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Politique d’insertion des diplômés en Côte d’Ivoire. Et si on essayait le système japonais?De 2007 à 2009, Dieu m’a fait...
15/06/2022

Politique d’insertion des diplômés en Côte d’Ivoire. Et si on essayait le système japonais?

De 2007 à 2009, Dieu m’a fait l'immense grâce de bénéficier de la prestigieuse et généreuse bourse de la Fondation du Rotary pour préparer des études de Master dans les sciences de la paix et résolution des conflits ainsi que le Développement international, à l’Université internationale chrétienne, en anglais International Christian University (ICU), à Tokyo, Japon.
Ce qui m’a, tout de suite, frappé, c’est l’unicité de la culture japonaise qui sait combiner, dans la plus grande harmonie, mode de vie ancestral, traditionnel et modernité.
Toutefois, outre la culture du travail et de la discipline qui sont comme une religion pour ce peuple, ce que je n’oublierai jamais et dont je voudrais que les dirigeants africains, en général, et ivoiriens, en particulier, s’inspirent, c’est son système éducatif supérieur.
De quoi s’agit-il ?
A l’exemple d’autres systèmes scolaires du monde, les élèves japonais suivent successivement trois cycles: l’école primaire qui s’étend sur six ans (élèves de 6 à 11 ans), le collège qui dure trois ans (12-15 ans) et l’école secondaire qui dure également trois ans (16-18 ans), après quoi ils entrent à l’université.
Mais, le plus intéressant, c’est que les Japonais soutiennent que l’université forme et que l’entreprise re-forme. Qu’est-ce que cela veut dire en termes concrets?
L’université, en tant qu’institution d’enseignement supérieur, équipe les étudiants d’une série d’aptitudes, notamment celles liées à la logique, à l’analyse et au raisonnement conceptuel, nécessaires pour comprendre et s’adapter aux circonstances de la vie, y compris l’environnement professionnel.
Les implications pratiques d’une telle philosophie, c’est que, d’une part, il n’y a pas de cloisons entre les filières ou domaines de connaissances, et que, d’autre part, les étudiants qui font le cycle court de licence, obtiennent un contrat de travail à partir de la seconde d’année à l’université.
Par exemple, lorsque j’y étais, j’ai rencontré, un étudiant d’ICU, un jour à la banque, en tant qu’employé.
Quelle ne fut ma surprise, lorsque je lui ai demandé ce qu’il y faisait quand il m’informa qu’il y travaillait, alors même que je savais qu’il étudiait la linguistique à ICU!
C’est à ce moment qu’il m’apprit la manière de fonctionner du monde professionnel qui croit que l’université ne fait que former, mais que c’est à l’entreprise de re-former le primo-demandeur d’emploi, notamment aux procédures, afin de favoriser son insertion; ce qui, bien entendu, m’impressionna profondément.
En outre, soutenu par l’attitude des employeurs qui croient le système est organisé de telle sorte que les interactions entre universités et les milieux de travail, y compris salons de l’emploi, sont multipliées afin de favoriser les opportunités d’insertion professionnelle au point presque tous les étudiants ont un contrat de travail en seconde année, un an avant d’achever leur licence. Et généralement dans ce cas, ils finissent leur diplôme en mars de l’année suivante, observent un mois de repos et commencent à honorer le contrat en mai.
Je ne suis pas en train de prétendre que le Japon a atteint le plein emploi. Loin de là !
Mais, par la combinaison de ces deux approches, la plupart des étudiants japonais arrivent, non seulement, à décrocher un contrat de travail en deuxième année, mais ils ont l’unique opportunité de faire valoir leurs compétences même dans un rôle qui est aux antipodes de leur domaine de formation initiale.
En outre, et toutes choses étant par ailleurs égales, un très petit nombre d’entre eux s’inscrivent au cycle de doctorat.
Il faut, évidemment, souligner que cette amovibilité professionnelle ne sera possible que pour les domaines qui ne requièrent pas une expertise technique pointue.
Pour le reste, il est, certes, vrai que le Japon n’est pas assimilable à la Côte d’Ivoire, car pour qu’un tel système d’insertion des étudiants diplômés connaisse du succès, il faut qu’une série de facteurs soient réunis: éducation de qualité, équipements et infrastructures adéquats, motivation des enseignants et des apprenants, financement approprié.
Néanmoins, s’il est expérimenté, même sur un tout petit échantillon d’étudiants, il pourrait faire d’énormes vagues et contribuer, sinon, à résorber le chômage et l’emploi précaires des étudiants fraîchement diplômés recherchant leur premier emploi, du moins à réduire considérablement ce phénomène qui risque, à terme, de se transformer en une crise sociale majeure.

L’université serait-elle inutile en Afrique?Incapacité à s’adapter à l’évolution du monde, coûts de scolarité de plus en...
14/06/2022

L’université serait-elle inutile en Afrique?

Incapacité à s’adapter à l’évolution du monde, coûts de scolarité de plus en plus élevés, manque d’infrastructures, d’équipements et de financements adéquats, massification, conflits à répétition, tels sont quelques-uns des maux qui minent l’enseignement supérieur en Afrique, aujourd’hui. La conséquence directe de tout ceci est le manque de compétitivité, le fort taux d’inemployabilité, d’emplois précaires et de chômage des diplômés.
Cette situation qui n’a cessé de gagner de l’ampleur depuis le début des années 90 est la résultante de plusieurs facteurs dont les plus importants sont le manque d’implication des autorités gouvernementales et bailleurs de fonds dans le financement de l’éducation tertiaire. A quoi sont-ils tenus de toute manière?
Après tout, la Corée du Nord qui était, dit-on, au même niveau de développement que la Côte d’Ivoire, en 1960, lors de son accession à la souveraineté internationale, n’eut pas besoin de donner la priorité à l’enseignement supérieur pour parvenir à ce stade de développement qu’on lui connaît aujourd’hui. Elle ne fit qu’investir dans son système éducatif primaire pour amorcer son développement.
Pourtant, avec les nombreuses crises socio-politiques qui secouèrent l’Afrique, au début de 1990, l’enseignement supérieur va revenir au-devant de la scène tant nationale et internationale. C’est à ce moment que les donateurs internationaux et décideurs africains s’aperçurent de « l’importance de cet enseignement pour le développement socioéconomique ».
De ce point de vue, la communauté internationale est parvenue à la conclusion que «l’Afrique doit former des futurs dirigeants qui vont promouvoir une meilleure gouvernance et une meilleure gestion dans tous les secteurs et faciliter la mise au point de solutions novatrices aux problèmes de la société ».
Dès lors, il se dégagea « un consensus sur le fait que l’Afrique a besoin de plus de titulaires de doctorat pour développer des connaissances robustes nécessaires pour impulser son développement».
C’est ainsi que l’Union africaine et le British Council plaidèrent pour la prise en compte de l’enseignement tertiaire dans le programme de développement de l’après-2015, vu son rôle en tant que moteur du développement économique et de la prospérité.
Toutefois, un peu plus de trois décennies plus t**d, l’efficacité interne et externe de l’enseignement en Afrique laisse à désirer.
A part les universités du Cap et celle de Witwatersrand, en Afrique du Sud, qui arrivent, peut-être, à tirer leur épingle du jeu en se classant respectivement aux 109e et 212e places mondiales, le prochain rang le plus honorable qu’une université africaine puisse occuper est la 317e place avec l’Université de Stellenbosch, toujours en Afrique du Sud (https://www.adiac-congo.com/content/enseignement-superieur-top-10-des-meilleures-universites-dafrique-135023).
Et même si, en 2009, la plupart des universités francophones ont adopté le système licence, master et doctorat (LMD), en vue d’aligner les parcours de formation sur celui de leurs homologues occidentaux, il y a que les principes de base comme les infrastructures et les équipements, notamment technologiques, de cette ingénierie éducative ont peine à être respectés.
Alors, faut-il tout simplement et bonnement supprimer l’enseignement de type tertiaire dans les pays africains où les performances de cette institution sont médiocres?
Bien que plusieurs soient aisément tentés de répondre par l’affirmative à cette interrogation, la question de l’existence ou non de l’université loin d’être si simple.
En effet, accepter de supprimer le système d’enseignement supérieur revient fondamentalement à ignorer que l’université avait originellement été créée pour la recherche, le développement et l’innovation, et qui dit recherche, dit formation générale, donc elle ne saurait s’embarrasser de l’insertion professionnelle des étudiants.
Néanmoins, avec l’avancée technologique, il est peu à peu apparu que le rôle de l’université ne saurait plus se limiter à la pure production de connaissances et de transmission du savoir, mais qu’elle doit également veiller à l’accompagnement et l’insertion professionnelle de l’étudiant.
Tout compte fait, il est évident que l’université, de par son unicité dans le processus d’acquisition du savoir, est irremplaçable.
En effet, quelle structure de formation est mieux placée pour initier et former l’étudiant à la recherche, voire la pensée critique? Quelle autre institution que l’université forme à ce fameux esprit d’analyse et de synthèse si nécessaire aujourd’hui? Qui d’autre qu’un étudiant en sciences sociales pour décrypter les processus sociaux qu’impliquent les nouvelles connaissances et technologies afin d’en minimiser l’impact négatif sur les populations ?
Enfin, de par son rôle originel de favoriser l’innovation, l’Alma Mater ne demeure-t-elle pas le vivier des grands inventeurs?
Ceci étant, si on veut que l’enseignement tertiaire joue pleinement son rôle de moteur de développement pour le continent tout en contribuant à la réduction de la pauvreté, il est nécessaire d’y introduire des réformes substantielles.
D’abord, on doit se préoccuper de sa qualité. A ce propos, on pourrait gloser à souhait sur les indicateurs de ce concept, mais il faut, à minima, que les moyens mis à disposition (économiques, financiers, culturels, humains) soient non seulement suffisants, mais que le facteur humain suive naturellement.
Par exemple, il faut que les enseignants soient bien formés et surtout qu’ils soient motivés et engagés pour la tâche.
Ensuite, ce ne doit plus être une éducation éthérée, déconnectée du monde professionnel. Au contraire, elle doit être orientée carrière, c’est-à-dire toutes les stratégies et actions, à quelque niveau que ce soit doivent « assurer une expérience mémorable » pour l’étudiant sur le campus et son insertion professionnelle, le but étant de l’accompagner à trouver sa voie et à le pousser à réaliser ses rêves.
Ce double objectif ne peut, néanmoins, se réaliser sans la mise en place de centres de carrières (cellule dédiée pour un accompagnement personnalisé de l’étudiant) dont le rôle est d’aider à enrichir et approfondir l’expérience de l’étudiant sur le campus et en dehors, notamment, en l’aidant dans la définition et l’élaboration de son projet professionnel, mais en l’accompagnant de tout le long de son parcours universitaire et professionnel.

Me voici avec mes étudiants de la licence 2, sociologie, après les Travaux dirigés (TD) de leurs cours respectifs de "So...
12/06/2022

Me voici avec mes étudiants de la licence 2, sociologie, après les Travaux dirigés (TD) de leurs cours respectifs de "Sociologie des organisations" et "Les concepts fondamentaux de la sociologie contemporaine".
Depuis mon retour des Etats-Unis (2019), suite à l'obtention de la bourse d'échange, le Hubert H. Humphrey (HHH) Fellowship, j'ai résolument décidé d'intégrer l'approche du développement professionnel des étudiants dans tous mes cours.
C'est ainsi qu'après l'éclaircissement de la problématique et des principsux concepts clés, j'incite les étudiants à trouver des exemples concrets afin d'être conscients des capacités ou des compétences pratiques que ces cours leur apportent, le tout piur eux de pouvoir les valoriser dans leur parcours et dans les éventuels entretiens d'embauche. Car, c'est fondamentalement ce dont ils ont le plus besoin, in fine.

C'est encore un plaisir pour moi de partager le lien d'un de mes articles: https://www.jobrelais.com/blog/posts/etudiant...
10/06/2022

C'est encore un plaisir pour moi de partager le lien d'un de mes articles: https://www.jobrelais.com/blog/posts/etudiants-inemployables-quelle-est-la-responsabilite-des-employeurs
Je vous en souhaite une bonne lecture et attends vos commentaires!

On sait qu’en plus de ses responsabilités classiques, l’université a peu à peu opérer une mue structurelle pour mieux répondre aux défis à la fois sociaux et professionnels auxquels elle est confrontée depuis plusieurs décennies. Désormais, en plus de la recherche et l’innovation, l....

                  International Consulting aide les étudiants et les professionnels dans leur projet de formation certif...
04/06/2022


International Consulting aide les étudiants et les professionnels dans leur projet de formation certifiante pour l'acquisition de compétences transversales et transférables en vue de faciliter leur employabilité.
En outre, le cabinet se propose d'accompagner les éleves et étudiants qui veulent poursuivre leurs études aux Etats-Unis, au Canada et en France, Berlin et Athène grâce à ses partenariats avec des universités dans ces pays.
Pour plus d'informations, deux numéros: +225 0757360767/ +225 0556302280 ou le site: www.internationalconsulting-ci.com

Le cabinet de formation et de recritement international d'étudiants, International Consulting, est fier de vous informer...
03/06/2022

Le cabinet de formation et de recritement international d'étudiants, International Consulting, est fier de vous informer qu'il vient de produire un autre article sur le développement professionnel et l'employabilité des étudiants:

Enseignant-chercheur à l’Université Alassane Ouattara, Remi Kouamé OUSSOU est un expert en éducation pour la carrière et en développement professionnel, c’est-à-dire toutes les compétences et expériences que l’on fait acquérir à l’étudiant pendant qu’il est encore à l’univer...

        Chers membres du réseau, c'est encore un plaisir pour moi de partager avec vous un de mes articles sur l'importa...
31/05/2022


Chers membres du réseau, c'est encore un plaisir pour moi de partager avec vous un de mes articles sur l'importance des compétences comportementales

Les soft skills ou encore les compétences comportementales et humaines prennent de plus en plus d’ampleur dans le monde du travail, notamment dans le processus de recrutement. Dans une contribution, Kouamé Rémi Oussou, enseignant-chercheur à

Élèves, étudiants et professionnels, prenez une bonne longueur d'avance sur les autres pour votre projet d'études aux Ét...
30/05/2022

Élèves, étudiants et professionnels, prenez une bonne longueur d'avance sur les autres pour votre projet d'études aux États-Unis, au Canada et en Europe en vous faisant accompagner par International Consulting dans ses universités partenaires.
Pour plus d'informations, n'hésitez pas à nous contacter aux numéros suivants: +225 0757360767/ +225 0556302280 ou en visitant le site: www.internationalconsulting-ci.com

Mention spéciale à mes nouveaux super fans !Johnny Kra
30/05/2022

Mention spéciale à mes nouveaux super fans !

Johnny Kra

          Ce fut encore pour moi un plaisir de partager mon humble expérience en développement professionnel des étudian...
29/05/2022


Ce fut encore pour moi un plaisir de partager mon humble expérience en développement professionnel des étudiants avec les participants de l'activité organisée par AIESEC Bouaké, le samedi 28 mai, au Foyer des Jeunes de N'gattakro-Bouaké.

Employabilité des diplômés ou la détresse des entreprises en AfriqueJ’ai eu le privilège d’assister à la 3ème édition du...
25/05/2022

Employabilité des diplômés ou la détresse des entreprises en Afrique

J’ai eu le privilège d’assister à la 3ème édition du Programme «Au cœur du débat», le mardi 10 mars 2019, sur le thème: «Quelle politique pour une meilleure adéquation formation-emploi ?», une initiative conjointe des trois fondations politiques allemandes en Côte d’Ivoire: la Friedrich-Ebert-Stiftung, la Konrad-Adenauer-Stiftung et la Friedrich Naumann.
Comme le thème l’indiquait, il s’agissait pour cette rencontre de haut niveau de confronter les vues de différents acteurs politiques sur la question de l’employabilité des diplômés. Ce fut le Docteur Brice Kouassi, Secrétaire d’Etat chargé de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, qui représentait le RHDP, le préfet hors hiérarchie Gervais Coulibaly, président de CAP-UNIR pour la démocratie et le développement (CAP-UDD) et le Docteur Daouda Gba, Secrétaire exécutif du PDCI-RDA chargé de l’Insertion professionnelle et chef d’entreprise.
Au-delà des petites piques que les représentants du RHDP et du PDCI ne cessaient de se lancer tout au long du débat, il faut dire que l’événement a mis le doigt sur une problématique à la fois majeure, complexe et grandissante, l’employabilité des diplômés.
Ce qui se pose comme problème, c’est que d’un côté, les entreprises peinent à trouver la main-d’œuvre qualifiée tandis que de l’autre, les diplômés sortent, chaque année, des universités et Grandes Ecoles, par milliers, munis de leur diplôme et qui ne peuvent trouver un emploi.
Alors, les entreprises sont confrontées à une difficulté: faut-il se contenter de recruter ces diplômés en l’état quitte à les ré-former par la suite? Ou alors, il faut faire appel à la main d’œuvre étrangère?
Dans un souci de solidarité nationale, parfois, ou de responsabilité sociétale, on n’hésite pas à explorer la première option, mais alors, « qui va faire le travail de celui qui sera chargé de former la recrue?». C’est cette question que le Docteur Gba, chef d’entreprise, posa au Docteur Brice Kouassi. Car, continua-t-il: « Ce n’est pas à nous de former les diplômés, c’est la tâche et la responsabilité de l’Etat. Nous avons des factures à payer donc on veut des diplômés qui soient automatiquement opérationnels».
A ce propos, il est estimé qu’en 2009, plus d’un quart des entreprises modernes considéraient la mauvaise qualité de la main-d’œuvre comme un frein à leur compétitivité.
Toutefois, l’éventualité pour les employeurs de rechercher les profils adéquats à l’étranger n’est pas du tout exclue, même avec tout ce que cela comporte comme procédures et charges.
On sait qu’à l’origine, l’université a vu le jour pour faire la promotion de la recherche, du développement et de l’innovation, mais dans une économie sans cesse en mutation et imprévisible, il est apparu impératif que l’Alma Mater évolue et s’adapte à ce changement.
Désormais, il s’agit d’équiper les diplômés de l’enseignement tertiaire de qualifications et de compétences pratiques en phase avec celles exigées par le marché de l’emploi, ce qui leur permettra de prendre une part active dans le développement de leurs communautés.
Pour autant, cette nouvelle donne a du mal à s’imposer dans la plupart des institutions d’enseignement supérieur africaines où «…les systèmes éducatifs ont été orientés vers l’obtention d’un diplôme plutôt que vers l’acquisition de qualifications et de compétences qui favorisent une intégration réussie dans le monde du travail. », même envers et contre le nouveau système pédagogique de licence, master et doctorat (LMD) dont le maître-mot est la professionnalisation.
Pour résoudre ce paradoxe de l’inadéquation entre les compétences que les étudiants acquièrent à l’université et dans les grandes écoles et celles que les employeurs recherchent, il faut procéder à une refonte totale du système éducatif dans son ensemble par la modernisation des offres de formation de sorte à les adapter aux besoins du monde productif.
Par exemple, on sait qu’avec la transformation rapide de l’économie, « des secteurs comme la construction, la fabrication, l’économie numérique, les transports, les banques, les soins médicaux et l’ingénierie auront toujours besoin de candidats qualifiés», et qu’en faisant la promotion et en investissant continuellement dans les Sciences, Technologie, Ingénierie et Mathématiques (STEM), c’est l’assurance d’éviter de transformer les institutions d’éducation tertiaire en usines à diplômes (Diploma Mills) au lieu de contribuer à la réduction du chômage, du sous-emploi et de l’emploi précaire des diplômés.

Chers Tous, c'est un plaisir pour moi de partager une interview réalisée par le FasoPic sur la problématique du développ...
23/05/2022

Chers Tous, c'est un plaisir pour moi de partager une interview réalisée par le FasoPic sur la problématique du développement professionnel des étudiants:

Difficulté d’insertion professionnelle des diplômés : Oussou Kouamé pointe du doigt les faiblesses internes du système éducatif

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