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24/07/2026

ON APPREND À GOUVERNER !

Nous lancerons prochainement une formation destinée aux futurs candidats aux municipales de 2028, entièrement consacrée aux exigences et aux réalités de la gouvernance locale.

ASSALE TIEMOKO ANTOINE
MAIRE DE TIASSALE.

Meilleur maire d'Afrique francophone (Kigali, Rwanda, 2024).

3e meilleur maire de Côte d’Ivoire en 2022 (Prix National d'Excellence)

2e meilleur maire de Côte d’Ivoire en 2023 (Prix National d'Excellence).

24/07/2026
24/07/2026

La politique n'est pas un commerce.

Si j'étais entré en politique pour l'argent ou les postes, il y a longtemps que j'aurais rejoint le RHDP. Les opportunités n'ont jamais manqué et certaines m'auraient assuré une tranquillité financière durable.

Mais ce n'est pas pour cela que je me suis engagé.
Si l'argent avait été ma motivation, jamais je n'aurais annoncé mon départ de la mairie de Tiassalé en 2028.

Avec le bilan qui est le mien, récompensé par deux Prix Nationaux d'Excellence me classant successivement 3ᵉ puis 2ᵉ meilleur maire de Côte d'Ivoire, j'aurais naturellement cherché à conserver ce mandat.

La confiance du peuple ne s'achète pas, elle se mérite.

Sans fausse modestie, aucun acteur politique local n'est aujourd'hui plus populaire que moi à Tiassalé et dans le département.

Cette popularité, je ne l'ai pas achetée sous forme d'argent ou de sacs de riz. Je l'ai construite, année après année, par le travail, la proximité et les résultats.

Les populations savent que les mandats qu'elles m'ont confiés ont toujours été mis au service de leurs intérêts.

Elles savent également que les combats menés depuis Tiassalé ont souvent bénéficié à toute la Côte d'Ivoire.

2028 : la fin d'une mission, le début d'un nouvel horizon.

En 2028, je quitterai la mairie de Tiassalé avec le sentiment du devoir accompli.

J'aurai démontré qu'il n'est pas nécessaire d'appartenir au parti au pouvoir pour transformer une commune ou pour avoir du bitume.

J'aurai démontré qu'on peut compter parmi les meilleurs élus du pays sans appartenir au camp présidentiel.

J'ai la conviction que le Président de la République respecte davantage ceux qui produisent des résultats avec peu de moyens que ceux qui se contentent de célébrer son nom en espérant des récompenses, sans porter de véritable vision de transformation.

J'aurai également démontré que le leadership, la vision, la maîtrise des textes, notamment ceux qui encadrent les competences des elus, la volonté politique et l'amour sincère des populations suffisent pour accomplir de grandes choses.

Ce que nous avons réalisé à Tiassalé en huit ans n'avait pas été réalisé durant les trente-deux années précédentes. C'est une réalité.

Qui parlait de Tiassalé, dix ans en arrière, avant mon élection comme maire puis comme député ?

Et depuis mon départ de l'Assemblée nationale, qui porte encore avec la même force la voix de Tiassalé sur les grandes questions nationales ?

Cocody 2028 : un nouveau défi au service des populations.

En 2028, soit je serai maire de Cocody, soit je siégerai au conseil municipal. Dans les deux cas, la gouvernance de cette commune prendra d'autres couleurs et je continuerai à servir les populations avec la même exigence, la même intégrité et la même volonté de transformation.

Si aucun mandat électif ne m'est confié, je me consacrerai pleinement à mon métier jusqu'en 2030, avec l'ambition de retourner à l'Assemblée nationale pour poursuivre la mission que je me suis fixée.

D'ici là, je resterai journaliste d'investigation et mon journal continuera de défendre les combats utiles à la nation, de défendre les droits de ceux qui n'ont pas de voix.

Le seul verdict qui traverse le temps.

En politique, le seul jugement qui compte est celui des populations.

Lorsque les citoyens estiment qu'un responsable a été à la hauteur de la confiance qu'ils lui ont accordée, alors sa mission est accomplie.

Avec humilité, je crois que le jugement que portent aujourd'hui les Ivoiriens sur mon action d'élu est globalement positif.

Car au-delà des fonctions et des titres, ce qui demeure dans l'histoire, c'est l'héritage laissé à son peuple.

Les postes passent, les honneurs s'effacent, les mandats prennent fin. Mais ce que l'on a apporté à son peuple demeure.

Et lorsqu'un homme politique a le privilège de voir cet héritage reconnu de son vivant, alors il reçoit la plus belle des récompenses : le respect et la confiance de ceux qu'il a servis.

Et j’ai le sentiment d'avoir gagné le respect d’un grand nombre d’Ivoiriens.

ASSALE TIEMOKO ANTOINE.

MAIRE DE TIASSALE

[email protected]

03/07/2026

Reconstruire la confiance… à mains levées

Le gouvernement a justifié la dissolution de la Commission électorale indépendante en s’appuyant sur les critiques de l’opposition et de la société civile, qui avaient progressivement perdu confiance dans son fonctionnement.

Le diagnostic était limpide : sans confiance, aucune institution ne peut durablement tenir.

Mais lorsqu’il s’agit de reconstruire cette confiance, la méthode change de ton.

Pour mettre sur pied le nouvel organe censé réconcilier les acteurs politiques, le gouvernement a annoncé, ce mercredi, ne pas juger utile de consulter précisément ceux dont la confiance faisait défaut.

Le choix est alors assumé : soumettre directement le projet à l’Assemblée nationale, en faisant l’économie de l’avis des plus sceptiques, comme si la confiance pouvait jaillir d’un processus administratif secret et d’un vote à main levée, soigneusement balisé.

Pourtant, le 22 juin dernier, devant ces mêmes acteurs politiques et sociaux, le Premier ministre rappelait avec insistance qu’un processus électoral sans confiance ne peut conduire qu’à des crises politiques.

Difficile, dès lors, de ne pas relever le contraste : comment affirmer une telle évidence, puis adopter, une semaine plus t**d, une démarche qui nourrit précisément le doute qu’on prétend prévenir ?

Dans l'histoire politique africaine, des exemples recents incitent pourtant a la prudence. En République démocratique du Congo, au Kenya ou encore au Nigeria, des institutions électorales établies sans consensus suffisant ont vu leur crédibilité rapidement remise en cause, entre contestations, tensions et soupçons persistants.

Partout, la même leçon s’impose : la solidité d’une institution ne tient pas seulement à ses textes, mais à la manière dont elle est conçue, partagée et acceptée.

Créer un organe électoral sans associer ceux qui doutent, c’est lui transmettre, dès sa naissance, le poids de la défiance qu’il était censé dissiper.

Au fond, la règle est simple : la confiance ne se décrète pas, elle se construit. Elle ne se vote pas, elle se partage.

Sans cela, même les institutions les mieux dessinées reposent sur des bases fragiles, parce qu’elles manquent de ce qui leur donne véritablement vie : l’adhésion.

On ne restaure pas la confiance en réduisant au silence ceux qui l’ont perdue.

Et c’est peut-être là le véritable paradoxe de la demarche du gouvernement : en voulant aller plus vite que la confiance elle-même, on finit souvent par rester exactement là où elle s’est arrêtée…et à nourrir le soupçon.

ASSALE TIEMOKO

JOURNALISTE D'INVESTIGATION.

13/06/2026

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