09/08/2026
Les barrages collinaires de la Commune de Mers - Province de Boulemane : une bouée de sauvetage contre la soif et l’isolement*
La Commune de Mers, dans la province de Boulemane, à l’instar des autres zones montagneuses du Moyen Atlas, souffre d’une pénurie aiguë en ressources hydriques et de la succession des années de sécheresse. Dans le contexte de l’exode rural qu’a connu la région au cours des 20 dernières années, les _barrages collinaires_ apparaissent comme une solution pratique et à faible coût pour redonner vie aux douars.
1. Pourquoi des barrages collinaires précisément ?
Le relief de Mers est montagneux et ses terres sont traversées par de nombreux ravins et petits oueds qui emportent les eaux de pluie sans qu’on en tire profit. Le barrage collinaire permet de retenir ces eaux et de les stocker pour une utilisation ultérieure.
Son importance pour Mers :
1. La sécurité hydrique : Fournir l’eau potable pour le bétail et la population et réduire la pénibilité de la corvée d’eau
2. La relance de l’agriculture : Irriguer les amandiers, figuiers et oliviers résistants à la sécheresse. Ces arbres constituent l’avenir économique de la région
3. L’alimentation de la nappe phréatique : Relever le niveau des puits et des sources traditionnelles asséchées
4. La lutte contre l’exode : L’eau + un projet agricole = une raison convaincante pour retourner à la terre des ancêtres
2. La situation actuelle
Malgré l’urgence du besoin, le nombre de barrages collinaires réalisés dans la Commune de Mers ne répond pas à l’ampleur de la souffrance. La plupart des douars dépendent encore des camions-citernes en été, et les projets de plantation d’arbres fruitiers restent risqués sans source d’eau pérenne.
D’où la question : pourquoi ce re**rd des projets ? Absence d’études, faiblesse du financement, et manque de volonté de la part de certains responsables.
Conclusion
Le barrage collinaire à Mers n’est pas qu’un simple mur de béton. C’est _un chemin vers l’eau, un chemin vers le retour, un chemin vers la dignité_.
Sans eau, la vie ne reviendra pas à la montagne, et sans barrages collinaires, le rêve du développement restera lettre morte.