Alléger les redevances douanières sur les intrants productifs

Machines agricoles, équipements industriels, technologies de transformation.

4. Exonérer temporairement les producteurs locaux

Afin de consolider la base productive nationale avant l’ouverture compétitive.

Ce sont là des leviers d’industrialisation rurale et de transformation structurelle.

IV. La question de la gouvernance des grands travaux

Les projets d’infrastructure lourde comportent un risque élevé :

surfacturation,

détournement,

marchés opaques,

maintenance déficiente.

Dans des économies où les institutions de contrôle sont encore en consolidation, ces projets peuvent absorber d’énormes ressources publiques avec un rendement social discutable.

Cela ne signifie pas qu’il faut renoncer aux infrastructures urbaines.
Cela signifie qu’elles doivent s’inscrire dans un plan cohérent, transparent et évalué.

V. Pour une stratégie intégrée de développement

Un pays ne se développe pas en opposant ville et campagne. Il se développe en les articulant intelligemment.

Une stratégie nationale cohérente pourrait reposer sur trois piliers :

1. Désengorgement intelligent des centres urbains

transport public structuré,

régulation du transport informel,

planification urbaine prospective.

2. Décentralisation productive

pôles agro-industriels régionaux,

zones économiques secondaires,

universités techniques hors capitale.

3. Réforme fiscale stratégique

incitations à la production nationale,

réduction des coûts logistiques,

financement structuré des PME rurales.

VI. Modernité visible ou transformation durable ?

Les infrastructures spectaculaires offrent un impact visuel immédiat. Elles rassurent l’opinion et symbolisent l’action gouvernementale.

Mais la transformation rurale, elle, est moins visible. Elle exige du temps, de la rigueur, de la planification. Elle n’offre pas toujours d’inaugurations médiatiques.

Pourtant, c’est elle qui stabilise une nation.

Conclusion : rééquilibrer pour respirer

La congestion de Ngaba n’est pas seulement un problème de circulation. Elle est le reflet d’un déséquilibre économique profond.

Si l’on veut réellement désengorger Kinshasa, il faut commencer par redonner vie aux provinces, structurer la production locale et rendre les territoires reculés économiquement viables.

Un saut-de-mouton peut fluidifier un carrefour.
Une politique industrielle territorialisée peut fluidifier un pays.

Le véritable défi n’est pas de faire circuler plus vite les véhicules dans la capitale,
mais de faire circuler la richesse sur l’ensemble du territoire.

Et c’est là que se joue l’avenir.

*CABINET D’EXPERTISE CYBERNÉTIQUE ET YIELD LUBAMBA (CECYL)*_Centre d’Assistance Service Intégré pour Entreprises et Ména...
06/11/2025

*CABINET D’EXPERTISE CYBERNÉTIQUE ET YIELD LUBAMBA (CECYL)*
_Centre d’Assistance Service Intégré pour Entreprises et Ménages_
📍 Siège : Mwene-Ditu

Chers clients et partenaires,

Le Cabinet d’Expertise Cybernétique et Yield Lubamba (CECYL) est un centre d’assistance service intégré dédié à l’appui technique, économique et numérique des entreprises et ménages.
Notre mission est d’apporter des solutions concrètes et durables pour améliorer la performance, la sécurité et le développement socio-économique de nos bénéficiaires.

🔹 Nos principaux services :

Consulting et assistance socio-économique : accompagnement des entreprises, ONG et ménages dans la gestion, la planification et l’amélioration de la rentabilité.

Assistance informatique et cybernétique : maintenance, sécurité informatique, gestion des systèmes et transformation numérique.

Incubation des diplômés, étudiants et élèves : encadrement, formation pratique et orientation professionnelle vers l’emploi et l’entrepreneuriat.

Bureautique et e-services (à la demande) : impression, saisie, numérisation, conception graphique, et autres services numériques.

Le Cabinet CECYL se positionne comme un partenaire stratégique et technologique, au service de l’innovation, de la productivité et du progrès communautaire.

📞 Contact :
ÉPI DARELL NGOYI MALANGU
Directeur des opérations
📱 Tél : 085 905 5511
📧 Email : [email protected]
📍 Localisation : Mwene-Ditu

>CECYL _L’innovation au service du développement durable_.

31/08/2025

_La Tragédie de la Pintade : Quand les Idées Meurent par Manque de Gestion_

*Par Darell Ngoyi Malangu*
Économiste Pionnier Intégré

J'ai une réflexion à partager qui, je l'espère, résonnera chez beaucoup d'entre nous, créateurs et entrepreneurs en herbe.

Dans notre belle Afrique, et particulièrement en République Démocratique du Congo, nous sommes des "pintades d'idées". Notre imagination est un sol fertile, capable de "pondre" des dizaines d'initiatives de génie. Nous sommes une génération de visionnaires, de pionniers, de rêveurs qui voient des solutions là où d'autres ne voient que des problèmes.

Mais il y a une tragédie dans cette métaphore : la pintade a une capacité extraordinaire à pondre, mais elle est incapable de couver tous ses œufs pour les faire éclore.

Combien d'entre nous ont une "semence de pintade" ? Nous avons une idée de projet par jour, une entreprise potentielle par semaine. Nous lançons un business de restauration, puis une agence de communication, puis un service de livraison… mais aucun ne survit. Chaque initiative est une étincelle brillante, mais qui s'éteint faute de feu pour la nourrir.

Nos initiatives sont comme ces œufs, pleins de potentiel, mais laissés à l'abandon. L'idée est là, l'énergie initiale aussi, mais la gestion, la discipline, la planification, le suivi et l'exécution manquent cruellement. Nous sommes des "créateurs prolifiques, mais de piètres bâtisseurs".

Le résultat ? Ce qui devrait être une "usine à idées" devient un "cimetière à projets".

Ce n'est pas une fatalité. C'est un appel à la conscience. Pour que nos idées ne meurent plus, nous devons comprendre que la gestion n’est pas un luxe, mais une nécessité absolue.

Le succès ne se mesure pas au nombre de projets lancés, mais au nombre de projets qui grandissent, qui créent de la valeur, qui emploient des gens et qui durent (pérennisent). Le monde a assez d’idées, il a besoin de plus de réalisations.

Pour faire éclore l'œuf, il faut de la chaleur, de la constance et de la discipline. Pour faire grandir une entreprise, il faut des compétences en gestion, de la rigueur financière et une persévérance inébranlable. C'est l'essence même de la "cybernétique" : la capacité à comprendre et à contrôler nos systèmes pour garantir leur succès.

Ne laissons plus nos belles idées mourir. Transformons nos cerveaux fertiles en des esprits capables de bâtir. Lançons moins de projets, mais gérons-les mieux.

Il est temps de passer de la pintade d'idées à l'entrepreneur accompli.

**Votre avis m'intéresse : Pensez-vous que la gestion est le plus grand défi pour les entrepreneurs dans notre pays ? Partageons nos expériences et nos solutions.**

Si vous voulez réaliser vos idées veuillez contacter le CABINET D'EXPERTISE CYBERNÉTIQUE ET YIELD LUBAMBA (CECYL)
Tél : *0859055511*
E-mail : [email protected]

Large diffusion svp !

21/07/2025

Réflexion sur la Valorisation de l'EntrepreneuriatPar Pasteur ÉPI DARELL NGOYI MALANGU, Économiste AntidualisteUn parent responsable, dans la conception commune, ne peut jamais encourager son fils, même bardé de diplômes, à devenir cordonnier, artisan, technicien en maintenance électronique, mécanicien, garagiste, commerçant ambulant ou, pire encore, cultivateur ou commerçant agricole.Il préfère le voir banquier, médecin-chef, coordinateur, chef de service ou de division, magistrat, avocat réputé, gouverneur, fonctionnaire de haut rang, ministre… et la liste est longue.Celui qui appartient à la première catégorie (métier manuel ou entrepreneurial) ne peut jamais solliciter une quelconque assistance familiale pour promouvoir son activité : cela serait considéré comme une honte ou une malédiction. En revanche, ceux qui appartiennent à la deuxième catégorie (fonction publique ou postes prestigieux) peuvent demander des millions, et on les leur accorde volontiers pour leur ascension professionnelle.Cette façon de croire et de voir les choses est profondément biaisée.L’entrepreneuriat est un risque social, que seules les personnes déçues par les promesses du marché de l’emploi acceptent de prendre. Souvent, les entrepreneurs sont au départ la risée de leur entourage. Mais avec le temps, ce sont eux qui deviennent des repères solides, capables d’orienter même les hauts fonctionnaires.Un entrepreneur qui réussit peut attirer l’attention des autorités nationales, influencer les politiques publiques, et rassembler autour de lui des décideurs de premier plan. Par contre, un haut fonctionnaire, même excellent dans son domaine, est souvent craint et étouffé par sa hiérarchie, et se retrouve prisonnier d’un système qui valorise plus la soumission que l’innovation.Si, dans votre famille, une personne choisit d’emprunter la voie difficile mais noble de la création d’emplois, encouragez-la. Elle fait partie de ceux qui résolvent les problèmes au lieu de les transmettre.Investissez avec elle, soutenez son activité par tous les moyens possibles, et soyez fiers de l’avoir parmi vous.— Pasteur ÉPI DARELL NGOYI MALANGUÉconomiste Antidualiste

06/06/2025

📢 SYNTHÈSE INSPIRANTE POUR NOUS TOUS, ÉTUDIANTS ET ENSEIGNANTS EN SCIENCES ÉCONOMIQUES

🎯 Thème : S’inspirer du modèle japonais pour stimuler le développement économique de la RDC

Chers collègues et futurs bâtisseurs de la RDC,
Saviez-vous que le Japon, à l’époque de son décollage économique, avait refusé d’envoyer ses jeunes étudier le droit, la politique ou l’histoire en Europe ?
À la place, il a investi dans des bourses scientifiques, envoyant sa jeunesse étudier :
🔹 l’économie,
🔹 l’agronomie,
🔹 la mécanique,
🔹 l’électronique,
🔹 l’informatique,
🔹 la médecine, etc.

🎓 Objectif : Créer une génération capable d’innover, produire, transformer et bâtir une nation indépendante.

Résultat ? Le Japon est devenu une puissance technologique et économique mondiale, respectée et autonome.

📌 Et nous, en RDC ? Nous avons une jeunesse brillante, des ressources abondantes, mais souvent mal orientées.
Les sciences économiques doivent retrouver leur place stratégique :
💼 Nous ne sommes pas de simples théoriciens.
💡 Nous sommes des créateurs de richesse, des gestionnaires du changement, des acteurs du développement local.

🛠️ Il est temps de réorienter notre formation vers les besoins réels du pays : production, innovation, gestion efficace, entrepreneuriat, etc.

📘 Un document complet a été rédigé à ce sujet. Je peux le partager ici pour ceux qui veulent aller plus loin.

Ensemble, réveillons la conscience économique de Mwene Ditu et de toute la RDC 🇨🇩 !

✍️ Darell NGOYI MALANGU
Économiste Pionnier Intégré | Promoteur du cabinet CECYL

Adresse

Avenue Aérodrome, Q. Tshibangu Mpata, C. Commune
Mwene-Ditu

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