19/04/2025
Voyant ma tristesse, mon époux me fit aussitôt ses affaires pour retrouver Yoan.
Allait il parvenir à me ramener mon bébé ? D’ailleurs que ressentait mon ange sans la présence d’un seul visage familier ?
Je fis un ba**er langoureux à mon époux sur le front tout en chuchotant à son oreille:
- moi: ne reviens pas sans lui !
- maître : je vais le ramener. Fais-moi confiance
Il ouvrit la porte et s’en alla. Au son du claquement de la porte, je vis mon espoir s’en aller avec lui. Au fond de moi, je savais que la riposte allait être très sanglante. Ze était le diable incarné. Il ferait tout son possible pour nous faire payer. Mais pourquoi n’avait il pas compris que je lui avais simplement rendu la monnaie de sa pièce.
Il avait affligé tellement de douleurs et de souffrances à son propre sang. Bon sang ! Nous étions tout de même les enfants de son défunt frère ! Pourquoi, pourquoi, pourquoi ? Cette question demeurera sans réponse. Peut-être bien qu’un jour, lui-même apportera des explications à sa cruauté.
Mon Yoan me manquait tellement que je fis un tour dans la chambre. J’avais besoin de sentir son odeur. Seules les mères peuvent comprendre ma douleur. Je pris contre moi l’un de ses vêtements et dans ce moment intime avec ma propre douleur, ma mère m’interrompit.
- la mère : arrête de te torturer ma fille, Yoan sera bientôt de retour parmi nous. Viens mon enfant, cette pièce ne sait qu’augmenter ton chagrin. Je t’ai coulé un bain bien chaud, prends le et essaye de dormir.
Je voulais résister mais ma mère pris le vêtement que je serais fortement contre moi. Elle le remis à sa place et m’amena dans ma chambre.
Allongée sur ce grand lit vide, je gardais soigneusement mon téléphone près de moi que je vérifiais encore et encore.
Lancée dans un monologue sans fin, je me demandais alors à moi-même : « pourquoi n’appelle t’il pas ? Et puis d’ailleurs par où va t’il commencer pour retrouver Yoan ? Verrais je encore mon fils un jour ? Et si Ze lui avait déjà fait du mal ? Noon ! Il n’oserais pas tout de même ! Ce n’est qu’un enfant, une innocente créature qui n’a rien à voir avec tous ces problèmes.
Ronger par l’impatience, je fis un appel à mon mari
- moi : as-tu déjà une piste ?
- maître : justement j’allais t’appeler pour t’en parler.
- moi: dis-moi tout
- maitre : de source très sûre, il m’a été rapporter que c’est notre femme de ménage qui a donner toutes les informations à Ze. Je suis actuellement devant son immeuble pour en entendre plus de sa propre bouche.
- moi : nooon ! Pas ça ! Je lui faisais tellement confiance ! Comment a-t-elle pu me trahir de la sorte.
J’appelle tout de suite la société qui nous l’a recommandée pour en savoir plus sur elle.
- maitre : fais le ma chérie. Il faut que j’y ailles, à tout à l’heure
Sans perdre une seule seconde, j’appelle Florent, le manager qui nous avait fortement recommandé les services de Liliane parmi la trentaine de dossier que nous avait soumis l’agence.
Et si sous mon nez, j’avais commis la première erreur ?
Je lance l’appel et mon téléphone sonne à l’autre bout du fil.
Il décroche…
- Florent : Florent placement je vous écoute
- moi : bonsoir Florent. Je vous appel au sujet d’une candidature que vous m’avez fortement recommandé il y a deux ans. Liliane vous vous en souvenez ?
- Florent : oui madame ! Liliane est l’une nos meilleurs recrû
- moi : elle travaille chez vous depuis combien d’années ?
- Florent : trois bonnes années Madame
- moi : que pouvez me dire sur elle ?
- Florent : toutes les informations à notre disposition sont consignées dans le dossier que l’agence vous a remis. Au delà de ça, je ne saurais quoi vous dire
- moi : je comprends, merci de m’avoir accordé votre temps certainement précieux.
- Florent : il n’y a pas de quoi me remercier. Si cela n’est pas indiscret, y’a t’il un soucis avec elle ?
Je pris une grande inspiration. J’étais partager entre le fait de tout lui dire et le fait de rester discret. Jusqu’ici je ne savais pas jusqu’où la traîtrise remontait. Cet homme, bien gentil et cordial restait un potentiel suspect. Et puis c’était un africain, naturalisé français mais d’origine camerounaise.
Il était donc important de ne pas oublier que Ze aurait pu avoir une aide de leur part.
Je répondis
- moi : non monsieur, nous n’avons aucun soucis avec elle. J’aurais aimé lui faire une surprise et je voulais savoir s’il n’y avait pas une mise à jour récente dans son dossier qui me mettrait sur une piste
- Florent : bah ! Nous navré madame. Tout ce que nous savons est dans le dossier.
- moi : merci et bonne fin de soirée à vous
- Florent : merci madame !
Où avais-je trouvé la force pour tenir cette conversation sans couler une seule larme. Certainement la rage que je portais désormais m’avais transformé en un monstre froid.
Je quitte ma chambre pour la salle de séjour. Ma mère prie et je lui demande avec toute ma colère :
- moi : où était ce Dieu que tu prie quand Yoan se faisait enlever ? Demande lui, s’il peut vraiment tout de me ramener mon fils.
Elle ne se tourna meme pas pour me regarder et continua comme si de rien n’était.
Exaspérée par son attitude, je me dirige vers le canapé, je m’assoie et mon téléphone sonne. J’envoie ma main sur la table, le saisi et constate qu’il s’agit de mon époux.
A-t-il enfin une bonne nouvelle à m’annoncer ? Je décroche avec précipitation.
- moi : je t’écoute
- maitre : je suis dans la mer..de. C’est très compliqué pour moi. Ma chérie, il va falloir que tu sois forte pour la suite.
- moi : de quoi parle-tu ? Dis moi que se passe t’il ?
À l’autre bout du fil, je perçois le son des cirènes
- moi : c’est quoi tout ce vacarme autour de toi ?
- maitre : je suis cerné par la police. Quelqu’un m’a dénoncé.
- moi : d’énoncer ? Qu’étais tu en train de faire ?
Pendant qu’il essayait de me répondre, j’entendis un policier dire
« Mettez vos mains en l’air monsieur »
Qu’est-il arrivé à mon époux. Pourquoi la police intervient ?
Je crie, j’hurle de toutes mes forces.
C’est quoi ce cauchemar ?
À suivre…