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09/10/2026

𝐒𝐀𝐍𝐓𝐄́ 𝐌𝐄𝐍𝐓𝐀𝐋𝐄 𝐃𝐄 𝐍𝐎𝐒 𝐄𝐍𝐅𝐀𝐍𝐓𝐒 𝐀 𝐋’𝐄́𝐂𝐎𝐋𝐄.

Au nombre des discussions et des décisions prises hier en Conseil des ministres, au-delà même de la pénurie actuelle de carburant pour laquelle nous attendions des décisions fortes, j’ai choisi ce matin de m’intéresser à un autre sujet tout aussi préoccupant.

En tant que père d’abord, puis économiste habitué à interpréter les statistiques, je souhaite attirer votre attention sur la santé mentale de nos enfants à l’école.

😳 Les chiffres de l’enquête d’Octobre 2024 sont alarmants :

📊 𝟕𝟒,𝟑 % 𝐝𝐞𝐬 𝐞́𝐥𝐞̀𝐯𝐞𝐬 𝐝𝐞́𝐜𝐥𝐚𝐫𝐞𝐧𝐭 𝐫𝐞𝐬𝐬𝐞𝐧𝐭𝐢𝐫 𝐮𝐧 𝐬𝐞𝐧𝐭𝐢𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐥𝐢𝐭𝐮𝐝𝐞.

📊 𝟔𝟒,𝟑 % 𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐧𝐭𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐭𝐫𝐨𝐮𝐛𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐮 𝐬𝐨𝐦𝐦𝐞𝐢𝐥.

📊 𝟐𝟐,𝟕 % 𝐝𝐞́𝐜𝐥𝐚𝐫𝐞𝐧𝐭 𝐚𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐬𝐞́𝐫𝐢𝐞𝐮𝐬𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐧𝐯𝐢𝐬𝐚𝐠𝐞́ 𝐥𝐞 𝐬𝐮𝐢𝐜𝐢𝐝𝐞.

Asseyons-nous une minute, parce que derrière ces chiffres, il y a des enfants, qui souffrent en silence, parfois sans que leurs parents ou leurs enseignants s’en rendent compte.

Nous sommes tellement habitués à parler à nos enfants de réussite scolaire, de discipline et de résultats. Mais peut-on réellement réussir à l’école lorsqu’on ne va pas bien dans sa tête ?

Je salue de toutes mes forces l’annonce du programme national d’assainissement scolaire « 𝐄́𝐜𝐨𝐥𝐞 𝐙𝐄𝐍 ». Il nous revient maintenant, d’aller au-delà des annonces. Il nous faut :

- 𝐑𝐞𝐧𝐟𝐨𝐫𝐜𝐞𝐫 𝐥’𝐞́𝐜𝐨𝐮𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐬 𝐞𝐧𝐟𝐚𝐧𝐭𝐬 𝐚𝐮 𝐬𝐞𝐢𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐞́𝐭𝐚𝐛𝐥𝐢𝐬𝐬𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐬𝐜𝐨𝐥𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬,

- 𝐏𝐫𝐞́𝐯𝐞𝐧𝐢𝐫 𝐥𝐞 𝐡𝐚𝐫𝐜𝐞̀𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐚̀ 𝐥’𝐞́𝐜𝐨𝐥𝐞 𝐞𝐭 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐚𝐮𝐱

- 𝐄𝐭 𝐬𝐮𝐫𝐭𝐨𝐮𝐭 𝐠𝐚𝐫𝐚𝐧𝐭𝐢𝐫 𝐚̀ 𝐧𝐨𝐬 𝐞𝐧𝐟𝐚𝐧𝐭𝐬 𝐮𝐧 𝐞𝐧𝐯𝐢𝐫𝐨𝐧𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐬𝐚𝐢𝐧 𝐞𝐭 𝐬𝐞́𝐜𝐮𝐫𝐢𝐬𝐚𝐧𝐭.

Protéger nos enfants, ce n’est pas seulement leur donner accès à l’école. C’est aussi veiller à leur santé, à leur sécurité et à leur équilibre. La question n’est donc pas seulement de savoir ce que nos enfants apprennent à l’école, mais aussi ce qu’ils y vivent.

A vous la parole :

Que pouvons-nous faire, collectivement, pour que nos écoles soient aussi des lieux d’écoute, de protection et d’épanouissement ?

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𝑆𝑜𝑢𝑟𝑐𝑒 : 𝐶𝑜𝑚𝑚𝑢𝑛𝑖𝑞𝑢𝑒́ 𝑓𝑖𝑛𝑎𝑙 𝑑𝑢 𝐶𝑜𝑛𝑠𝑒𝑖𝑙 𝑑𝑒𝑠 𝑚𝑖𝑛𝑖𝑠𝑡𝑟𝑒𝑠 𝑑𝑢 8 𝑜𝑐𝑡𝑜𝑏𝑟𝑒 2026.

19/09/2026

🇬🇦 𝐂𝐨𝐧𝐬𝐞𝐢𝐥 𝐝𝐞𝐬 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞𝐬 𝐝𝐮 𝟏𝟖 𝐒𝐞𝐩𝐭𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 𝟐𝟎𝟐𝟔 𝐚̀ 𝐏𝐨𝐫𝐭-𝐆𝐞𝐧𝐭𝐢𝐥 : 𝐅𝐎𝐂𝐔𝐒 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐠𝐫𝐚𝐧𝐝𝐞𝐬 𝐝𝐞́𝐜𝐢𝐬𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐞́𝐜𝐨𝐧𝐨𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐝𝐮 #𝐌𝐄𝐅𝐋𝐂𝐕𝐂

Le Conseil des ministres 𝐝𝐮 𝟏𝟖 𝐬𝐞𝐩𝐭𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 𝟐𝟎𝟐𝟔 a adopté plusieurs textes importants pour les finances publiques et l’économie gabonaise.

📌 Parmi les principales annonces :

💰 𝟔 𝟐𝟐𝟑,𝟏 𝐦𝐢𝐥𝐥𝐢𝐚𝐫𝐝𝐬 𝐅𝐂𝐅𝐀 : le projet de budget 2027, en hausse de 𝟏𝟑,𝟐% par rapport à la LFR 2026.

📈 𝟒,𝟓 %: objectif de croissance économique pour 2027, porté notamment par les secteurs hors pétrole dont le manganèse, le bois et le démarrage attendu du minerai de fer.

🏦 𝟐 𝟗𝟑𝟏,𝟒 𝐦𝐢𝐥𝐥𝐢𝐚𝐫𝐝𝐬 𝐅𝐂𝐅𝐀 : ressources de trésorerie et de financement prévues pour 2027.

💳 𝟔𝟔𝟕,𝟑 𝐦𝐢𝐥𝐥𝐢𝐚𝐫𝐝𝐬 𝐅𝐂𝐅𝐀 : charges financières de la dette projetées en 2027.

🚰⚡ 𝟖𝟓,𝟏 𝐦𝐢𝐥𝐥𝐢𝐚𝐫𝐝𝐬 𝐅𝐂𝐅𝐀 : emprunt auprès de la Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement ( )pour financer l’accès à l’eau, l’assainissement et l’électricité et améliorer les performances de la SEEG.

🛃 𝐑𝐞́𝐟𝐨𝐫𝐦𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐃𝐨𝐮𝐚𝐧𝐞𝐬 : comme il fallait s’y attendre un nouveau statut particulier du corps paramilitaire, avec notamment un objectif de sécurisation des recettes et de lutte contre la fraude a été adopté.

📑 𝙇𝙚 𝙥𝙧𝙤𝙟𝙚𝙩 𝙙𝙚 𝙗𝙪𝙙𝙜𝙚𝙩 𝙥𝙧𝙚́𝙫𝙤𝙞𝙩 𝙚́𝙜𝙖𝙡𝙚𝙢𝙚𝙣𝙩 𝙪𝙣 𝙚𝙣𝙘𝙖𝙙𝙧𝙚𝙢𝙚𝙣𝙩 𝙥𝙡𝙪𝙨 𝙨𝙩𝙧𝙞𝙘𝙩 𝙙𝙚𝙨 𝙖𝙫𝙖𝙣𝙩𝙖𝙜𝙚𝙨 𝙛𝙞𝙨𝙘𝙖𝙪𝙭 𝙚𝙩 𝙙𝙤𝙪𝙖𝙣𝙞𝙚𝙧𝙨, 𝙖𝙞𝙣𝙨𝙞 𝙦𝙪’𝙪𝙣𝙚 𝙧𝙚́𝙙𝙪𝙘𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙙𝙪 𝙙𝙧𝙤𝙞𝙩 𝙙’𝙞𝙢𝙥𝙤𝙧𝙩𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙨𝙪𝙧 𝙡𝙚 𝙛𝙚𝙧 𝙖̀ 𝙗𝙚́𝙩𝙤𝙣 𝙥𝙧𝙤𝙙𝙪𝙞𝙩 𝙖̀ 𝙉𝙠𝙤𝙠, 𝙙𝙚 10 % 𝙖̀ 2 %.

Notre avis : 🗒️🗒️

Des chiffres à suivre, mais surtout à analyser, car derrière tous les montants annoncés se jouent les questions de croissance, de dette, de mobilisation des recettes publiques et surtout de financement des investissements.

Je vous laisse découvrir les principaux chiffres et mesures dans cette infographie.

𝐂𝐨𝐦𝐩𝐫𝐞𝐧𝐝𝐫𝐞 𝐚𝐮𝐣𝐨𝐮𝐫𝐝’𝐡𝐮𝐢 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐦𝐢𝐞𝐮𝐱 𝐝𝐞́𝐜𝐢𝐝𝐞𝐫 𝐝𝐞𝐦𝐚𝐢𝐧.

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𝐅𝐈𝐄𝐋𝐃𝐄𝐑𝐄 𝐋𝐄𝐖𝐈𝐒 𝐁𝐀𝐂𝐇𝐀𝐌𝐀

Économiste• Stratège• Spécialiste en gestion des risques financiers

Communiqué final du conseil des ministres du vendredi 18 septembre 2026 à PortGentil.

08/09/2026

Depuis quelques jours, vous avez probablement lu : « débets, amendes, 1 700 milliards FCFA ». Mais qu’est-ce qu’un débet ? Et qui est concerné ?

La beauté des termes techniques éloigne plusieurs personnes des discussions et avis.

👉🏽 Le débet ( on aurait dit un terme du tolibangando ) c’est en fait une somme mise à la charge d’un justiciable lorsqu’une irrégularité dans la gestion des fonds publics, j’insiste avec public, entraîne une somme à restituer à l’État ou à un organisme public.

👉🏽 Bon pour l’amende, vous savez déjà….🙏🏽 pour faire court et même très court, c’est une sanction financière.

👥 Qui peut être concerné ?

- Des comptables publics,
- Gestionnaires et responsables publics,
- Elus locaux,
- Dirigeants ou responsables de personnes morales, selon les dossiers et les décisions rendues.
-etc….

Et si, et si, un débiteur n’est plus de ce monde ?

⚖️ Et les héritiers ? Lorsqu’un justiciable condamné décède, les héritiers qui acceptent sa succession peuvent, dans les conditions prévues par le droit successoral, être appelés à répondre des dettes transmissibles de la succession.

Hier, dans le taxi, ça passait en boucle à la RFI, et le journaliste disait que les montants peuvent être réclamés jusqu’à la 4eme génération… 🥱🤷🏽‍♂️🤐🤔 Je ne sais pas si c’est le Vôvô 🗣️🗣️🗣️ mais bon !!! Allo les juristes 📞☎️

Ah oui!!!!! Bon à savoir !

Les débiteurs concernés auraient jusqu’au 7 octobre 2026 pour régulariser les sommes dues. 🤣🤣🤣…

La vraie question est désormais : sur les 1 700 milliards de FCFA annoncés, combien seront effectivement recouvrés par l’État ?

13/08/2026

𝐁𝐚𝐧𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐦𝐢𝐜𝐫𝐨𝐟𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐚𝐮 𝟏𝐞𝐫 𝐓𝐫𝐢𝐦𝐞𝐬𝐭𝐫𝐞 𝟐𝟎𝟐𝟔 : 𝐝𝐞𝐮𝐱 𝐦𝐨𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬, 𝐝𝐞𝐮𝐱 𝐝𝐲𝐧𝐚𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬, 𝐪𝐮𝐚𝐧𝐝 𝐥𝐞 𝐬𝐲𝐬𝐭𝐞̀𝐦𝐞 𝐛𝐚𝐧𝐜𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐚𝐛𝐬𝐨𝐫𝐛𝐞 𝐥𝐚 𝐝𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞, 𝐥𝐚 𝐦𝐢𝐜𝐫𝐨𝐟𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐞́𝐥𝐚𝐫𝐠𝐢𝐭 𝐥'𝐚𝐜𝐜𝐞̀𝐬 𝐚𝐮 𝐟𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭

Au premier trimestre 2026, les données publiées par la Direction Générale de l'Économie et de la Politique Fiscale (DGEPF) dans sa note habituelle de conjoncture sectorielle de notre économie dessinent un système financier gabonais à deux vitesses.

D'un côté nous avons un système bancaire qui affiche des chiffres impressionnants avec un total bilan en hausse de 3,7% sur le trimestre et des crédits bruts en progression significatif de 34,1% sur un an. De l'autre, nous avons, un secteur de la microfinance beaucoup moins spectaculaire en apparence, mais dont la trajectoire révèle plutôt une consolidation plus profonde et plus régulière que celle du système bancaire.

Entre les deux, nous pensons légitime de nous interroger sur qui est le véritable moteur de la croissance de notre économie ?

𝟏. 𝐃𝐞𝐬 𝐛𝐚𝐧𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐪𝐮𝐢 𝐟𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞𝐧𝐭 𝐝'𝐚𝐛𝐨𝐫𝐝 𝐥'𝐄́𝐭𝐚𝐭

Derrière la hausse spectaculaire de 34,1% des crédits bruts sur un an, il se cache une réalité plus nuancée. Cette progression est très largement portée par les concours à l'État, en hausse de 351,9% sur la période, et par les crédits aux entreprises publiques, qui bondissent de 1093,5%, c’est un effet de base considérable car ces encours sont partis d'un niveau très bas un an plus tôt. Le crédit au secteur privé, principal moteur théorique de l'activité économique, ne progresse quant à lui que de 13,1% sur un an et de 1,4% seulement sur le trimestre. Ce basculement se lit également dans la structure du bilan : la couverture des crédits par les dépôts se dégrade légèrement, passant de 126,2% à 125,3%, tandis que l'excédent de trésorerie du système bancaire chute de 56,6% sur un an.

Autrement dit, les banques mobilisent une part croissante de leurs ressources pour financer la sphère publique (pas le secteur privé ou informel), au moment même où leur marge de manœuvre en liquidités se resserre. En augmentant l’encours de crédit, l’une des conséquences est indiscutablement l’amélioration (même si moins significative) des créances en souffrance, qui passent de 9,1% du total des crédits contre 9,7% le trimestre précédent. C’est ce qu’on peut appeler une amélioration de façade. Ce niveau doit inviter le secteur à la prudence sur la qualité réelle du portefeuille.

𝟐. 𝐔𝐧𝐞 𝐦𝐢𝐜𝐫𝐨𝐟𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐞́𝐥𝐚𝐫𝐠𝐢𝐭 𝐥'𝐚𝐜𝐜𝐞̀𝐬 𝐚𝐮 𝐟𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭

Le secteur des établissements de microfinance (EMF) présente un visage différent. Plus reluisant. Sa croissance, moins spectaculaire en pourcentage, s'appuie sur des fondamentaux structurels : les fonds propres progressent de 12,2% sur le trimestre et de 12,5% sur un an, traduisant clairement un effort réel de recapitalisation engagé le secteur depuis plus d'un an, et non un simple effet mécanique de base de comparaison. Cette consolidation financière s'accompagne d'une extension tangible de l'accès aux services financiers : la clientèle des EMF croît de 9,0% en glissement annuel, portée notamment par une bancarisation accrue des agents publics, tandis que le réseau d'agences s'élargit de 15,7% sur la même période.

L'offre de crédit quant à elle progresse plus modestement, de 4,6% sur un an, dans un contexte de prudence assumée par les dirigeants du secteur face au niveau élevé des créances impayées liées à l'endettement de certains agents publics. Cette prudence contraste avec l'appétit du système bancaire pour le financement de l'État. Pour les acteurs de la Microfinance c’est un choix stratégique qui pourrait s'avérer payant en termes de qualité de portefeuille. A voir au prochain trimestre, sinon dans un an.

𝟑. 𝐃𝐞𝐮𝐱 𝐝𝐲𝐧𝐚𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬, 𝐮𝐧𝐞 𝐦𝐞̂𝐦𝐞 𝐞́𝐜𝐨𝐧𝐨𝐦𝐢𝐞

Nous devons trancher en faveur de quel secteur alors ? La réponse dépend de l'angle retenu. Si l'on mesure le dynamisme uniquement à l'aune du volume et du poids macroéconomique, alors le système bancaire demeure, de loin, le pilier central du financement de l'économie gabonaise, avec un bilan cumulé sans commune mesure avec celui des EMF. Mais si l'on interroge la nature de la croissance, clairement le constat s'inverse : l’évolution bancaire tient en réalité plus d’une dynamique de substitution, par le financement de l'État et du secteur public, tandis que la croissance des Microfinance relève plus d'une dynamique de marché, portée par l'élargissement organique de la base de clients et le renforcement des fonds propres.

En d’autres termes, le système bancaire gabonais croît en absorbant la dette publique, quand la microfinance croît en élargissant l'accès au financement. Ces deux trajectoires ne s'opposent pas : elles se complètent, chacune répondant à une fonction différente dans l'architecture du financement national. Reste maintenant à savoir si cette absorption croissante de la dette publique par les banques ne finira pas, à terme, par contraindre leur capacité à financer l'économie réelle et si la prudence des EMF sur le crédit ne limite pas, en retour, leur capacité à peser davantage dans le financement de l'inclusion financière. L’annonce faite recensement du paiement de la dette intérieure à hauteur de 51 milliards devrait booster la trésorerie des deux secteurs et faciliter davantage le financement de l’économie.

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- Note de Conjoncture Sectorielle du 1er Trimestre 2026
- Direction Générale de l’Économie et de la Politique Fiscale

Ministère du Budget et des Comptes Publics

13/08/2026

📇🚍✈️🚢 L’administration des transports : Premier employeur de la fonction publique sur un an loin devant l’Education Nationale, la Santé.

Avec une croissance de +10,3 % entre le T1 2025 et le T1 2026, l’Administration des Transports enregistre la plus forte hausse des effectifs parmi tous les départements de l’État.

Cette évolution n’est clairement pas un hasard, car elle reflète à notre sens le caractère stratégique du secteur dans les ambitions de modernisation et de développement engagé depuis un an par la tutelle.

📈 Fonction publique : +4,3 %
🚍 Transports : +10,3 %
📚 Éducation : +2,2%

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Source : DGEPF – Note de Conjoncture Sectorielle du 1er trimestre 2026.

MINISTÈRE DES TRANSPORTS, DE LA MARINE MARCHANDE ET DE LA LOGISTIQUE Ministère de l’Emploi, de la Fonction Publique et du Travail

20/06/2026

𝐂𝐄𝐌𝐀𝐂 : 𝐋𝐚 𝐭𝐫𝐞́𝐬𝐨𝐫𝐞𝐫𝐢𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐚𝐮𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐭𝐨𝐮𝐣𝐨𝐮𝐫𝐬 𝐚𝐮 𝐛𝐨𝐫𝐝 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐫𝐮𝐩𝐭𝐮𝐫𝐞

❌ La 45ᵉ session du Conseil des Ministres de l’UEAC, tenue ce 13 juin 2026 à Brazzaville sous la présidence de Ludovic Ngatse, a livré un constat préoccupant : le niveau de trésorerie de la Communauté est qualifié d’« extrêmement faible », au point de menacer la suspension du fonctionnement de ses propres institutions.

Il vous souviendra qu’à la séance plénière de février 2026, le conseil alertait déjà sur le niveau de recouvrement de la TCI sur le budget 2025 qui avait lourdement déstabilisé le fonctionnement des institutions régionales.

Toutefois, le Conseil a choisi la voie de la clémence. Plutôt que d’activer les mécanismes de sanction prévus aux articles 51 et 52 du Traité Révisé contre les États en re**rd de contribution, il a opté pour une étude approfondie. Cette position est révélatrice des marges de manœuvre limitées d’une union dont les ressources propres (TCI) peinent encore à s’imposer comme automatiques pour les pays membres.

Un paradoxe institutionnel frappant dans ce communiqué est par exemple celui des gestes de solidarité du Cameroun et de la Guinée-Equatoriale : le Cameroun s’est engagé à verser 500 millions FCFA pour la Cour des Comptes communautaire, et la Guinée Équatoriale a mobilisé un million de dollars (1,166 milliard FCFA) pour la riposte au virus Ebola, dont la feuille de route régionale a d’ailleurs été adoptée.

✅ Note de Satisfaction : l’intégration régionale avance sur les dossiers techniques, notamment le fameux roaming gratuit, la sécurité aérienne, la fiabilité statistique.

La CEMAC gagnerait à transformer ces gestes ponctuels de bonne volonté en mécanisme structurel de financement.


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- 𝑪𝒐𝒎𝒎𝒖𝒏𝒊𝒒𝒖𝒆́ 𝑭𝒊𝒏𝒂𝒍 𝒅𝒆 𝒍𝒂 45𝒆𝒎𝒆 𝑺𝒆𝒔𝒔𝒊𝒐𝒏 𝑶𝒓𝒅𝒊𝒏𝒂𝒊𝒓𝒆 𝒅𝒖 𝑪𝒐𝒏𝒔𝒆𝒊𝒍 𝒅𝒆𝒔 𝑴𝒊𝒏𝒊𝒔𝒕𝒓𝒆𝒔 𝒅𝒆 𝒍’𝑼𝒏𝒊𝒐𝒏 𝑬́𝒄𝒐𝒏𝒐𝒎𝒊𝒒𝒖𝒆 𝒅𝒆 𝒍’𝑨𝒇𝒓𝒊𝒒𝒖𝒆 𝑪𝒆𝒏𝒕𝒓𝒂𝒍𝒆

18/06/2026

Un budget, c'est avant tout une déclaration de priorités.

Les chiffres aussi ne mentent pas, c’est assez intéressant, car ils ont cette faculté d’ouvrir la porte aux débats.

Quelles sont réellement les priorités budgétaires du Gabon en 2026 ? Du moins sur la question du sociale.

En tombant sur l'article de Gabonreview, qui décortique avec précision les coupes sociales prévues dans le PLFR 2026, je me suis demandé avec sincérité si l’on était toujours en phase avec les attentes des gabonais. Parce que je pense qu’un budget n'est pas qu'une affaire de comptabilité. C'est un acte politique. Derrière chaque ligne budgétaire, il y a des visages : des familles vulnérables, des femmes enceintes, des personnes âgées, des populations qui peinent déjà à s'en sortir.

La vraie question n'est donc pas seulement budgétaire. Elle est aussi sociale.

Comment le Pays peut-il trouver l'équilibre entre la nécessaire rigueur des finances publiques et le devoir de protéger les plus fragiles ? La question est ouverte. Et c’est avec sincérité que je l’ouvre.

C'est une question qui mérite d'être posée.

Certains arbitrages interpellent :

▪️ Les aides aux familles passent de 29,3 milliards FCFA à seulement 265 millions FCFA, soit une chute de 99 %
▪️ La gratuité des accouchements recule de 3,57 à 2,34 milliards FCFA (-34 %)
▪️ Le budget du Samu social baisse de 20 %
▪️ Le soutien aux personnes âgées diminue de 12 %

Dans le même temps, d'autres lignes progressent fortement :

▪️ Le budget des fêtes nationales et activités culturelles bondit de 8,6 à 18,6 milliards FCFA (+116 %)
▪️ Les subventions aux carburants explosent, passant de 12,2 à 55,4 milliards FCFA (+354 %)

Laissez nous vos impressions. Que pensez-vous de cette coupe sociale : la solidarité envers les plus vulnérables doit-elle rester une priorité budgétaire intouchable, même en période de restrictions ?



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- https://www.gabonreview.com/loi-de-finances-rectificative-2026-les-aides-aux-familles-supprimees-a-99-le-budget-des-fetes-nationales-double/

23/05/2026

LOI DE FINANCE RECTIFICATIVE - CONSEIL DE MINISTRE DU 22.05.2026.

Les Grands changements 4/4.

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Point 4 : Le poids de la dette

⚠️ Le service de la dette continue de peser « très lourdement » sur les finances publiques.

👉🏽 Les charges financières atteignent 487,6 milliards FCFA tandis que les charges de trésorerie et de financement dépassent 1 336 milliards FCFA.

👉🏽 Le PLFR 2026 rappelle ainsi que la soutenabilité de la dette reste un enjeu central pour les années à venir.

➡️ Pensez-vous que le Gouvernement devrait-il désormais privilégier la réduction de la dette avant toute relance ambitieuse des investissements ?



📋📑 : COMMUNIQUÉ FINAL DU CONSEIL DE MINISTRE DU 22.05.2026

23/05/2026

LOI DE FINANCE RECTIFICATIVE - CONSEIL DE MINISTRE DU 22.05.2026.

Les Grands changements 3/4.

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Point 3 : Forte compression de l’investissement public

🏗️ Les dépenses d’investissement chutent fortement de près de 968 milliards FCFA, soit une baisse de 45,3 %. 😳

Le Gouvernement évoque l’absence d’études de faisabilité sur plusieurs projets. Le gouvernement va devoir arbitrer sur plusieurs projets afin d’essayer de soutenir tant bien que mal la croissance hors pétrole.

➡️ Peut-on réellement accélérer la diversification économique avec une telle réduction des investissements publics ?




📋📑 : COMMUNIQUÉ FINAL DU CONSEIL DE MINISTRE DU 22.05.2026

23/05/2026

LOI DE FINANCE RECTIFICATIVE - CONSEIL DE MINISTRE DU 22.05.2026.

Les Grands changements 2/4.

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Point 2 : Réduction importante de la taille du budget

📊 Le budget de l’État passe de 6 358 à 5 495 milliards FCFA, soit une forte baisse (historique) de 862,9 milliards FCFA (-13,6 %).

Le PLFR 2026 vient clairement nous ramener à la réalité en marquant un tournant vers plus de discipline budgétaire et une maîtrise de nos équilibres macroéconomiques.

➡️ Cette révision budgétaire vous paraît-elle nécessaire pour restaurer les finances publiques ou risque-t-elle de freiner l’activité économique ?



📋📑 : COMMUNIQUÉ FINAL DU CONSEIL DE MINISTRE DU 22.05.2026

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