01/06/2026
Un client vous présente une facture d'importation de 500 cartons de pièces électroniques à 78 USD pièce depuis Dubaï.
Le prix mondial constaté du même article est de 12 USD.
Savez-vous comment le qualifier, le documenter, et le déclarer ?
Après le risque crypto et le risque IA, nous abordons cette semaine la typologie de blanchiment la plus ancienne, la plus volumineuse au monde — et paradoxalement la moins maîtrisée par la profession EPNFD : le Trade-Based Money Laundering.
Le TBML n'est pas une technique exotique. C'est, selon le GAFI et l'OCDE, le canal de blanchiment le plus volumineux au monde en valeur cumulée, largement devant la crypto et le mobile money. La raison est simple : le commerce international est gigantesque, fragmenté, multi-juridictionnel, et historiquement contrôlé selon une logique douanière — pas selon une logique LBCFT.
Pour un expert-comptable, un commissaire aux comptes, un mandataire judiciaire ou un avocat en Côte d'Ivoire, ce sujet est central. Une part significative de vos clients est dans l'import-export, en lien avec le port d'Abidjan, premier port d'Afrique de l'Ouest. Vous voyez les factures. Vous les enregistrez. Vous les certifiez. Et c'est précisément à ce maillon que le contrôleur LBCFT cherchera votre dispositif.
L'Ordonnance n° 2023-875 ne dit pas « TBML » nommément. Mais le principe d'effectivité exige que cette typologie soit cartographiée et que vos procédures permettent de la détecter dans vos dossiers.
Le carrousel détaille les 7 notions à maîtriser cette semaine 👇