03/09/2026
🐾 💶 500 000 € pour les centres de soins de la faune sauvage. Mais leur rôle dans les catastrophes vaut bien plus que cela.
Le 28 août, Mathieu Lefèvre, ministre délégué chargé de la Transition écologique, a annoncé une aide exceptionnelle de 500 000 € pour les centres de soins à la faune sauvage, confrontés aux surcoûts liés aux canicules et à la sécheresse.
C’est une bonne nouvelle. Et ce soutien était nécessaire.
Mais cette annonce rappelle surtout une réalité encore trop peu intégrée dans la gestion des crises en France :
👉 les centres de soins à la faune sauvage sont des acteurs de résilience territoriale.
Lors d’une catastrophe, ils deviennent rapidement indispensables. Canicules, incendies, inondations, tempêtes, marées noires…
Ils recueillent les animaux sauvages blessés, organisent leur prise en charge, mobilisent bénévoles, vétérinaires et moyens logistiques… tout en absorbant des surcoûts considérables.
Cet hiver🌨️, certains centres ont dû faire face aux échouages massifs d’oiseaux marins, dont des milliers de macareux moines. Ils étaient saturés en quelques jours. Cet été, ils ont accueilli des animaux victimes des canicules successives et des incendies🔥.
👉 Ils prennent en charge une partie des conséquences de la crise. Pourtant, ils restent encore trop souvent à la périphérie des dispositifs de gestion des risques et réponses aux catastrophes.
L’aide annoncée par l’État est un signal important. Mais une question demeure : 🔎comment ces 500 000 € seront-ils répartis ?
Car derrière chaque centre, il y a :
🔹 des territoires différents,
🔹 des moyens opérationnels différents,
🔹 des capacités d’accueil différentes.
L’enjeu ne devrait donc pas seulement être de soutenir les centres lorsqu’une crise les met en difficulté. Il devrait être de les intégrer en amont dans la préparation et la gestion des crises.
🧐 À chaque catastrophe, on me demande : « À qui donner ? » car les réseaux sociaux voient alors fleurir les appels aux dons.
Ma réponse est toujours la même : 👉 soutenez d’abord les acteurs implantés sur le territoire concerné. Pour la faune sauvage:
▪️ identifiez les centres de soins agréés ou relais,
▪️ privilégiez le don direct, plutôt que des intermédiaires dont les modalités de redistribution sont parfois floues.
La solidarité est indispensable. Mais en situation de crise, elle doit être orientée vers les acteurs qui ont les compétences, les autorisations et les infrastructures nécessaires pour agir.
Après plusieurs crises observées sur le terrain, ma conviction demeure :
📌La protection des animaux dans les crises ne s’improvise pas. Elle se prépare. Elle s’organise. Et elle doit être intégrée à la résilience de nos territoires.