13/01/2022
LE SEVRAGE DES PORCELETS
Si on avait posé cette question, il y a quelques années, à des vétérinaires, des techniciens spécialisés et des producteurs de porcs, la grande majorité aurait sûrement répondu que le mieux est de sevrer à trois semaines. Cependant, la production porcine est en perpétuel changement et son évolution remet en question cette ancienne "évidence" par rapport à l'âge du sevrage.
Dans cet article j'essaierai d'expliquer pourquoi, dans beaucoup de systèmes de production, on revient à retarder l'âge du sevrage à 28 jours pour atteindre l'objectif de produire un minimum de 200 kg de poids sevré par truie productive et par an. Pour atteindre cet objectif, un élevage qui sèvre en moyenne à 3 semaines (18-23 jours) avec un poids acceptable de 6,5 kg de PV doit sevrer 30,76 porcelets/truie/an tandis que le même élevage sevrant à 28 jours (25 - 30 jours) avec un poids de 7,5 kg doit sevrer 26,66 porcelets/truie/an. Pour 27 à 30 jours (dans le cas d'un sevrage avec plus d'un jour par semaine) avec 8,0 kg on a besoin de sevrer 25 porcelets par truie par an
Le sevrage est un énorme changement pour le porcelet et un grand changement pour la truie. Tout d'abord on va analyser les changements que subissent les porcelets, ensuite ceux qui concernent les truies reproductrices et pour faire enfin une analyse économique.
Le porcelet
Les deux changements les plus importants sont essentiellement :
- le changement d'alimentation
- le stress du sevrage
Le changement d'alimentation
Le lait est l'aliment idéal pour les porcelets allaitants, il représente un apport en nutriments essentiels pour leur croissance, il leur confère une certaine immunité et stimule le développement physiologique du porcelet. Si on compare le lait avec l'aliment, on peut observer ce qui suit :
- La production du lait atteint son pic maximum vers 21 jours et reste élevée pendant les 5 semaines de lactation environ. Le sevrage à 25 - 30 jours serait avantageux.