16/07/2022
Siccome molte e molti di voi ex allievi del PIAC, in questo gruppo, avete per diversi anni frequentato i mie scavi, vi faccio partecipi del pensiero del momento del vostro ex prof. che comunque vi vuol bene!
FB est tenace dans les souvenirs qu’il propose, tenace et volontiers dans le rôle de Jimini Cricket, pour les titulaires des profils et les amis et curieux qui les fréquentent.
FB è tenace nei ricordi che propone, spesso nel ruolo di Jimini Cricket, per i titolari e i frequentatori e curiosi delle bacheche.
Les photos souvenir des fouilles que j’ai dirigées sont récurrentes sur mon profil, porteuses de messages denses. Depuis la première de mes fouilles, en 1972, des milliers de stagiaires se sont formés ou perfectionnés sur mes chantiers. Je ferai peut-être un jour le calcul. A Mariana, il y a eu jusqu’à cent stagiaires les années d’or, en deux périodes de quatre semaines ; ailleurs de 15 à 30 par année ; « en gros », cela fait autour de 3000 étudiantes et étudiants qui s’y sont succédés; plusieurs sont souvent revenus; il ya eu les enthousiastes et les déçus.
J’ai eu des dizaines de responsables et une vingtaine de « bras droits ».
Au début il m’est arrivé d’être mon équipe à moi tout seul : ouvrier et archéologue. Là, pas de conflit, sinon interne…
Je répète souvent qu’être parent est le métier le plus difficile du monde et que, quoi que l’on fasse, avec la meilleure volonté du monde, on se trompe souvent.
Être archéologue est un métier passionnant ; sur le terrain, la gestion des fouilleuses et des fouilleurs est dans le feu de l’action scientifique et humaine. Des personnalités disparates, qui ne se sont jamais rencontrées, et souvent ne se rencontreront jamais plus, vivent a « contatto di gomito » jour et nuit. Amours et haines, indifférence, amitiés s’y font et s’y défont. Dix, vingt… cinquante ans plus t**d, ces moments intenses ressurgissent ; on essaie de se souvenir de ce qu’il y a eu de meilleur, mais des rancunes tenaces ne manquent pas.
Je suis à l’heure des bilans. Tout n’est pas noir, tout n’est pas blanc. J’ai eu d’immenses satisfactions et de grandes déceptions, mais surtout, comme un parent avec ses enfants, lorsque ceux-ci se disputent férocement (à cause de ce qu’ils considèrent comme des préférences de la part des parents, des préférences qui ne le sont pas) un sens d’impuissance. Face à des égoïsmes qui aveuglent le discernement, face à des manipulations, face à des moralismes de circonstance, face à des rumeurs assassines, toute médiation et tout compromis devient impossible.
J’ai commencé avec la comparaison « directeur de fouille-parent ». Un professeur n’est pas un parent et ne peut le substituer. La frontière est différente. La punition est différente. En fils unique j’ai toujours quelques problèmes à comprendre les dynamiques des conflits entre mes propres enfants.
En 50 ans d’activités, j’ai eu trois équipes différentes et une bonne cinquantaine de responsables de secteurs de fouille ou de coordination. La plus grosse équipe a été celle des années 80 jusqu’au début des années 2000 (avec jusqu’à quatre grands chantiers par an). L’histoire des conflits a été un éternel douloureux recommencement. La palme du pire des conflits revient à Mariana : malheureusement, pour moi qui suis un citoyen du monde viscéralement antiraciste, l’avoir voulu croire et pratiquer le brassage franco-italo-corse a été un véritable échec. Heureusement que d’autres nationalités s’y sont aimées et cotoyées.
Voici ce que les beaux sourires de cette photo d’une grande accolade d’une partie de l’équipe de Riva Ligure de 2016 suscitent en moi. J’ai la prétention de penser que les milliers de sourires que j’ai reçu de la part de celles et ceux que j’ai accueilli sur mes fouilles, à de rares exceptions près, m’accompagnent encore, ne serait-ce que par les messages que je reçois encore des dizaines d’années plus t**d. Six ans après les routes de ces archéologues se sont séparées.
Je souhaite, auguro, à chacune et chacun, a ciascuna e ciascuno, di ricordare in priorità ciò che di positivo vi ha dato Riva…
Troppo lungo da tradurre; ho fatto la prova con “translator”; è abbastanza fedele e non tradisce il mio pensiero.
A chi mi è passato per le mani auguro comunque Buona vita, sans regrets, sans remords ma con una punta di tristezza, di delusione e di incredulità per i dannosi e inspiegabili (per me…) conflitti che, fino all’ultimo, hanno funestato i rapporti tra “i miei”.
Dans le nouveau jardin de ma vie que j’ai commencé à cultiver, il n’y aura pas que tomates, courgettes, salades, concombres ou basilic, mais aussi des formes d’écriture-bilan auxquelles je réfléchi et où vous ne manquerez pas d’être présentes et présents
Un altro ciclo di scavi che si avvia verso l'ultima settimana! Come al solito tanta bella gente Alessandro Bona Alessandro Garrisi Elia Hanna Philippe Pergola Rachel Hédan Adelaide Caprara Clarissa Alessandra Gambuzza Priscilla Ralli Giorgio Martinetto