08/04/2026
'One Health'.
À Lyon, le concept est au cœur des échanges. Et c’est une excellente nouvelle. Parce qu’il rappelle une évidence :
👉 la santé humaine, la santé animale et la santé des écosystèmes sont indissociables.
Mais une question demeure, plus opérationnelle : que devient réellement 'One Health' lorsqu’une crise impose d’agir en quelques minutes ?
Incendies, inondations, conflits armés : ces crises ne laissent pas de place aux approches théoriques. Elles 'testent' la robustesse réelle des systèmes.
Depuis de nombreuses années, j’interviens à l'interface de la conservation, du bien-être animal et de la gestion de crise. Et j’observe un angle mort récurrent : les animaux!
🐶Ceux qui empêchent une évacuation
🐮 Ceux qui structurent une économie locale
🐾 Ceux, souvent invisibles, qui maintiennent l’équilibre des écosystèmes, et, à terme, la santé globale. Car un écosystème dégradé, c’est aussi une barrière sanitaire affaiblie.
👉 Une crise n’est pas seulement un événement ponctuel. C’est une perturbation d’un système vivant :
🔹 déplacement de la faune
🔹 rupture des chaînes écologiques
🔹 déséquilibres d’espèces
🔹 évolution des risques sanitaires
Autant de dynamiques qui peuvent prolonger, amplifier ou déplacer les effets d’une crise. Pourtant, celles-ci restent encore largement sous-intégrées.
👉 Concrètement, dans une crise :
🔸 les populations abandonnent peu leurs animaux
🔸 les évacuations sont rendues plus complexes
🔸 les dispositifs d’hébergement se tendent
🔸 les équilibres écologiques sont perturbés
🔸 les opérations de secours se compliquent
Autrement dit: ignorer la dimension animale, domestique comme sauvage, crée une vulnérabilité systémique. Et limite l’efficacité des stratégies 'One Health'. 🎯 La question n’est plus scientifique. Elle est opérationnelle.
Pourquoi ce sujet reste-t-il encore marginal dans les plans de gestion de crise ? Sans doute parce qu’il se situe à la croisée de plusieurs silos : sécurité civile, santé publique, agriculture, environnement…Et que, sans pilotage clair, il reste périphérique.
Pourtant, l’intégrer ce n’est pas ajouter une contrainte. ▶️C’est rendre 'One Health' réellement opérationnel en permettant notamment de ✔️réduire les risques sanitaires et de ✔️ renforcer la résilience des territoires.
À l’heure où ce concept commence à structurer les politiques publiques, une question s’impose : Sommes-nous prêts à aller jusqu’au bout de sa logique ?
❓Dans vos organisations, vos territoires, vos dispositifs : ce sujet est-il réellement intégré… ou encore marginal ? 👇 Répondez-moi en commentaire ou en MP.
🐾 La protection des animaux ne s’improvise pas. Elle se planifie. Pour une gestion de crise inclusive.