23/03/2024
Des erreurs dans le parcours à la Kafala peuvent vous coûter un arrêt net de votre projet voire même un refus de jugement malgré l’enfant dans vos bras. Et si vous vous retrouvez en plein commencement de votre rôle parental, avec un enfant qui vous a déjà identifié comme sa figure principale d’attachement, alors là on peut estimer que c’est une vraie catastrophe.
Beaucoup de postulants à la Kafala, se lancent à l’aventure sans avoir toutes les informations indispensables pour se voir réussir le projet.
Estimant pouvoir réussir seuls/seule leur parcours, ils y vont à tâtons en prenant des informations ici et là (parfois et même souvent erronées ou obsolètes) ou même foncent tête baissée. Après tout, beaucoup y sont arrivés seuls sans soutien professionnel donc pourquoi pas ?
La Kafala n’est pas un jeu de hasard. Ce projet d’envergure vaut la peine d’être étudié sous toutes les coutures avant son lancement. Quel dommage de passer à côté de ressources clés permettant de le réussir sans embûche. Et quand l’erreur, la seule de votre parcours, a été commise, c’est souvent trop t**d pour rebrousser chemin.
Quels sont les risques principaux ?
-De vous voir refuser la tutelle de l’enfant après qu’on vous l’ait confié de manière temporaire, et que des liens d’attachement se soient tissés entre vous et l’enfant
- De vous voir refuser le visa pour l’enfant
Dans le premier cas, cela suggère un retrait de l’enfant de la part des autorités. Quelle violence pour vous n’est-ce pas ?
Et que dire de la violence infligée à l’enfant ? Une blessure d’abandon revivifiée chez lui car après ces multiples passations de bras en bras -de sa mère biologique, à l’orphelinat, puis à vous qui deviez être ses parents- et un enfant qui risque de ne jamais guérir de ses traumatismes.
Dans le second cas, le refus du visa va vous pousser à faire un recours… oui mais si au bout de plusieurs recours, cela n’aboutit pas. Que va t-il se passer ?
Vous allez devoir prendre une décision capitale pour vous seule si vous êtes célibataire ou en couple vous allez devoir décider d’une suite à donner à ce refus.
Il n’y en a pas 50. Soit vous décidez de rester vivre au Maroc et assumer la responsabilité de votre parentalité kafila. Et c’est la décision la plus protectrice pour l’enfant.
Soit alors il y a des personnes qui décident de faire annuler la Kafala. Et on se retrouve dans le même cas de figure pour l’enfant. Une blessure immense restera chez lui béante pour longtemps, voire pour toujours.
On ne cessera jamais assez de le répéter mais la Kafala n’est vraiment pas un jeu. On ne joue pas de la vie d’un enfant.
C’est de votre responsabilité que de faire en sorte d’être soutenu et accompagné pour bénéficier d’un parcours linéaire, riches d’informations précieuses et de conseils pour vous assurer sa réussite. Mais aussi il s’agit de vous assurer de l’intérêt de l’enfant en toutes circonstances.
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