12/11/2025
𝗖𝗼𝗺𝗽𝗿𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲 𝗟𝗮 𝗡𝗼𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗗'é𝗽𝗮𝗿𝗴𝗻𝗲 𝗲𝗻 É𝗰𝗼𝗻𝗼𝗺𝗶𝗲 …
🅰 🆂🅰🆅🅾🅸🆁 :
L’épargne représente la partie non consommée du revenu. En termes macroéconomiques, c’est la différence entre le revenu national et la consommation globale. L’épargne nationale inclut ainsi l’épargne des ménages, des entreprises et des administrations (éventuel excédent budgétaire). C'est un flux qui alimente le patrimoine des agents (qui, lui, est un stock). Rappelons que le patrimoine d’un agent est l’ensemble de ses avoirs (actifs financiers, logements…) et de ses dettes à un moment donné.
♦ Pour le ménage l’épargne peut être motivée :
✔ par le souhait d’accroître sa consommation future ;
✔ par un besoin de précaution (pour faire face au risque de dépenses imprévues) ;
✔ par la volonté de se constituer un patrimoine qui lui assure une reconnaissance sociale et
peut être légué aux générations futures.
♦ Pour l’entreprise, l’épargne est motivée par le souhait de dégager une capacité d’autofinancement, utile pour financer par la suite des investissements.
♦ Pour les administrations publiques, l’épargne est rare. Un solde budgétaire excédentaire peut constituer une réponse à une situation d’urgence en termes de soutenabilité de la dette publique.
Voici Quelques éléments importants à connaître :
𝗟𝗘𝗦 𝗧𝗔𝗨𝗫 𝗗’É𝗣𝗔𝗥𝗚𝗡𝗘
Le taux d’épargne nationale est le rapport entre l’épargne brute des résidents et le produit intérieur brut (PIB).
♦ Pour les sociétés non financières (SNF), on peut définir un taux d’épargne par rapport à la valeur ajoutée qu’elles génèrent (taux d’épargne des sociétés non financières = épargne brute
des SNF/valeur ajoutée brute des SNF).
♦ Le taux d’épargne des ménages est égal au rapport entre l’épargne brute des ménages et le revenu disponible brut des ménages.
♦ Pour les ménages, la notion de propension marginale à épargner désigne la part de la dernière unité de revenu affectée à l’épargne. La propension marginale à épargner est croissante avec le revenu.
𝗟𝗮 𝘃𝗶𝘀𝗶𝗼𝗻 𝗡é𝗼𝗰𝗹𝗮𝘀𝘀𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗱𝗲 𝗹'é𝗽𝗮𝗿𝗴𝗻𝗲 :
Pour les néoclassiques, l’épargne est une fonction croissante du taux d’intérêt. Pour I. Fisher, plus le taux d’intérêt, défini comme le prix de la renonciation à la consommation présente, est
élevé, plus l’incitation à épargner sera grande. Chez les néoclassiques, elle est un moteur de la croissance car elle finance l’investissement. Toute épargne prend la forme de titre financier et finance de l’investissement (Cf. la loi de Say).
𝗟𝗮 𝘃𝗶𝘀𝗶𝗼𝗻 𝗸𝗲𝘆𝗻é𝘀𝗶𝗲𝗻𝗻𝗲 𝗱𝗲 𝗹'é𝗽𝗮𝗿𝗴𝗻𝗲 :
Pour les keynésiens, l’épargne constitue un résidu, c’est la part du revenu qui n’a pas été consommée. Plus le revenu est élevé, plus l’épargne est élevée (la propension marginale à épargner augmente avec le revenu). Pour Keynes comme pour les néoclassiques ex post, l’épargne est égale à l’investissement mais Keynes inverse la causalité ex ante. Ex ante l’investissement cause l’épargne.
𝘓’é𝘱𝘢𝘳𝘨𝘯𝘦 𝘦𝘴𝘵 𝘭𝘢 𝘱𝘢𝘳𝘵𝘪𝘦 𝘯𝘰𝘯 𝘤𝘰𝘯𝘴𝘰𝘮𝘮é𝘦 𝘥𝘶 𝘳𝘦𝘷𝘦𝘯𝘶. 𝘌𝘭𝘭𝘦 𝘤𝘰𝘯𝘴𝘵𝘪𝘵𝘶𝘦 𝘶𝘯 𝘢𝘨𝘳é𝘨𝘢𝘵 𝘧𝘰𝘯𝘥𝘢𝘮𝘦𝘯𝘵𝘢𝘭 𝘢𝘶 𝘤𝘦𝘯𝘵𝘳𝘦 𝘥𝘦 𝘤𝘰𝘯𝘵𝘳𝘰𝘷𝘦𝘳𝘴𝘦𝘴 𝘵𝘩é𝘰𝘳𝘪𝘲𝘶𝘦𝘴. 𝘗𝘰𝘶𝘳 𝘭𝘦𝘴 𝘯é𝘰𝘤𝘭𝘢𝘴𝘴𝘪𝘲𝘶𝘦𝘴, 𝘪𝘭 𝘯𝘦 𝘴𝘢𝘶𝘳𝘢𝘪𝘵 𝘺 𝘢𝘷𝘰𝘪𝘳 𝘥’𝘪𝘯𝘷𝘦𝘴𝘵𝘪𝘴𝘴𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘴𝘢𝘯𝘴 é𝘱𝘢𝘳𝘨𝘯𝘦 𝘱𝘳é𝘢𝘭𝘢𝘣𝘭𝘦. 𝘱𝘰𝘶𝘳 𝘒𝘦𝘺𝘯𝘦𝘴, 𝘦𝘭𝘭𝘦 𝘦𝘴𝘵 𝘶𝘯 𝘳é𝘴𝘪𝘥𝘶 𝘦𝘵 𝘯𝘦 𝘴𝘢𝘶𝘳𝘢𝘪𝘵 ê𝘵𝘳𝘦 𝘦𝘯𝘤𝘰𝘶𝘳𝘢𝘨é𝘦.