09/09/2026
🎙️ Cette semaine, dans Parlons peu, parlons Paie, nous avons abordé une évolution qui passe parfois inaperçue : l'augmentation du coût des ruptures conventionnelles.
Beaucoup d'employeurs raisonnent encore en se concentrant uniquement sur l'indemnité versée au salarié.
Pourtant, le coût réel d'une rupture conventionnelle ne s'arrête pas là.
Depuis le 1er janvier 2026, le forfait social applicable aux indemnités de rupture conventionnelle est passé à 40 %.
Concrètement ?
💰 Pour une indemnité de 1 000 €, l'entreprise devra verser 400 € de forfait social.
Et plus l'indemnité est élevée, plus l'impact financier devient significatif.
⚠️ Attention toutefois : cet exemple reste volontairement simplifié.
Lorsque l'indemnité versée dépasse l'indemnité légale ou conventionnelle (la plus favorable des deux), d'autres cotisations et contributions peuvent venir s'ajouter.
Dans certaines situations, une partie de l'indemnité peut même être réintégrée dans l'assiette des cotisations sociales et être traitée comme du salaire.
C'est pourquoi il est important d'analyser chaque situation individuellement avant de finaliser une rupture conventionnelle.
Au-delà de l'aspect juridique, une rupture conventionnelle est aussi une décision financière qui mérite d'être anticipée :
✅ coût du départ ;
✅ impact sur la trésorerie ;
✅ éventuel remplacement du salarié ;
✅ conséquences organisationnelles.
Et vous, lorsque vous évaluez une rupture conventionnelle, prenez-vous en compte son coût global ou uniquement l'indemnité versée au salarié ?
Angèle Guillet