18/04/2018
Le marché du cacao, en effervescence, attend les chiffres européens de broyage
Le cacao a le vent en poupe ! Une bonne nouvelle pour la Côte d'Ivoire et le Ghana, toute hausse des cours de la fève sur les marchés internationaux se traduisant par des points de croissance économique.
Car, comme l'a souligné en substance le Fonds monétaire international (FMI) lors de sa dernière mission à Abidjan qui s'est achevée le 5 avril, si la Côte d'Ivoire a enregistré une croissance de 7,8% en 2017, c'est bien mais c'est moins que les six années précédentes lorsque le taux caracolait au-delà des 8%. Surtout, il ne faudrait pas que la croissance baisse en-deçà des 7% ces prochaines années si le pays a l'ambition de devenir un pays émergent. Aussi la Côte d'Ivoire revoit-elle tout son système fiscal : depuis janvier, les PME ivoiriennes peuvent déclarer et payer leurs impôts en ligne, les particuliers devraient bientôt pouvoir payer les leurs avec leur téléphone portable et le FMI a appelé le gouvernement à mettre un terme aux allègements fiscaux accordés ces dernières années aux investisseurs pour les attirer après une décennie de crise. Ces mesures, entre autres, devraient contribuer à la poursuite du dynamisme économique de la Côte d'Ivoire, comme du Ghana.
Le cacao continuerait de caracoler
A priori , le cacao devrait aussi, de nouveau, jouer son rôle majeur de soutien à l'économie car ses prix semblent reprendre le chemin de la hausse. Plusieurs éléments ces jours-ci en témoignent.
Tout d'abord, la semaine dernière, les spéculateurs ont relevé leur positionnement haussier sur la place de New York à son niveau le plus élevé en près de deux ans, selon les données du gouvernement américain publiées vendredi. Ainsi, ils ont augmenté de 2 473 lots leurs positions longues -c'est-à-dire qu'ils misent sur la hausse à venir du cours du cacao, contrairement à une position courte lorsqu'on mise sur sa baisse- à 40 329 lots, le niveau le plus élevé depuis mai 2016.
L'effet a été immédiat