22/07/2026
Vous savez que j’aime vous raconter ce qui m’a marqué en séance.
C’était mardi dernier.
Ma cliente arrive perturbée. Bien avancée dans son bilan, elle est confrontée, suite à une altercation professionnelle, au fait qu’elle a du mal avec le conflit. Cette redécouverte la fait douter de tout, remettre en question ses avancées précédentes.
Face à ça, deux réflexes naturels.
Le premier : fuir. Ne chercher que des environnements sans friction, faire de cette limite un critère absolu. C’est tentant. C’est aussi une façon de se couper d’une majorité d’opportunités pour y être confronté malgré tout, probablement plus douloureusement.
Le second : corriger. Se mettre en demeure d’éradiquer cette appréhension. Une injonction de plus, sur un terrain déjà fragilisé.
Et s’il existait une troisième voie ?
Celle de reconnaître cette composante comme une information : ni défaut à corriger, ni sentence qui nous limite. Juste une partie de soi, à observer avec douceur et curiosité.
Les évolutions profondes ne se font pas par volonté pure. Elles se font en ajoutant de la conscience là où il y avait de l’automatisme. En orientant peu à peu ses actes vers ce qui compte vraiment, sans chercher à se transformer entièrement avant d’avancer.
C’est ce que j’appelle avancer en vérité.