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16/06/2026

La Normandie : un choix de cœur, un choix pour les chevaux

Depuis toujours, les chevaux occupent une place centrale dans ma vie. Je n’ai pas choisi ce métier par hasard. Je l’ai choisi par vocation, par passion et par amour profond pour cet animal extraordinaire qui m’accompagne depuis tant d’années.

Tout au long de mon parcours, j’ai toujours cherché à évoluer. J’ai eu la chance de vivre de très belles expériences professionnelles, de rencontrer des élèves et des clients exceptionnels et parfois même de bénéficier de conditions de vie particulièrement confortables. Pourtant, chaque fois que j’ai dû faire un choix important, je me suis posé la même question : qu’est-ce qui est le mieux pour les chevaux et pour la vie que je souhaite construire autour d’eux ?

C’est cette réflexion qui m’a conduit à remettre régulièrement mes choix en question, à changer de région et parfois même de pays, avant de trouver en Normandie un équilibre qui correspond profondément à ma vision du cheval.

Il y a maintenant huit ans, j’ai fait l’acquisition d’Iggy Mouche, un cheval né ici, en Normandie. Et il n’en est jamais vraiment parti. Dès le départ, j’ai été convaincu que cette région lui offrait un cadre de vie particulièrement favorable à son épanouissement. La qualité des pâtures, le climat tempéré, l’environnement naturel, mais aussi la faible présence de certaines maladies vectorielles comme la pyroplasmose ont largement conforté ce choix. J’ai toujours souhaité lui offrir les meilleures conditions possibles, et la Normandie représentait pour moi une évidence.

Lorsque j’ai décidé de m’installer à proximité de lui, certains ont peut-être trouvé ce choix surprenant. Après tout, j’avais la possibilité de poursuivre ailleurs des projets professionnels particulièrement attractifs. Mais avec le recul, je n’ai jamais regretté cette décision. Car certaines richesses ne se mesurent ni en chiffres ni en prestige. Elles se trouvent dans la qualité de vie que l’on peut offrir à ceux que l’on aime.

La Normandie est bien plus qu’une région française. C’est une véritable terre de cheval. Ici, le cheval fait partie du paysage, de l’histoire, de l’économie et même du quotidien.

Lorsque l’on parcourt les routes normandes, il suffit de croiser les nombreux vans et camions transportant des chevaux pour mesurer l’importance de la filière équine. Dans les commerces, au restaurant ou simplement lors d’une rencontre, il est tout aussi frappant de constater à quel point les passionnés de chevaux sont nombreux. Ici, le cheval fait véritablement partie du quotidien.

Ce qui frappe également, ce sont les paysages.

Des prairies à perte de vue, des herbages verdoyants, des clôtures parfaitement entretenues, des haras prestigieux et des infrastructures équestres remarquables façonnent le territoire. Partout, on ressent cette culture du cheval qui s’est construite au fil des siècles.

Mais au-delà de son patrimoine équestre, la Normandie possède surtout des atouts exceptionnels pour le bien-être des chevaux.

Bien entendu, la France regorge d’autres régions magnifiques où les chevaux occupent également une place importante. De nombreux champions sont nés, ont grandi et se sont révélés aux quatre coins du pays, portés par le savoir-faire, l’expérience et la passion des femmes et des hommes qui les accompagnent. La richesse de la filière équine française repose justement sur cette diversité de territoires, de traditions et de compétences.

Mais pour ce qui me concerne, c’est en Normandie que j’ai trouvé l’environnement qui correspond le mieux à ma vision du bien-être du cheval.

Le climat y joue un rôle majeur. Les températures restent généralement modérées tout au long de l’année. Les épisodes de fortes chaleurs sont moins fréquents que dans de nombreuses autres régions. Les chevaux peuvent ainsi profiter davantage de la vie au pré dans des conditions confortables.

L’environnement est également particulièrement favorable. Les vastes espaces permettent aux chevaux de vivre au grand air, de se déplacer librement et de bénéficier d’un mode de vie plus proche de leurs besoins naturels.

Pour le cavalier comme pour le propriétaire, la Normandie offre aussi un avantage considérable : tout est à proximité.

Les concours sont nombreux et répartis sur l’ensemble du territoire. Pour prendre un exemple concret, quatre sites de concours de qualité se trouvent à moins de trente minutes de l’écurie d’Iggy et proposent régulièrement des compétitions tout au long de l’année. Dans ces conditions, il est souvent possible de sortir en concours sans passer des heures sur la route.

Cette proximité permet de limiter les longs transports, souvent fatigants pour les chevaux. Moins de kilomètres, c’est moins de stress, moins de fatigue et davantage de confort pour nos compagnons. C’est un aspect auquel je suis particulièrement sensible, car le bien-être du cheval ne se limite pas à ce qui se passe à l’écurie ou au travail. Chaque détail compte.

Les jeunes chevaux découvrent ainsi progressivement différents environnements, gagnent en confiance et en maturité tout en conservant leurs repères quotidiens. Pouvoir rentrer à l’écurie après une journée de concours constitue un confort supplémentaire, aussi bien pour le cheval que pour son entourage. Cette proximité réduit naturellement les coûts liés au transport et à la location de boxes, mais surtout elle permet de construire une progression plus régulière et plus respectueuse du rythme de chaque cheval.

La région accueille également un nombre impressionnant de professionnels spécialisés : vétérinaires, maréchaux-ferrants, ostéopathes, entraîneurs, cavaliers et éleveurs. Cette concentration de compétences crée une dynamique unique et favorise une prise en charge de très grande qualité.

Cette richesse humaine favorise également les échanges, les rencontres et le partage d’expériences entre passionnés. C’est l’une des forces de la Normandie : ici, les compétences se croisent naturellement au service du cheval.

Mais ce qui me touche le plus en Normandie, c’est sans doute l’état d’esprit que l’on retrouve ici.

La Normandie rassemble des passionnés venus d’horizons différents mais réunis autour d’une même culture équestre. Que l’on soit cavalier amateur, éleveur, compétiteur de haut niveau ou simple amoureux des chevaux, chacun trouve sa place dans cet écosystème unique.

Avec les années, j’ai compris qu’une belle réussite professionnelle ne se mesure pas uniquement à un chiffre d’affaires, à un statut ou à un confort matériel.

La véritable richesse est parfois ailleurs.

Elle se trouve dans le plaisir de voir son cheval évoluer dans un environnement adapté à ses besoins, dans la sérénité de savoir que tout a été pensé pour favoriser son équilibre, dans ces paysages verdoyants que l’on traverse chaque jour, dans ces rencontres avec d’autres passionnés et dans cette sensation permanente de vivre au cœur d’une région qui respire le cheval.

Au fond, vivre avec un cheval, c’est accepter que certaines décisions ne soient plus prises uniquement pour soi. C’est chercher, autant que possible, les conditions qui lui permettront de s’épanouir pleinement.

Bien sûr, j’aurais pu faire d’autres choix. J’aurais pu privilégier certaines opportunités professionnelles ou un confort de vie différent. Mais lorsque je vois aujourd’hui Iggy Mouche évoluer dans cet environnement exceptionnel, je sais que j’ai pris la bonne décision.

Car le plus beau des luxes n’est peut-être pas celui que l’on croit.

Le plus beau des luxes est sans doute d’offrir à son cheval la vie qu’il mérite.

Et pour moi, cette terre porte un nom.

La Normandie.

Sportivement vôtre,
Éric

Je profite de cet article pour remercier chaleureusement toutes les personnes qui contribuent aujourd’hui au bien-être et à l’évolution d’Iggy Mouche.

Merci au Haras de Beaufour, à Estelle Tordjman et Michel Blaton pour leur confiance et leur accueil, à Thibaut Heinguez pour son accompagnement sportif, ainsi qu’à Adelmo Freteras pour l’attention et les soins qu’il lui apporte chaque jour.

Crédit photo : Studio Jaune Citron Normandie

Rafale 27 printemps 😊
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Un petit tour du soir dans les prés 🌳🐎🥰

26/04/2026

Ce que nous acceptons aujourd’hui nuit à l’image de l’équitation

L’autre jour, je me suis exclamé, presque atterré, en découvrant sur les réseaux sociaux une jeune cavalière qui riait d’avoir enchaîné neuf « georgettes » (lorsque le cavalier anticipe le saut et se jette en avant avant que le cheval ne décolle) sur un parcours de onze obstacles. La scène était accompagnée d’un extrait sonore de film humoristique. Comme si c’était drôle.

Mais derrière ces images, un cheval en difficulté. Déséquilibré. Contraint d’encaisser des coups dans la bouche et dans le dos à chaque abord manqué.

Quelques jours plus t**d, une autre vidéo. Une cavalière en « taxi » (lorsqu’elle reste en arrière et subit le saut au lieu de l’accompagner), ballotée sur une combinaison mal abordée. Le cheval, lui, fait tout pour compenser, pour passer, pour réparer. Et là encore, on rit. Pire : on applaudit.

Comment peut-on en arriver à banaliser, voire valoriser, de tels moments de désaccord et de mal-être pour le cheval ?

Et ces images ne sont pas isolées. Cette semaine encore, sur une épreuve Pro 2 des championnats de France, un cavalier apparaissait en grande difficulté, secoué dans sa position, dans une équitation manquant de stabilité et de cohérence. Des situations qui interrogent, surtout à ce niveau, où l’on est en droit d’attendre davantage de justesse, de maîtrise et de respect dans la manière de monter.

On critique souvent le haut niveau. Mais les dérives existent à tous les étages. Dans les petites épreuves comme sur les plus grandes pistes. Ce n’est donc pas une question de catégorie, mais bien une question d’exigence.

L’équitation n’est pas qu’un sport. C’est un art. Un art de précision, d’équilibre, de discrétion. Monter, ce n’est pas “passer coûte que coûte”. C’est être à sa place, accompagner sans contraindre, dialoguer plutôt qu’imposer.

Cela demande une préparation réelle, y compris physique. Être capable de se tenir, de ne pas gêner son cheval, de l’accompagner dans l’effort. Lorsque ce n’est pas le cas, il faut savoir s’adapter, travailler autrement, progresser différemment. Pour le cheval.

Car lui ne choisit pas. Il subit. Il compense. Il donne, souvent au-delà du raisonnable.

Faire des erreurs est normal. Les afficher sans recul, les transformer en fierté, ne l’est pas. Ce que nous montrons et applaudissons construit les standards de notre sport.

Le plus préoccupant n’est pas seulement l’erreur. C’est le regard porté dessus.

Il est temps de retrouver de la lucidité. Ne pas tout accepter. Ne pas tout banaliser. Être capable de dire : ce n’est pas juste. Non pour condamner, mais pour protéger.

Les fédérations ont leur rôle à jouer : encadrer, éduquer, rappeler les fondamentaux. Car l’image de l’équitation ne se joue pas uniquement au plus haut niveau. Elle se construit chaque jour.

On le sait, l’équitation est un sport exigeant, souvent associé à une certaine élite sociale. Mais les moyens ne remplaceront jamais la justesse. L’argent ne doit pas ouvrir toutes les portes si les bases ne sont pas là. Une discipline qui renonce à ses valeurs finit toujours par se fragiliser.

Heureusement, beaucoup de cavaliers travaillent avec sérieux, humilité et respect. Ce sont eux qu’il faut mettre en lumière.

Car au fond, la vraie question n’est pas de franchir un obstacle.

C’est la manière dont on le franchit.

Monter à cheval doit être un plaisir, mais pas un jeu.
C’est une responsabilité.

Sportivement votre,
Éric

Credit Photo: Mathieu LCH Photo
Voilà ce que l’on doit valoriser : justesse, position, mentalité.
C’est pour cela que j’ai choisi Thibaut Heinguez pour monter mon cheval.

Lilalco profite de l’herbe de printemps 🥰🐎🌿🌸
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À vous de jouer 🐴😉
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On oublie parfois à quel point on est privilégiés.

Pour nous, aller voir les chevaux, c’est normal.

On ouvre une barrière.
On met des bottes.
On marche jusqu’à eux.

C’est devenu une habitude.

Mais pour beaucoup de gens,
approcher un cheval demande du courage.
Du temps.
De l’argent.
Des cours.
Une permission.

La seule façon de les toucher,
c’est de payer une heure d’équitation.

Et souvent,
ce n’est même pas pour apprendre à monter.

C’est pour ressentir.

Pour approcher quelque chose de grand.
De calme.
De vrai.

Il y a chez les chevaux un bien-être invisible.
Une présence qui apaise sans parler.
Une énergie qui ralentit le cœur.

Et nous, on y a accès presque quand on veut.

On peut poser une main sur une encolure.
Respirer une crinière.
Rester debout sans rien faire.

Ça devient ordinaire.
Alors que pour d’autres,
ce serait un rêve.

Parfois,
c’est bon de se rappeler
que ce que l’on vit au quotidien
est le désir silencieux de quelqu’un d’autre.

Côtoyer les chevaux n’est pas banal.
C’est une chance.

Et peut-être qu’aujourd’hui,
avant de repartir,
ça vaut la peine de s’arrêter une seconde…
et de mesurer la richesse qu’on a sous les yeux ✨

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