21/03/2026
🌱 Et si les fermes publiques devenaient un standard pour nos territoires ?
Face aux enjeux alimentaires, climatiques et sociaux, renforcer la production locale au sein des collectivités constitue une réponse concrète et adaptée aux défis actuels.
Ces initiatives permettent à la fois de reconnecter les territoires à leur production alimentaire, de sensibiliser les citoyens (et les enfants !) et de renforcer la résilience locale.
👉 Chaque collectivité a une vraie opportunité de s’emparer de ces enjeux.
Avec Culture Perma, j’accompagne les collectivités dans la conception de projets agricoles et paysagers durables, inspirés de la permaculture.
Échangeons si vous souhaitez initier ce type de dynamique sur votre territoire 🌿
Saint Mathurin Les Sables d'Olonne Commune de Sainte-Foy - Vendée L'Ile d'Olonne Ville Les Achards
Liens article : https://www.maire-info.com/restauration-scolaire/alimentation-durable-lancement-du-reseau-national-des-fermes-publiques-article-30038
Si certains doutent que c'est possible...., article en commentaire 😉 + réponse à des commentaires :
Non, le but n’est pas de remplacer les fermes privées. Le principe est de rappeler une chose simple : les agriculteurs sont essentiels à la résilience alimentaire et donc à la sécurité civile. Le rappeler y compris aux mairies ! Sans résilience alimentaire locale, il n'y a pas de sécurité des populations !
Aujourd’hui, notre système agricole est extrêmement spécialisé et dépendant des échanges internationaux. Or la souveraineté alimentaire consiste justement à maîtriser ses dépendances. En France, environ 20 % de l’alimentation consommée est importée et certaines filières sont très dépendantes de l’étranger, notamment pour les fruits, légumes ou les protéines végétales destinées à l’alimentation animale (INRAE).
On assiste en réalité à une démonstration grandeur nature du modèle inspiré de la théorie des avantages comparatifs de David Ricardo : chaque territoire se spécialise et dépend des autres pour le reste. Ce modèle fonctionne tant que l’énergie, les transports et la stabilité géopolitique suivent. Or l’agriculture moderne repose massivement sur des intrants importés, des hydrocarbures et des chaînes logistiques longues.
Dire qu’on peut « nourrir le monde » tout en étant incapable de sécuriser l’alimentation locale de 68 millions de Français en cas de rupture logistique relève d’une contradiction stratégique.
Dans ce contexte, les fermes publiques ne remplacent pas les fermes privées. Elles montrent simplement qu’il existe des débouchés locaux quand on s’en donne les moyens. Et il est intéressant de constater qu’elles se concentrent souvent sur ce que beaucoup considèrent comme peu rentable : le maraîchage, alors même que la France importe une part importante de ses fruits et légumes.
Le vrai problème est ailleurs : les fermes disparaissent les unes après les autres et beaucoup n’ont plus de repreneurs. Des dizaines de milliers d’exploitations vont encore disparaître dans les années à venir avec les départs à la retraite.
Coller l’étiquette « ferme de bobos » à ces initiatives qui démontrent l’existence de débouchés locaux ne fera pas avancer le débat. Les silos ne sont pas seulement dans les champs, ils sont aussi dans les têtes.
Avant de juger, allez voir ces fermes, discutez avec les agriculteurs, comprenez le modèle. Une fois que nous maîtriserons tous le sujet, on pourra en parler sérieusement.