10/04/2019
Discussion lors d’une soirée entre amis
« Mais Yann, je ne comprends pas tu es contrôleur de gestion, à temps partagé, déjà c’est compliqué, alors qu’est ce tu vas faire de la.... Programmation Neuro..quoi...Linguistique. Même contrôleur de gestion semble simple à expliquer... »
C’est une phrase d’ami bienveillant qui semble ne pas arriver à faire le lien entre les mots « Contrôle », « Gestion » et « Humain ».
Il est vrai que dit séparément pour certains ces mots semblent éloignés.
Alors pourquoi, Contrôleur de gestion HUMAIN.
Parce que sortir des tableaux, des indicateurs et avoir le rôle de « l’homme en gris » fait parti du job. Pour faire passer les informations, faire comprendre à quoi elles servent et faire en sorte qu’elles soient suivies d’action, il y a besoin d’humain, sinon Watson d’IBM suffit.
« Voilà l’outil Excel, les indicateurs, rendez vous tous les 15 jours pour faire un point sur leurs évolutions »
J’ai vécu beaucoup d’expériences dans ma vie de labeur en entreprise ou le consultant arrivait, travaillait dans son coin et balançait ses conclusions sans tenir compte des spécificités de l’entreprise ou des équipes. Les propositions étaient souvent bonnes mais la forme était pour moi à revoir et entraînait souvent un malaise. D’où ma volonté de me considérer comme un artisan qui doit faire du sur-mesure.
« Ça y est, ils font venir un contrôleur qui va dire qu’on fait tout mal avec une tête de déterré… », « Nous, on marche comme ça depuis 20 ans, alors les tableaux, on n’en a pas besoin sauf sur les murs... »
Souvent la mise en place d’un outil de contrôle entraîne une peur dans l’entreprise et là le côté humain est important. Voici quelques exemples de choses que je fais pour illustrer mon propos.
Je vais voir les personnes qui vont être concernées par mon travail. Je les écoute activement, prends en compte leurs craintes.
Je créée un lien afin d’adapter ma communication avec la leur. Je me synchronise.
Souvent, j’arrive à lever les freins en recadrant leurs croyances.
Ensuite, quand je prépare une intervention en CODIR, je me mets à la place des participants afin d’adapter mon discours à l’objectif. Cela me permet de trouver les mots justes, acceptables pour l’autre et d’être impactant. Je tiens compte de l’écologie de l’autre.
Enfin, au moment fatidique du « plan d’action », il y a deux solutions :
Donner une préconisation sur un indicateur ou un ratio et laisser se débrouiller les personnes concernées, en considérant qu’ils savent faire, qu’ils sont payés pour çà donc fin de la réunion.
Moi, je préfère clarifier l’objectif avec eux, avoir leur vision, les accompagner dans la manière dont ils pensent atteindre l’objectif, comment ils vont faire, quand avec qui, ce qui leur manque... Et finalement, un petit mot d’encouragement sur le fait que je suis sûr qu’ils vont y arriver.
Je reste un contrôleur de gestion et j’y associe la partie « relation humaine » afin d’atteindre mon objectif : Le pilotage de l’entreprise claire, précis et l’adhésion dans ce pilotage des équipes.