18/05/2025
[Hommage à Mullivaikkal – 18 mai]
Nous sommes les Tamouls du Sri Lanka, un peuple ancestral originaire du nord et de l’est de l’île, qui revendique depuis des décennies son droit à l’autodétermination et à vivre en paix sur sa terre, le Tamoul Eelam.
Mais notre histoire est marquée par une guerre civile sanglante et une oppression systématique. Pendant près de 70 ans, nous avons été victimes de discriminations, de violences d’État, et finalement d’un génocide, commis dans l’indifférence du monde.
Mullivaikkal n’est pas qu’un simple territoire de sable, d’arbres et de lianes.
C’est une terre sacrée, témoin silencieux d’un massacre de masse orchestré par l’État sri-lankais, culminant le 18 mai 2009.
Dans cette dernière phase de la guerre, des centaines de milliers de civils tamouls ont été piégés dans une zone dite de "sécurité", sans nourriture, sans eau, sans soins médicaux. Les bombardements aériens et attaques terrestres ont été constants et délibérés. Des familles entières ont été décimées.
Chaque goutte de sang versée, chaque vie fauchée raconte une histoire. Une histoire de douleur, de résistance et de souvenirs impérissables. Une mère morte en serrant son enfant. Un père tombé en essayant de protéger les siens. Enfants, femmes, personnes âgées – tous ont été massacrés sans distinction.
Nous ne devons jamais oublier.
Ce ne sont pas que des chiffres. Chaque vie avait un nom, un rêve, une famille. Leur perte est une blessure que rien ne pourra guérir.
Aujourd’hui encore, aucune justice n’a été rendue. Le gouvernement sri-lankais nie les crimes, détourne la vérité, et agit avec impunité, protégé par le silence diplomatique.
Mais nous, Tamouls, n’abandonnerons jamais.
Chaque 18 mai, la mémoire de Mullivaikkal nous habite,
et ravive notre engagement pour la vérité, la justice,
et pour notre droit à un territoire libre et souverain : le Tamoul Eelam.
Nous appelons la communauté internationale à nous écouter, à nous soutenir, à reconnaître les crimes commis et à défendre notre droit légitime à la justice et à l’autodétermination.