21/04/2026
GESTION DE SKY-MALI
Le crash managérial d'Aïcha Doucouré Haïdara enfonce la Cité des Askia
Nommée en janvier 2024 pour redresser la barre, l’actuelle Directrice Générale de Sky-Mali, Aïcha Doucouré Haïdara, semble aujourd’hui piloter la compagnie droit dans le mur. Entre incompétence stratégique et mépris de la résilience des populations de Gao, la société est en pleine déliquescence. Enquête sur un naufrage annoncé.
Le contraste est saisissant, presque insultant. D'un côté, une population malienne, et particulièrement celle de Gao, dont la résilience face à l'adversité force l'admiration. De l'autre, une compagnie aérienne, Sky-Mali, qui s'enfonce dans une spirale de médiocrité depuis que les commandes ont été confiées à Aïcha Doucouré Haïdara, un produit de la société.
Une nomination, un déclin
Depuis janvier 2024, date de sa prise de fonction, les promesses de "développement régional" et de "résilience opérationnelle" se sont muées en un cauchemar quotidien pour les usagers. Sous sa direction, Sky-Mali ne vole plus malheureusement, elle dégringole.
Si la communication officielle de la compagnie tente de justifier les retards et annulations par des facteurs externes, la réalité en interne est bien plus sombre. Selon des sources proches de la compagnie, le mal est profond et porte un nom. Il s'agit de l’absence totale de stratégie et de marketing.
Gao, victime d'un pilotage à vue
La lettre incendiaire de l'Union Régionale des Travailleurs de Gao (URT-G) n'est que la partie émergée de l'iceberg. En ignorant les besoins vitaux des populations du Nord, Mme Haïdara fait preuve d'une déconnexion alarmante des réalités. Le "manque de kérosène" est devenu l'excuse facile d'une gestion logistique aux abois depuis plusieurs mois.
Le coût exorbitant des billets contraste avec la suppression de services élémentaires (bus, sécurité), trahissant une politique commerciale prédatrice. L'accueil indigne à Gao témoigne d'un manque de respect flagrant pour des clients qui paient pourtant le prix fort.
Une gestion sur la sellette
Comment une directrice censée ouvrir de nouvelles lignes a-t-elle pu laisser les liaisons existantes se dégrader à ce point ? En attendant de répondre bientôt à cette question, les griefs s'accumulent contre Sky Mali. Il s'agit des incohérences tarifaires, de l'abandon des passagers sans assistance, et surtout, d'un silence radio face à la détresse des usagers.
À Gao, on ne demande plus des privilèges, on exige le strict minimum à savoir la ponctualité et le respect des engagements. Pour l'URT-G, il est temps de "cesser de jouer le médecin après la mort". La gestion de Aïcha Doucouré Haïdara est désormais sous le feu des critiques, et son bilan, après un peu plus d'un an, est jugé catastrophique.
Notre rédaction reviendra très prochainement, avec des détails exclusifs, sur les griefs précis et les témoignages internes qui accablent la gestion de la Directrice Générale.
Le ciel malien mérite mieux qu’un pilotage à vue. Les populations de Gao, elles, exigent réparation.
Le ministre des transports est interpellé.
À suivre !
Lamine DIALLO
Wilibali 24