27/07/2024
Bappa nous prions le repos de votre âme pour toujours inchallah
Hommage à Elhadj Djouldé alias Morinio : Un Modèle d’Inspiration et de Dévouement.
Le décès d’Elhadj Djouldé, affectueusement surnommé Morinio, m’enseigne de précieuses leçons sur la vie. Aujourd’hui, je souhaite partager avec vous quelques moments marquants de la vie de cet homme exceptionnel.
Elhadj Djouldé, originaire de Fougoumba la capitale religieuse de fouta théocratique un district situé à 7 km de Ditinn dans la préfecture de Dalaba, est issu d’une famille modeste. Son ambition était singulière, son rêve, différent de celui de nombreux jeunes de notre génération.
Alors que beaucoup aspirent à quitter leur village pour la capitale ou d’autres villes, Elhadj Djouldé avait une vision distincte : réussir dans son village natal. Dès son jeune âge, il nourrissait une passion pour l’agriculture. Avec détermination, il clôtura un terrain où il planta diverses espèces, dont des orangers et des arbres pour le coffrage du bois.
Parallèlement à ses activités agricoles, Elhadj Djouldé était un fervent activiste. En tant que président de la jeunesse de Fougoumba, il joua un rôle crucial dans le développement de sa communauté. Il s’investit activement dans toutes les initiatives locales et représenta fièrement Fougoumba lors des tournois de football organisés à Dalaba ou Ditinn.
Vue son attachement à la jeunesse il devient président de la jeunesse le seul jeux qu'aimmait Elhadj était le football.
Après le décès d’Elhadj Alpha Mamadou, une figure respectée de Fougoumba, Elhadj Djouldé se rapprocha des anciens pour collaborer sur des projets bénéfiques pour la communauté. En 2018, lors d’une discussion entre jeunes, il déclara : « Mon seul rêve est d’aider les gens de la meilleure manière possible et de voir Fougoumba retrouver sa grandeur passée, comme entre 1850 et 1900. » Il aspirait à voir un islam pur à Fougoumba et consultait régulièrement les sages pour prendre des décisions progressistes.
Grâce à son travail acharné dans l’agriculture, Elhadj Djouldé réussit à construire de ses propres mains. Sa réussite était telle qu’aucun jeune vivant en ville ne le surpassait. Pour lui, la véritable réussite résidait dans l’aide apportée aux autres, et c’est ce qu’il fit tout au long de sa vie.
Suite au décès du président du district de Fougoumba, Elhadj Djouldé fut perçu comme un candidat apte à assumer cette responsabilité, malgré son jeune âge. C’était la première fois dans l’histoire de Fougoumba, la capitale théocratique du Fouta, qu’un jeune accédait à ce poste. Pour occuper cette position, il fallait répondre à certains critères : être épanoui, être connu de tous et faire preuve de sagesse. Elhadj Djouldé remplissait ces trois conditions.
Il avait le pouvoir, la richesse et la sagesse. En tant que chef, il s’occupait des affaires administratives de Fougoumba jusqu’à son dernier jour.
Aujourd’hui, la mort l’a emporté, mais son héritage demeure. Il était un modèle de réussite, un jeune homme aux objectifs clairement définis.
Marié à deux femmes, Elhadj Djouldé nous a quittés, mais il laisse derrière lui 4 enfants et un message puissant : on peut réussir partout où l’on est. Nous prions Allah, le Maître de l’Univers, le Créateur de toutes choses, de pardonner notre frère Elhadj Djouldé et de lui accorder le Paradis Firdaws comme dernière demeure.