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Pendant qu'un fondateur d'Uber rêvait de voitures volantes avec Larry Page, l'Afrique n'était même pas dans la pièceIl y...
01/09/2026

Pendant qu'un fondateur d'Uber rêvait de voitures volantes avec Larry Page, l'Afrique n'était même pas dans la pièce
Il y a plus de dix ans, une conversation entre le fondateur d'Uber et Larry Page envisageait déjà les véhicules volants comme solution aux embouteillages urbains. En 2025, la Chine homologue EHang — première entreprise eVTOL au monde à obtenir l'ensemble des certifications réglementaires, avec des vols commerciaux à Guangzhou et Hefei. Le futur qu'on imaginait en Silicon Valley est déjà opérationnel en Asie. Où était l'Afrique dans cette conversation ?
1. Le vrai constat n'est pas celui qu'on croit
La réaction facile serait de parler de "re**rd technologique". C'est une erreur de diagnostic. Le problème n'est pas que l'Afrique a raté le train de l'eVTOL — c'est qu'elle n'était pas dans la salle où la destination du train a été décidée. Il y a dix ans, pendant que Google et Uber discutaient déjà mobilité aérienne, aucun laboratoire, aucun fonds, aucune université africaine ne participait à cette conversation fondatrice.
2. Pourquoi le gap est structurel, pas technique
Verrouillage par les brevets. La quasi-totalité de la propriété intellectuelle eVTOL appartient à des acteurs chinois, américains et européens (EHang, Joby, Volocopter, Guangzhou Automobile Group). Ce n'est pas un problème d'ingénieurs, c'est un problème juridique et financier.
Absence de capital patient. Le vrai goulot d'étranglement africain n'est pas la compétence technique, c'est l'absence de capital-risque prêt à financer des paris technologiques sur 10-15 ans.
Position de consommateur, pas de producteur. Le continent reste structurellement importateur de technologie plutôt que détenteur de propriété intellectuelle — un schéma qui se répète secteur après secteur.
3. Le verdict de Penser Entreprendre
Copier la Chine sur l'eVTOL urbain serait une erreur stratégique — c'est un jeu où les règles, les brevets et vingt ans d'avance appartiennent déjà à d'autres. La vraie question n'est pas "comment rattraper la Chine", mais "quelle est la prochaine conversation fondatrice à laquelle l'Afrique doit être présente dès aujourd'hui, pas dans dix ans".
4. Combler le gap sans réinventer la roue
Choisir ses propres cas d'usage — santé rurale, logistique inter-régionale, zones enclavées : des besoins réels où le vide technologique est total, loin de la concurrence frontale avec la Chine sur l'urbain.
Licencier plutôt que réinventer — négocier des transferts technologiques avec les détenteurs de brevets, comme la Chine elle-même l'a fait dans l'automobile et le solaire avant de devenir leader.
Créer la demande avant l'offre — un cadre réglementaire clair sur l'espace aérien bas attire les acteurs étrangers en quête de terrains d'essai, comme le fait déjà le Kazakhstan avec AutoFlight.
Viser les brevets adjacents — batteries, matériaux légers, gestion du trafic aérien bas — plutôt que l'aéronef complet, où la barrière à l'entrée est immense.
Réformer l'éducation vers les compétences transférables — ingénierie électrique, IA embarquée, réglementation aérienne — plutôt que d'attendre une filière eVTOL qui n'existe pas encore sur le continent.
Le vrai re**rd n'est pas technologique. C'est un re**rd de doctrine d'investissement et de propriété intellectuelle. Tant que le continent ne finance pas sa propre R&D, il continuera à regarder les autres écrire les règles du jeu — et à découvrir le futur une décennie en re**rd.
Et vous : l'Afrique doit-elle courir après les technologies déjà brevetées ailleurs, ou investir massivement pour être présente dès la conception des prochaines ruptures technologiques ?

01/09/2026
01/09/2026

LE DISCOURS FORT DE PATRICE TALOM
Ex president Beninois

Le Cameroun a un trésor touristique. Il n'a aucun vendeur.Pendant que le Rwanda peint "Visit Rwanda" sur les maillots d'...
01/09/2026

Le Cameroun a un trésor touristique. Il n'a aucun vendeur.
Pendant que le Rwanda peint "Visit Rwanda" sur les maillots d'Arsenal et du PSG, le Cameroun laisse dormir un ministère qui pourrait générer des milliards de FCFA en devises, en investissements et en image de marque. Diagnostic d'un gâchis — et pistes pour le corriger.
1. Le constat : un potentiel gelé
Le Cameroun coche toutes les cases sur le papier : biodiversité rare (des plages de Kribi aux volcans de l'Ouest), diversité culturelle inégalée en Afrique, position géographique stratégique, et une diaspora nombreuse et influente aux États-Unis et en Europe. Pourtant, le ministère du Tourisme reste le grand absent de la stratégie de rayonnement national.
2. Pourquoi ça ne marche pas
Pas de marque pays. Aucune campagne cohérente à l'international, contrairement au Rwanda ou au Maroc, qui ont construit une identité touristique reconnaissable en quelques années.
Diaspora non activée. Des centaines de milliers de Camerounais aux USA constituent un réseau d'ambassadeurs informels — inexploité par l'État.
Sport et tourisme en vase clos. La CAN 2021 aurait dû être un tremplin commercial et touristique majeur. Elle a été traitée comme un simple événement sportif, sans capitalisation économique derrière.
Aucune représentation économique dédiée. Pas de bureau tourisme-investissement dans les ambassades camerounaises aux États-Unis — seulement de l'administratif consulaire.
Absence de storytelling. Le Ghana a fait du "Year of Return" un phénomène mondial. Le Cameroun n'a pas d'équivalent narratif.
3. Le verdict de Penser Entreprendre
Le problème n'est pas le potentiel — il est immense. Le problème n'est pas non plus l'argent — des partenariats privés existent. Le problème est une absence totale de doctrine de mise en marché. Le Cameroun possède le produit ; il n'a jamais construit le magasin.
4. Ce qu'il faudrait faire
Mobiliser la diaspora comme réseau d'ambassadeurs officiels — chambres de commerce, influenceurs, associations camerounaises-américaines.
Coupler systématiquement sport, tourisme et investissement — chaque événement international doit générer un forum investisseurs et une offre touristique packagée.
Ouvrir un bureau de représentation économique à Washington ou New York, dédié au tourisme et à l'investissement — pas à l'administratif.
Investir dans le contenu digital ciblé — LinkedIn, podcasts business africains, médias comme Forbes Africa, là où se trouvent les décideurs et la diaspora.
Cofinancer la présence internationale avec le privé — compagnies aériennes, hôtels, fintechs camerounaises ont un intérêt direct à porter cette vitrine.
Et vous : pensez-vous que le blocage vient du ministère lui-même, ou d'un manque de vision globale de l'État sur la valorisation de l'image du Cameroun ?

🇨🇲 UNE PHOTO À 30 MILLIONS DE DOLLARS QUE LE CAMEROUN A LAISSÉE DORMIRIl y a quelques années, une photo a circulé sur le...
31/08/2026

🇨🇲 UNE PHOTO À 30 MILLIONS DE DOLLARS QUE LE CAMEROUN A LAISSÉE DORMIR
Il y a quelques années, une photo a circulé sur les réseaux : Kylian Mbappé, Joakim Noah et Francis Ngannou, réunis, unis par leurs racines camerounaises. Une image virale, spontanée, gratuite.
Pendant ce temps, à 4 000 kilomètres de là, le Rwanda signait des chèques à huit chiffres pour obtenir la même exposition — en moins puissant.
Analyse d'une opportunité manquée, et de ce qu'elle a coûté.
1. CE QUE LE RWANDA A COMPRIS
Depuis 2018, le Rwanda a construit une stratégie de diplomatie sportive méthodique :
→ Arsenal — sponsor maillot depuis 2018, pour environ 13 à 14 millions de dollars par an
→ PSG — sponsor training/warm-up depuis 2019, pour environ 12,5 millions de dollars par an
→ Bayern Munich — partenariat développement et tourisme depuis 2023, pour environ 6 millions de dollars par an
→ Atlético Madrid — accord de trois ans signé en 2025, avec un volet café en plus du volet tourisme
Total : environ 32,5 millions de dollars par an, rien que pour ces partenariats — pour un pays de 13 millions d'habitants, sans diaspora sportive mondiale comparable à celle du Cameroun.
Résultat : les recettes touristiques rwandaises sont passées de 404 millions de dollars à 620 millions de dollars en quelques années, avec l'ambition affichée de doubler ce chiffre.
2. CE QUE LE CAMEROUN AVAIT DÉJÀ, GRATUITEMENT
Le Cameroun n'a jamais eu besoin de payer 30 millions de dollars pour obtenir une exposition mondiale. Il l'avait déjà, incarnée par trois hommes que le monde entier regarde :
→ Mbappé, l'un des footballeurs les plus suivis de la planète
→ Ngannou, une icône mondiale des sports de combat
→ Noah, une légende NBA reconvertie en figure culturelle
Une photo de ces trois hommes ensemble, sous une bannière "Visit Cameroon" assumée, aurait généré une exposition organique que même les millions rwandais ne peuvent pas acheter — parce que l'authenticité ne s'achète pas.
3. CE QUE CETTE INACTION A COÛTÉ
Verdict de Penser Entreprendre : ce n'est pas un manque de ressources qui a fait défaut, c'est un manque de vision institutionnelle. Le Rwanda a transformé une ligne budgétaire en stratégie d'État. Le Cameroun a laissé un capital d'image inestimable devenir un moment Twitter oublié en 48 heures.
Si l'on prend la trajectoire rwandaise comme référence — un doublement des recettes touristiques sur quelques années grâce à une exposition sportive organisée — le manque à gagner camerounais ne se compte pas seulement en millions de dollars de sponsoring économisés. Il se compte en années de re**rd dans la construction d'une marque-pays absente des radars touristiques mondiaux, alors même que le triangle Mbappé-Ngannou-Noah offrait un point de départ gratuit qu'aucun budget rwandais n'a pu reproduire.
4. CE QU'IL RESTE À FAIRE
→ Une agence de promotion touristique dotée d'un mandat clair et d'un budget dédié à la diplomatie sportive
→ Un partenariat structuré avec les figures camerounaises de la diaspora sportive mondiale — pas une photo virale ponctuelle, mais une stratégie de long terme
→ Une capitalisation sur les actifs naturels et culturels du pays, packagés pour une audience internationale déjà acquise
L'opportunité de 2021 ne reviendra pas telle quelle. Mais Mbappé, Ngannou et bien d'autres continuent de porter le nom du Cameroun dans le monde, chaque semaine, gratuitement. La question n'est plus de savoir si l'opportunité existe — elle est là, en permanence. La question est de savoir qui, au sein de l'État, a le mandat de la saisir.
Le Cameroun peut-il encore rattraper ce re**rd sans dépenser les millions du Rwanda ? Donnez votre avis en commentaire. 👇

🎂 PENSER. AGIR. RÉUSSIR. — 4 ANS DÉJÀ.Il y a 4 ans, une question simple : et si l'Afrique produisait sa propre pensée éc...
31/08/2026

🎂 PENSER. AGIR. RÉUSSIR. — 4 ANS DÉJÀ.
Il y a 4 ans, une question simple : et si l'Afrique produisait sa propre pensée économique, sans attendre qu'on la lui dicte de l'extérieur ?
Aujourd'hui, cette question est devenue une communauté de près de 10 000 personnes. Et une conviction : on ne subit pas une économie qu'on refuse de penser.
CE QUE 4 ANS NOUS ONT APPRIS
Penser — décortiquer sans complaisance : la souveraineté économique, les chaînes de valeur trahies, l'héritage institutionnel colonial, le vide du pre-seed qui étouffe nos entrepreneurs avant même qu'ils ne démarrent.
Agir — transformer chaque analyse en levier concret pour les entrepreneurs, décideurs et esprits critiques qui nous lisent chaque semaine.
Réussir — mesurer notre impact non pas en likes, mais en regards qui changent sur l'économie africaine.
VERDICT DE PENSER ENTREPRENDRE
4 ans, ce n'est pas un aboutissement. C'est une fondation. Celle d'un média qui refuse la facilité du commentaire et choisit l'exigence de l'analyse — pour que la génération qui monte les marches de l'entrepreneuriat africain (comme le rappelle si bien notre visuel du jour) trouve un terrain déjà défriché.
Les 4 prochaines années seront celles de l'approfondissement : plus de données, plus de vidéo, plus de connexion directe avec l'écosystème entrepreneurial réel — et un plaidoyer assumé pour combler le vide du pre-seed sur le continent.
MERCI
À chaque lecteur qui a partagé, commenté, contredit parfois — c'est cette exigence collective qui a construit Penser Entreprendre.
Quel est votre souhait pour les 4 prochaines années de Penser Entreprendre ? Dites-le en commentaire. 👇

🎂 4 ANS. 10 000 ESPRITS ÉVEILLÉS. UNE SEULE OBSESSION : L'AFRIQUE QUI PENSE SON ÉCONOMIE.Il y a 4 ans, Penser Entreprend...
29/08/2026

🎂 4 ANS. 10 000 ESPRITS ÉVEILLÉS. UNE SEULE OBSESSION : L'AFRIQUE QUI PENSE SON ÉCONOMIE.
Il y a 4 ans, Penser Entreprendre n'était qu'une page. Aujourd'hui, c'est une communauté de près de 10 000 entrepreneurs, décideurs et esprits critiques qui refusent de subir le récit économique de l'Afrique — et qui ont choisi de le réécrire.
Retour sur 4 ans de lucidité économique, et sur ce qui nous attend.
1. CE QUE NOUS AVONS DÉCORTIQUÉ
Depuis 2022, aucun sujet tabou n'a échappé à notre analyse :
→ La souveraineté économique africaine — au-delà des discours, les mécanismes réels de dépendance et les leviers de rupture
→ Les chaînes de valeur trahies — du coton camerounais aux matières premières exportées brutes puis rachetées transformées, nous avons chiffré le manque à gagner
→ L'héritage institutionnel colonial — comment certaines architectures administratives et monétaires continuent de freiner l'initiative économique
→ Le dividende démographique — une jeunesse nombreuse est une opportunité seulement si l'emploi, la formation et le capital suivent ; nous avons posé les vrais chiffres sur la table
→ L'exclusion financière en zone CEMAC — pourquoi des millions d'entrepreneurs restent hors du système bancaire classique, et ce que le fintech peut réellement changer
→ Les modèles de rupture économique — Deng Xiaoping, l'Inde de 1991, les restructurations post-FMI : ce que l'Afrique peut retenir sans copier bêtement
→ L'économie du football africain, masculin et féminin, comme miroir grossissant de nos inefficiences structurelles
→ La ZLECAf — son potentiel réel face à la lenteur de sa mise en œuvre
→ Le vide du pre-seed — un constat qui revient sans cesse dans nos échanges avec les entrepreneurs du continent : avant même de parler de levée de fonds, c'est le tout premier chèque, celui qui finance l'idée et le prototype, qui manque cruellement. Ce vide précoce condamne des projets viables avant qu'ils n'aient une chance de le devenir
2. NOTRE MÉTHODE N'A PAS CHANGÉ
Un accroche qui dérange. Des faits qui structurent. Un verdict qui tranche. Une question qui engage. C'est ce format — exigeant, sans complaisance — qui a construit la confiance de cette communauté. Nous ne faisons pas de l'infotainment économique. Nous faisons de l'intelligence économique accessible.
3. CE QUI CHANGE POUR LES 4 PROCHAINES ANNÉES
Verdict de Penser Entreprendre : une page Facebook, aussi puissante soit-elle, a des limites structurelles. L'intelligence économique africaine mérite une infrastructure à sa hauteur. Et tant que le pre-seed restera le maillon faible de nos écosystèmes, aucune analyse macroéconomique, aussi juste soit-elle, ne suffira à transformer une idée en entreprise.
Quatre axes d'évolution :
→ Diversification des formats — au-delà de l'écrit, la vidéo devient un pilier central pour toucher une jeunesse qui consomme différemment l'information économique
→ Approfondissement analytique — passer du décryptage ponctuel à un suivi structuré de séries de données économiques africaines, pour que Penser Entreprendre devienne une référence, pas seulement une opinion
→ Connexion à l'écosystème entrepreneurial réel — faire dialoguer l'analyse macroéconomique avec les initiatives concrètes du continent, pour que chaque publication débouche sur de l'action, pas seulement sur du débat
→ Plaidoyer pour le pre-seed — documenter, chiffrer et interpeller sur ce chaînon manquant du financement entrepreneurial africain, pour qu'il devienne un sujet de politique publique et d'initiative privée, pas seulement une frustration silencieuse
4. LE MOT DE LA FIN
4 ans, ce n'est ni un aboutissement ni un anniversaire ordinaire. C'est la preuve qu'un discours économique africain, exigeant et sans concession, trouve son public quand il est porté avec constance.
La suite s'écrit avec vous.
Quelle a été LA publication de Penser Entreprendre qui a le plus changé votre regard sur l'économie africaine ces 4 dernières années ? Dites-le en commentaire. 👇

29/08/2026

Je fête mes 4 ans chez Facebook. Merci pour votre soutien, cela ne ce serait jamais fait sans vous.🙏🤗🎉

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