Rédactions et Corrections

Rédactions et Corrections Écrivain public agréé - correctrice www.redactions-et-corrections.fr

Magali Picaud, écrivain public agréé par l'Académie des Écrivains Publics de France, en Charente-Maritime (17), accompagne les particuliers, les entreprises, les associations dans leurs besoins rédactionnels (la rédaction, la correction et la réécriture de tous vos documents écrits). Je propose des séances de coaching en orthographe/grammaire et assure des permanences d'écrivain public dans les collectivités locales.

17/02/2016

APPEL A TEMOINS URGENT !

Bonjour,
L’émission de France 2 Toute une histoire va consacrer une émission spéciale à une seule histoire d’amour un peu hors du commun.
Que votre histoire d’amour aie commencé dans des conditions insolites / sur un malentendu / que vous ayez d’abord été séparés par des circonstances atypiques (géographiques…) / qu’il y ait eu plein de rebondissements, etc… votre histoire nous intéresse !
L’émission sera enregistrée à Paris le Mercredi 2 ou le Jeudi 3 Mars 2016 dans l’après-midi.
Tous les frais de déplacement et d’hébergement sont, naturellement, pris en charge par la production.
Si vous êtes intéressé(e), contactez Linda au 01 53 84 30 99 ou via [email protected].
Merci !

01/12/2015

Je vous livre un extrait des Loups de Serge Reggiani qui fait sensiblement écho aux derniers événements dramatiques:

" Les hommes avaient perdu le goût
De vivre, et se foutaient de tout
Leurs mères, leurs frangins, leurs nanas
Pour eux c´était qu´du cinéma
Le ciel redevenait sauvage,
Le béton bouffait l´paysage... d'alors

Les loups, ououh! ououououh!
Les loups étaient loin de Paris
En Croatie, en Germanie
Les loups étaient loin de Paris...
..Dès que ça flaire une ripaille
De morts sur un champ de bataille
Dès que la peur hante les rues
Les loups s´en viennent la nuit venue... alors

Et v´là qu´il fit un rude hiver
Cent congestions en fait divers
Volets clos, on claquait des dents
Même dans les beaux arrondissements
Et personne n´osait plus le soir
Affronter la neige des boulevards... alors

Des loups ououh! ououououh!
Des loups sont entrés dans Paris
L´un par Issy, l´autre par Ivry
Deux loups sont entrés dans Paris

Le premier n´avait plus qu´un œil
C´était un vieux mâle de Krivoï
Il installa ses dix femelles
Dans le maigre square de Grenelle
Et nourrit ses deux cents petits
Avec les enfants de Passy... alors

Cent loups sont entrés dans Paris
Soit par Issy, soit par Ivry
Cent loups sont entrés dans Paris

Le deuxième n´avait que trois pattes
C´était un loup gris des Carpates
Qu´on appelait Carêm´-Prenant
Il fit faire gras à ses enfants
Et leur offrit six ministères
Et tous les gardiens des fourrières... alors

Les loups ont envahi Paris
Soit par Issy, soit par Ivry
Les loups ont envahi Paris

Attirés par l´odeur du sang
Il en vint des mille et des cents
Faire carouss´, liesse et bombance
Dans ce foutu pays de France
Jusqu´à c´que les hommes aient retrouvé
L´amour et la fraternité.... alors

Les loups sont sortis de Paris..."

13/02/2015

Si vous ne souhaitez pas vous glisser dans les mots de Diderot, préférez ceux de Victor Hugo, grand séducteur dans l'âme:

"« Ma vertu, c’est de t’aimer, mon corps, mon sang, mon cœur, ma vie, mon âme, sont employés à t’aimer. »

13/02/2015

À l'approche de la Saint Valentin, voici une très belle lettre de Diderot à Sophie Volland écrite le 10 juin 1759:

« 10 juin 1759, J’écris sans voir. Je suis venu. Je voulais vous ba**er la main et m’en retourner. Je m’en retournerai sans cette récompense. Mais ne serai-je pas assez récompensé, si je vous ai montré combien je vous aime. Il est neuf heures. Je vous écris que je vous aime, je veux du moins vous l’écrire ; mais je ne sais si la plume se prête à mon désir. Ne viendrez-vous point que je vous le dise et que je m’enfuie ? Adieu ma Sophie, bonsoir. Votre cœur ne vous dit donc pas que je suis ici. Voilà la première fois que j’écris dans les ténèbres. Cette situation devrait m’inspirer bien des choses tendres. Je n’en éprouve qu’une, c’est que je ne saurais sortir d’ici. L’espoir de vous voir un moment me retient, et je continue de vous parler, sans savoir si je forme des caractères. Partout où il n’y aura rien, lisez que je vous aime. »

27/01/2015

LIBERTÉ

Au lendemain de l’attentat du 7 janvier 2015 visant le journal satirique Charlie Hebdo, jamais le mot LIBERTÉ n’aura résonné avec autant de force et de fragilité dans la presse du monde entier. La Constitution française de 1793 définit la liberté comme
« le pouvoir qui appartient à l’homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d’autrui : elle a pour principe la nature ; pour règle la justice ; pour sauvegarde la loi ; sa limite morale est dans cette maxime : ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu’il te soit fait. » La liberté n’est donc pas si libre. Notre devise républicaine
« Liberté – Égalité – Fraternité », prononcée pour la première fois par Robespierre en 1790, souligne que l’individu est libre, sa dépendance vis-à-vis d’autrui se limitant à ses devoirs et donc au respect de la loi.

Encadrée par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, les libertés individuelles se déclinent en liberté civile, liberté de conscience ou droit de choisir ses convictions religieuses, liberté de mouvement, liberté d’enseignement et de réunion, liberté d’expression ou droit de dire et d’écrire ses pensées et opinions, liberté de la presse régie par la loi de 1881 ou droit de créer et publier un journal, un livre ou un blog, liberté du culte, liberté syndicale et droit de grève, etc. Ce concept de liberté est intimement lié à celui du droit. Non, nous ne pouvons faire ce que l’on veut. Belle ou tragique utopie d’un monde sans bornes, sans entraves ? Le philosophe anglais du XIXe John Stuart Mill écrivit cette citation universelle : « La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres ». Oui, notre liberté s’arrête pour autrui.

Comme dans toute famille, le mot liberté en abrite d’autres dont le sens est parfois malmené. Libertaire, nom et adjectif, se dit d’une personne partisane d’une liberté absolue, anarchiste. Liberticide, adjectif, qui porte atteinte aux libertés. Libertin, nom et adjectif, qui est de mœurs très libres. La liberté n’est jamais à l’abri, si friable, facile à réduire en poussière. En cela, elle demeure un symbole précieux, inestimable, dont nous sommes les gardiens, les veilleurs confiants. Paul Éluard était de ceux-là :


Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J’écris ton nom

Sur l’absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J’écris ton nom

Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté

14/01/2015

Depuis quelques jours, vous entendez, dans les médias, parler du Traité sur la tolérance de Voltaire. En voici un extrait. Il s'agit du chapitre XXIII, Prières à Dieu. Conçu initialement pour réparer l'erreur judiciaire à l'origine de l'affaire Calas, cet ouvrage acquiert progressivement une portée universelle, devenant un plaidoyer en faveur de la tolérance.

"Ce n'est plus aux hommes que je m'adresse; c'est à toi, Dieu de tous les êtres, de tous les mondes, et de tous les temps: s'il est permis à de faibles créatures perdues dans l'immensité, et imperceptibles au reste de l'univers, d'oser te demander quelque chose, à toi qui as tout donné, à toi dont les décrets sont immuables comme éternels, daigne regarder en pitié les erreurs attachées à notre nature; que ces erreurs ne fassent point nos calamités. Tu ne nous as point donné un coeur pour nous haïr, et des mains pour nous égorger; fais que nous nous aidions mutuellement à supporter le fardeau d'une vie pénible et passagère; que les petites différences entre les vêtements qui couvrent nos débiles corps, entre tous nos langages insuffisants, entre tous nos usages ridicules, entre toutes nos lois imparfaites, entre toutes nos opinions insensées, entre toutes nos conditions si disproportionnées à nos yeux, et si égales devant toi, que toutes ces petites nuances qui distinguent les atomes appelés hommes ne soient pas des signaux de haine et de persécution; que ceux qui allument des cierges en plein midi pour te célébrer supportent ceux qui se contentent de la lumière de ton soleil; que ceux qui couvrent leur robe d'une toile blanche pour dire qu'il faut t'aimer ne détestent pas ceux qui disent la même chose sous un manteau de laine noire; qu'il soit égal de t'adorer dans un jargon formé d'une ancienne langue, ou dans un jargon plus nouveau; que ceux dont l'habit est teint en rouge ou en violet, qui dominent sur une petite parcelle d'un petit tas de la boue de ce monde et qui possèdent quelques fragments arrondis d'un certain métal, jouissent sans orgueil de ce qu'ils appellent grandeur et richesse, et que les autres les voient sans envie: car tu sais qu'il n'y a dans ces vanités ni de quoi envier, ni de quoi s'enorgueillir.
Puissent tous les hommes se souvenir qu'ils sont frères! Qu'ils aient en horreur la tyrannie exercée sur les âmes, comme ils ont en exécration le brigandage qui ravit par la force le fruit du travail et de l'industrie paisible! Si les fléaux de la guerre sont inévitables, ne nous haïssons pas les uns les autres dans le sein de la paix, et employons l'instant de notre existence à bénir également en mille langages divers, depuis Siam jusqu'à la Californie, ta bonté qui nous a donné cet instant."

Après des mois d'entretiens et de rédaction, la biographie de M. Bonnin est terminée. Un petit tour par l'imprimerie et ...
16/05/2014

Après des mois d'entretiens et de rédaction, la biographie de M. Bonnin est terminée. Un petit tour par l'imprimerie et voici une vie transmise à la postérité grâce à mon travail d'écrivain public.

"L'orthographe vaincue par la douleur"
27/01/2014

"L'orthographe vaincue par la douleur"

23/01/2014

Une histoire édifiante

En décembre 1944, le sous-lieutenant Onoda, de l’armée japonaise, est affecté aux Philippines, dans les troupes chargées de la défense de l’île de Lubang. Au cours de l’année 1945 les Américains débarquent et le sous-lieutenant, plutôt que de se rendre, prend le maquis avec trois camarades. Les forces US ou philippines les repèrent parfois et les pourchassent, toujours en vain.

Au cours des mois et des années suivantes des tracts rédigés par les Japonais eux-mêmes sont parachutés sur les montagnes pour inciter les irrédentistes à déposer les armes, puisque la guerre est finie. Seul un des quatre fugitifs se rend (en 1950). Onoda et les deux autres ne veulent rien savoir.

En 1954 les Philippins abattent le premier des camarades du sous-lieutenant, et en 1972, donc après vingt-sept ans de traque, le second. Onoda reste seul mais persiste dans son intention de lutter jusqu’au bout. Sa légende dépasse celle des plus grands samouraïs et même celle du Yéti. Trouver Onoda devient un défi mondial.

En février 1974 un jeune aventurier japonais nommé Suzuki (ça ne s’invente pas) s’enfonce dans la jungle philippine et tombe sur le sous-lieutenant Onoda. Il lui explique (on devine qu’il a fallu d’abord qu’il montre l’équivalent nippon de la patte blanche) que l’Empereur a cessé le combat en 1945, et que rien ne justifie cette obstination à faire la guerre. Mais il restait à Onoda un fusil, plusieurs grenades, cinq cent cartouches sans compter son sabre gardé en réserve pour le hara-kiri final, et notre brave sous-lieutenant ne voulait rien savoir tant que son supérieur hiérarchique ne lui donnait pas l’ordre de déposer les armes.
Ce supérieur était le major Yoshimi Tanigushi qui par chance était toujours en vie, quoique reconverti dans la librairie (un métier qui tue lentement). Il fallut donc qu’il vînt en personne ordonner à Onoda de déposer les armes, le 9 mars 1974. Ce qui fut fait. Le sous-lieutenant, gracié par les Philippins bien que leur ayant tué une trentaine de soldats au fil des ans, rentra au Japon où il est mort le 16 janvier dernier.

J’en entends certains qui disent : pourquoi diable évoquer ceci ? À quoi bon nous conter l’histoire de cet officier japonais psychorigide ?

Pour une excellente raison. Interrogé sur les motifs qui en 1945 et dans les années suivantes l’avaient incité à ne pas obtempérer aux ordres reçus par tracts, Onoda répondit :

« Ils étaient bourrés de fautes, j’ai cru qu’il s’agissait d’une ruse des Américains. »

Dédié à ceux qui pensent que l’orthographe ne sert à rien.

Publié le 15/11/2013 par Jean-Luc Richard  Elle écrit… pour les autresLa profession d’écrivain public est restée longtem...
15/11/2013

Publié le 15/11/2013 par Jean-Luc Richard

Elle écrit… pour les autres

La profession d’écrivain public est restée longtemps lié à une initiative personnelle et surtout sans contrôle, aucune structure n’étant capable de dire la valeur du travail fourni. Ce n’est plus tout à fait le cas aujourd’hui puisque la très sérieuse Académie des écrivains publics de France permet aux candidats à cette activité de disposer d’un agrément, marque de sérieux et de reconnaissance.

Magali Picaud, installée depuis peu à Fouras, peut se prévaloir de posséder ce titre, et elles ne sont que deux en Charente-Maritime.

« L’examen est très douloureux », annonce-t-elle, visiblement encore un peu secouée d’avoir dû démontrer ses aptitudes à la fonction malgré une maîtrise de lettres.

« Ça comprend l’orthographe, la grammaire, la syntaxe mais aussi dans le cadre de jeux de rôles l’aptitude à écouter les autres et comprendre leurs demandes », précise-t-elle. Sa passion de la chose écrite l’a évidemment aidée. « Je me suis rendu compte que j’intervenais auprès de plein de gens autour de moi, bénévolement. D’ailleurs, j’ignorais à l’époque que c’était un métier. J’ai voulu aller plus loin ».

Cela passera d’abord par une formation de correctrice, une activité un peu restrictive et surtout trop solitaire. Elle passera ensuite au métier d’écrivain public, plus créateur de lien social. « Je fais des comptes-rendus, des lettres de motivation, des CV, des mémoires, mais surtout je vais à la rencontre des gens et l’on échange ».

Le récit de vie

« Je suis en train d’en terminer un avec quelqu’un d’âgé qui a beaucoup séjourné à l’étranger. Je l’aide à structurer son récit, à le composer mais lui m’apporte énormément sur le plan humain, j’apprends une foule de choses ».

Ni écrivain, ni scénariste, ni dialoguiste, « l’écrivain public » n’a pas d’imagination dit encore Magali Picaud. En revanche, face à l’absence de formation à la rédaction de documents administratifs ou de textes plus personnels, ou pire, quand l’apprentissage de l’écrit est tronqué, l’écrivain public agréé a une belle carte à jouer.

Renseignements au 06 13 20 00 52. [email protected].

Fouras

07/10/2013

Petit cours d'impératif pour les nuls:

La seule règle par rapport au présent de l'indicatif est la disparition du "S" final de la deuxième personne pour tous les verbes se terminant par un e (verbe en -er y compris aller et certains verbes du troisième groupe comme cueillir), sauf devant -en et -y où l'on garde le S pour une raison de sonorité.

Ce qui donne:

Cueille les fleurs!
Va te coucher!
Vas-y!
Cueilles-en!

C'est simple, non?

07/10/2013

Adresse

Fouras
17450

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