Conseil en Gestion d'Entreprises

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29/01/2020

LA PROCÉDURE COMPTABLE

DÉFINITION

La procédure comptable est un ensemble de méthodes et de moyens utilisés par l’entreprise pour que les opérations nécessaires à la tenue des comptes et à l’obtention des états prévus ou requis soient effectuées dans les meilleures conditions d’efficacité et au moindre coût sans faire obstacle aux principes de régularité et de sincérité.

Un document décrivant les procédures et l’organisation comptables (guides de procédures comptables) doit être établi dès lors qu’il est nécessaire à la compréhension du système de traitement et à la réalisation des contrôles.

Les faits comptables sont enregistrés dans les livres comptables au fur et à mesure qu’ils se produisent. Les documents indispensables à l’enregistrement des faits comptables sont :

 le journal
 le grand livre
 le livre des inventaires
 la balance de vérification
 le compte de résultats
 le bilan
 le tableau financier des ressources et des emplois (TAFIRE)
 les notes

Le schéma de la procédure comptable est le suivant :

A) Faits comptables ou documents écrits les constatant
B) Classement chronologique dans le journal
C) Classement et vérification méthodique dans le grand livre
D) Balance de vérification
E) Travaux de fin d’exercice, inventaire extra comptable
F) Balance après inventaire
G) Compte de résultats
H) Bilan
I) Le tableau financier des ressources et des emplois (TAFIRE)
J) Les notes.

La comptabilité tchadienne

29/06/2018

Les 3 écureuils

Les leçons d’entreprises ont pour but de présenter l’attitude des chefs d’entreprises, des créateurs d’entreprises, des travailleurs et des décideurs économiques, et d’analyser ensemble cette attitude pour que les jeunes entrepreneurs prennent conscience de la bonne attitude.

Trois écureuils, voulant sauver d’une mort certaine une troupe de mulots qui couraient vers un précipice, tentèrent de les arrêter.

Le premier se jeta à leur rencontre en leur intimant l’ordre de s’arrêter. L’autorité dont il voulait faire preuve n’eut aucun effet, et il fut piétiné par la troupe qu’il voulait sauver.

Le deuxième, se croyant plus intelligent, se jucha sur un arbre, harangua les mulots afin de les convaincre de la stupidité de leur comportement, mais son souci de convaincre n’eut aucun effet. Il vit avec désespoir la troupe continuer son chemin.

Le troisième, ne disant rien, se plaça en tête de la troupe, se mit à courir au même rythme et dans la même direction qu’elle, puis, au bout de quelques instants, lorsqu’il se sentit bien intégré et accordé ainsi à chacun, il bifurqua doucement et les entraîna loin du précipice et de la mort certaine.

- En conclusion...

Lorsque vous êtes un manager, votre rôle n’est pas seulement de donner des ordres, mais aussi et surtout de donner le bon exemple.

Dirigeants de PME/PMI, managers, soyez de bons accompagnateurs de vos équipes.
Alors ? Êtes-vous un Écureuil qui se place en tête de vos troupes ? ou « être vous celui qui se jette à leur rencontre pour les intimer l’ordre de s’arrêter ? ou encore celui qui se croit intelligent et se juche sur un arbre pour les convaincre de leurs erreurs » ?

13/08/2017

Les cinq enseignement du caméléon

Si j'ai un conseil à vous donner, je vous dirai ouvrez votre coeur et surtout allez à l'école du caméléon. C'est un trés grand professeur. Et si vous l'observez, vous verrez qu'est-ce que le caméléon.

1. Quand il prend une direction, il ne détourne jamais sa tête. Donc ayez un objectif prècis dans votre vie et que rien ne vous détourne de cet objectif.

2. Il ne tourne pas la tête, mais c'est l'oeil qu'il tourne,il regarde en haut, il regarde en bas. Informez-vous, ne croyez pas que vous êtes le seul existant de la terre, il y'a toute l'ambiance autour de vous.

3.Le caméléon quand il arrive dans un endroit, il prend la couleur du lieu. Ce n'est pas de l'hypocrisie. c'est d'abord de la tolérence, et puis du savoir-vivre. Se heurter les uns les autres n'arrange rien. Jamais on a rien construit dans la bagarre. La bagarre détruit. Donc la mutuelle compréhension est un grand devoir. Il faut en toutes circonstances chercher à comprendre notre prochain. Si nous existons, il faut admettre aussi,lui,il existe.

4. Quand il léve le pied, il se balance encore et il les léve. Cela s'appelle de la prudence dans la marche. Puisque sa que est préhensible; il l'accroche. Il ne se déplace pas aveuglément: il l'accroche pour que, si le devant s'enfonce, il reste suspendu. Cela s'appelle "assurer ses arrières". Ne soyez pas imprudents.

5. Et qu'est-ce que le caméléon fait quand il voit une proie? Il ne précipite pas là dessus, mais il envoie sa langue. C'est sa langue qui va chercher la proie. Car ce n'est pas la petitesse de la proie qui dit qu'elle ne peut pas vous faire mourir. Si sa langue peut lui ramener la proie, il la raméne tranquillement, sinon, il a toujours la ressource de reprendre sa langue et éviter le mal. Donc allez doucement dans tout ce que vous faites. Si voulez faire une oeuvre durable. Soyez patient, soyez bon, soyez vivable, soyez humain.

Et voilà ce que le caméléon vous enseigne. Si vous traversez la brousse africaine et que vous demandez aux initiés, voilà ce qu'ils vous diront sur le paragraphe du caméléon.

Amadou Hampathe BA

30/06/2017

Une bonne idée, une vision stratégique et un peu d'audace sont le secret d'une réussite en entreprise!

Sept (07) conditions à remplir pour réussir en tant qu'entrepreneur.
14/10/2016

Sept (07) conditions à remplir pour réussir en tant qu'entrepreneur.

Réussir en tant qu'entrepreneur : les conditions à remplir pour y arriver comment procéder pour réussir en tant qu'entrepreneur

Les dix choses à faire pour être un bon chef
28/06/2016

Les dix choses à faire pour être un bon chef

02/05/2016

10 Clés pour Entreprendre
Notre ambition : vous aider à réussir
1) Avoir le Profil « Chef d’Entreprise »
2) Identifier et Réunir les Compétences Nécessaires
3) Connaître son Marché et ses Concurrents
4) Dégager des Bénéfices
5) Financer son Projet
6) Choisir un Cadre Juridique et Fiscal Adapté
7) Opter pour un Régime de Protection Sociale
8) Remplir les Conditions d’Accès à la Profession
9) Respecter les Obligations Administratives et Comptables
10) S’informer et se Former pour Entreprendre

- 1 - Avoir le Profil « Chef d’Entreprise »
Créer et exploiter une entreprise exige de solides motivations personnelles:
-Désir d’entreprendre;
-Volonté de se mettre à son compte;
-Goût de l’engagement et du challenge personnel;
-Envie de réussir et de gagner de l’argent.

Et de multiples aptitudes à :
-Prendre des risques;
-Décider et diriger;
-Accueillir;
-Négocier;
-S’adapter et innover;
-Faire rentrer l’argent.

Diriger une entreprise nécessite aussi de :
-Raisonner à moyen et long terme;
-S’informer et se perfectionner en permanence;
-Se faire seconder;
-Se regrouper;
-S’accommoder de situations précaires ou incertaines.

La vocation ne suffit pas !
Il faut être un véritable professionnel doté d’une grande disponibilité et d’une santé à toute épreuve.

- 2 - Identifier et Réunir les Compétences nécessaires

Maîtriser un savoir-faire ou un métier :
-Conception d’un produit original (qu’il faudra protéger);
-Valorisation d’une nouvelle technique ou d’un nouveau procédé
de fabrication;
-Développement d’un service particulier;
-Ouverture d’un point de vente.

Savoir acheter :
-Connaissance parfaite des produits ou des services offerts;
-Recherche des fournisseurs;
-Sélection des produits nouveaux;
-Négociation des conditions d’achat.

Savoir vendre :
-Définition d’une politique commerciale cohérente;
-Prospection et fidélisation de la clientèle;
-Positionnement et promotion de l’image de l’entreprise.

Savoir gérer :
-Calcul des prix et des marges;
-Evaluations et suivi de la trésorerie;
-Estimation et surveillance des stocks;
-Compréhension de la comptabilité pour en faire un outil de
gestion;
-Informatisation de la gestion.

Savoir animer :
- Motiver le personnel
-Construire et entretenir des réseaux professionnels
-Participer au développement de la vie locale

La réussite d’une entreprise dépend essentiellement des femmes et des hommes qui participent à son développement.

- 3 - Connaître son Marché et ses Concurrents
L’étude de marché est le préalable à toute démarche commerciale.
Elle doit permettre de répondre aux questions suivantes :
-Quels sont mes clients potentiels ? Mes concurrents ?
-Comment distribuer tels produits ou tels services, où, quand, à
quel prix ?
-Quelles sont les évolutions prévisibles de la demande ?

Pour cela, il faut :
-Utiliser les sources d’information disponibles (CCI, INSEE,syndicats professionnels, foires et salons…);
-Acheter la bonne information;
-S’entourer de professionnels du conseil;
-Suivre attentivement les transformations du marché (veille
technologiques, presse spécialisée…);
-Anticiper les évolutions pour s’adapter en temps utile.

La concurrence est très vive ; elle nécessite combativité et mobilisation permanentes.
Faire face à ce défi quotidien, c’est :
-Etre attentif à tout l’environnement de l’entreprise
-Bien comprendre que le client est de plus en plus informé et
exigeant;
-Réagir à toutes les fluctuations des affaires pour rester
compétitif;
-L’intuition du chef d’entreprise n’est pas suffisante.

Elle doit être confirmée par une solide étude de marché.

- 4 -Dégager des Bénéfices
La vocation première d’une entreprise est de générer du profit. Cela suppose de réaliser des marges bénéficiaires suffisantes pour :
-Rémunérer le travail et la responsabilité du chef d’entreprise
-Rembourser les emprunts
-Financer les investissements et les besoins nouveaux (stocks,
fonds de roulement);
-Rémunérer les associés (EURL, SARL, SNC, SA, SAS, SASU) -

Comment évaluer la rentabilité financière de votre projet :
Pour cela, il faut notamment :
- Estimer le chiffre d’affaires prévisionnel;
-Définir les charges (achats, loyers, frais de personnel, impôts,
taxes…);
-Evaluer le poids des cotisations sociales de l’exploitant;
-Calculer les prix de revient et les prix de vente.

Les bénéfices contribuent au développement et à la pérennité de
l’entreprise.

- 5 - Financer son Projet
La réalisation d’un projet de création ou de reprise d’entreprise a un coût.
Il est nécessaire de l’évaluer au plus juste.

Pour cela, il faut définir Les besoins à financer:
-Investissements : immobilier, fonds de commerce, matériel et
outillage, agencements, mobilier, véhicule, frais d’installation…
-Stocks : marchandises, matières premières, emballages…
-Trésorerie : liquidités de l’entreprise.

Les sources de financement :
-Apports personnels du créateur;
-Tiers (famille, amis);
-Capital-risque (pour certains projets);
-Emprunts bancaires;
-Aides et subventions éventuellement.

Le plan de financement permet de vérifier que les ressources couvrent les besoins d’investissements. La crédibilité du projet dépend de la qualité du montage financier.

28/02/2016

Faites-en juste un peu plus pour distancer la concurrence.

Au cours d’un safari, deux managers se retrouvent perdus dans la savane silencieuse. Surgissant de nulle part, ils se retrouvent soudain face à face à un lion hostile et visiblement affamé.

Le premier d’entre eux reste pétrifier de peur et n’ose faire un pas. Le deuxième s’assoit tranquillement et commence à refaire ses lacets de chaussures.

Son compagnon de mésaventure lui demande, stupéfait : «Mais qu’est-ce que tu fabriques? Tu n’espères tout de même pas faire la course avec cet animal?». Tandis qu’il finit de lacer ses chaussures, il lui répond calmement : « Mais je n’ai pas l’intention de faire la course avec un lion; pour survivre, j’ai juste besoin de courir un peu plus vite que toi. »
Dans le monde du travail, c’est exactement pareil.
- Pour faire face à la concurrence, vous n’avez pas besoin de faire la course ou de vous comparer aux autres. Vous avez juste besoin de faire un peu mieux que vos concurrents.

À l’école si vous ramenez un 18 général de moyenne et que le dernier trimestre vous obtenez un 16, on pensera que vous vous êtes relâché, que vous vous êtes reposé sur vos acquis.

Par contre, si vous commencez à 10 de moyenne, vous continuez avec un 12 et que vous terminiez l’année avec 14, alors on vous félicitera, on pensera que vous vous êtes accroché, que vous n’avez pas relâché la pression. Vos professeurs vous féliciteront pour vos progrès.

- Ne vous battez pas pour être toujours le meilleur; ne laissez pas les autres croire que vous êtes parfait. La chute pourrait être vertigineuse.

C’est cet état d’esprit que j’ai appliqué pour me hisser à un niveau hiérarchique supérieur. Quand j’étais ouvrier dans les travaux publics, à la fin de la journée de travail quand mes collègues rentraient chez eux, je prenais dix à quinze minutes pour discuter avec le chef de chantier de la journée de demain, des difficultés du chantier ou tout simplement pour dialoguer de sujet divers et varier qui n’avaient pas de rapport avec notre métier.

Ce n’était pas grand-chose pour moi, car ça ne nécessitait pas un grand investissement de ma part, hormis quelques minutes de mon temps. Par contre, cela m’a rapporté beaucoup plus en termes financiers et de promotion.

En effet, cette attitude m’a permis de me faire bien voir de la direction. On me juge investi dans mon travail, ainsi qu’au sein de l’entreprise. De ce fait, quand une promotion ou une augmentation se présentait, j’étais dans le peloton de tête.

- Comme vous pouvez le constatez, pas la peine de surjouer. Contentez vous de faire juste un peu plus que les autres.

Je n’ai jamais été le meilleur, et encore moins parfait. Bien d’autres collègues étaient plus doués et intelligents que moi. Ce qui ma permit d’évoluer plus vite, c’est la façon dont j’ai pratiqué le management relationnel. A savoir, faire juste un peu plus que mes concurrents.

25/07/2015

LES 7 ERREURS A ÉVITER LORSQU’ON LANCE UNE AFFAIRE

Vous pouvez démarrer une entreprise grâce à l’opportunité d’un heureux hasard. Mais vous ne pouvez la faire prospérer, la gérer, la développer et la faire croître par hasard. Encore une fois la gestion est une science, et les plus grands entrepreneurs sont de grands stratèges. La stratégie n’est pas une passion aveugle, du temps gaspillé pour ne
satisfaire qu’un besoin. C’est que rien n’est à négliger. Les mêmes causes produisant les mêmes effets et « toute chose étant égale nulle part ailleurs », ceux qui négligent ou ne connaissent pas les bonnes pratiques ne peuvent atteindre les mêmes résultats que ceux qui les assimilent, les améliorent et les vivent. Tôt ou t**d la différence se fera voir. La vérité étant une graine, c’est lorsqu’elle finit de pourrir qu’elle germe. Ceux qui échouent dans des affaires pensent souvent que ce n’est dû qu’à la conjoncture et que l’opportunité qu’ils ont découverte entre temps a été saccagée ou sabotée par une politique fiscale trop contraignante ou a été reprise par une entreprise plus forte. Pourquoi cette entreprise est-elle plus forte ? Ça encore, on peut comprendre. Mais des pensées, des assertions trop intuitives et instinctives, des vérités communes peuvent rapidement vous induire en erreur. N’oubliez pas, c’est scientifique et toute erreur se paie cash. Il faut éviter ces points :

1. "Tous mes clients me resteront fidèles"
Demandez à un épicier depuis quand il a revu la vieille dame d’en face depuis qu’elle a déménagé. Il se peut qu’elle ait acheté chez lui depuis plus de vingt ans. Mais ne me demande pas pourquoi elle n’est plus jamais revenue. Ce n’est pas parce qu’elle a acheté et toujours avec satisfaction qu’elle quittera sa nouvelle résidence pour venir acheter chez notre cher épicier. Peut-être que c’est parce que l’épicier était le plus proche qu’elle a toujours acheté chez lui. Et puisque, n’ayant jamais goûté à aucune autre sauce, on pense que celle de sa mère est la meilleure, la vieille dame est venue tout le temps. En tout cas, elle aura vite fait de prendre de nouvelles habitudes avec un nouvel épicier- après son déménagement bien sûr.
Et là nous n’avons parlé que de l’emplacement de votre entreprise (magasin, boutique…). Quand un concurrent offrira de meilleurs prix, des conditions meilleures, mêmes vos meilleurs amis tricheront de temps en temps et iront acheter ailleurs même s’ils se sentent obligés en conscience d’acheter chez vous pour des liens qui existent entre vous. Croyez-moi, si vous faîtes la location de salles de conférences et de fêtes, de bâches et de chaises pour des événements spéciaux, ils en viendront à se le dire entre eux. "Vous savez chers amis, notre objectif n’est pas de louer la salle de Pierre, mais d’offrir un cadre agréable à nos invités. La sonorisation ne me semble pas à la hauteur de l’événement et les splits font pas mal de bruit. Je crois qu’il y a de meilleures salles. Pour cette fois nous pouvons l’expliquer à Pierre si besoin il y a". Si vous ne vous rapprochez davantage de vos clients, n’adaptez pas continûment vos prix, la qualité de vos produits, le temps passera et vos clients, mêmes ceux qui ont fait les plus longues expériences, passeront tous.

2. "L’essentiel est que j’offre ce dont les gens ont besoin, ils l’achèteront"
Le dire, c’est oublier que les besoins de l’homme sont illimités et que c’est les biens pour les couvrir qui manquent le plus. C’est vrai qu’on ne s’entendra pas très vite sur cette fameuse notion de besoin. Le problème est qu’un besoin peut être couvert par plusieurs biens. Les économistes en diront plus long que moi.
Par ailleurs, les gens n’achètent pas toujours ce dont ils ont besoin même s’ils savent qu’ils en ont besoin et vous confient qu’ils en ont besoin. Et s’ils vous répondent "Oui j’en ai besoin, mais pour le moment je n’ai pas de budget affecté à l’achat de ce produit. Peut-être le semestre prochain". Au fait, c’est drôle mais ça arrive à presque tout le monde. On peut avoir beau avoir besoin d’un produit, mais on ne comprend pas toujours pourquoi on devrait l’acheter maintenant et non après. Vous ferez la différence si vous pouvez démontrer à un client ce qu’il risque s’il n’achète pas votre produit ou service tout de suite.

3. "Ce qu’ils appellent marketing ou publicité n’est pas mon affaire. En tout cas, j’ai un excellent produit. Les clients satisfaits en parleront à leurs proches"
Qu’il en soit toujours ainsi. Le dommage est que ça ne se passe pas toujours comme ça. Les gens n’ont pas toujours l’occasion de bien parler de votre produit lorsqu’ils en ont fait une excellente expérience. Quand ils en font la moins mauvaise des expériences, ils créent l’occasion d’en parler. Mais vous avez dits les clients satisfaits. Mais il faut justement qu’ils arrivent une première fois pour en faire- ne serait-ce que la première expérience.
Alors savent-ils que vous êtes là où ils vous trouvent pour la première fois. Une enseigne? C’est du marketing! Vous en avez parlé à un proche, un collègue, un parent? C’est de la publicité ! Quand on ne peut suffisamment parler pour se faire entendre et se faire voir, il faut monter sur un toit ou une chaire. Quand on est trop petit pour se faire voir, il faut crier haut sa présence. Ce n’est pas du tapage! Songez au petit Zachée sur l’arbre.

4. "Je n’ai pas de concurrents."
La notion de "concurrent" peut paraître difficile à assimiler pour certains. Ceci explique d’ailleurs pourquoi ils en arriveront à dire qu’ils n’ont pas de concurrents. Voyons un peu la chose de près. La durée de vie d’une société est de 99 ans. Si au cours des dix premières années je n’ai pas de concurrents, et qu’au cours de la deuxième décennie j’ai un seul concurrent, je ne peux dire au cours de la première année que je n’ai pas de concurrents. Celui qui sera mon concurrent de la deuxième décennie, était mon concurrent potentiel au cours de la première décennie.
D’ailleurs, le fait de le dire me fait dormir sur mes lauriers – j’innove à peine. Mais le pire est que les concurrents qui viennent après vous copient et ajoutent toujours une innovation à ce que vous avez l’habitude de faire. Dans la plupart des cas on ne les voit pas venir. N’est-ce pas dangereux de ne pas savoir qui peut vous attaquer, quand et comment et de demeurer dans l’illusion que personne ne vous attaquera jamais. Il n’existe pas de secteur dans lequel il n’y ait de concurrence, sinon qu’elle est de plus en plus rude. Vous pouvez être le premier, mais il est rare que vous soyez parfaitement le seul. En un temps T d’aucuns peuvent choisir de ne pas vous concurrencer. Le jour où ils se décident, ils vous terrassent carrément. Là ils sont plus dangereux. Alors doit-on se réjouir de ne pas avoir de concurrents si tant est que c’est dangereux de ne pas savoir qu’on en a. Alors pourquoi aller jusqu’à avancer qu’on n’en a pas du tout ?

5. "Je ferai tout moi-même"
Voilà encore un autre piège dans lequel tombent de nombreux entrepreneurs non associés. Ils sont la tête, les pieds, le cœur et les poumons de leurs entreprises. Nés et vivants pour tout faire, et seuls ! Mais la réalité de l’entreprise est tout autre, surtout qu’on ne peut être bon partout. Il existe dans une entreprise plusieurs tâches ou domaines de compétences. Parfois l’entrepreneur qui démarre une entreprise ne s’en rend pas compte assez tôt. Ayant tout fait jusque-là par hasard, il essaie de pallier au fur et à mesure à ses insuffisances, excellant, se dépassant parfois pour faire des choses qu’il n’avait jamais imaginées pouvoir faire. Fantastique ! Mais….
Un jour est égal à vingt heures (24) heures. Je suppose qu’en tant qu’entrepreneur vous fassiez les toutes premières choses vous-même lorsque vous démarrez. Déjà vous vous plaignez de ce que vous avez très peu de temps. Et d’autres tâches se révèlent et se rendront indispensables à accomplir. N’oubliez pas, vous aviez très peu de temps. Vous ne pouvez vous en sortir seul ! Vous n’avez que vingt quatre heures. Elles ne vous suffiront pas parce que vous avez besoin de plus de 24 heures. Il faut en acheter, en louer. Recruter, sous-traiter, demander conseil et assistance…. Ils sont au plus cinq ou six domaines pour la bonne marche d’une entreprise ; je vous confie que vous ne pouvez les maîtriser tous et bien. Vous pouvez les regrouper ou les réduire au minimum qui vous convient. Voyez ce que vous pouvez faire et bien faire et avez suffisamment de temps pour faire. Ensuite, songez à recruter, à former, à déléguer et à sous-traiter

6. "Si j’arrive à produire et à vendre suffisamment, et que mes caisses sont renflouées, alors j’ai la meilleure affaire du monde"
J’ai un ami, jeune et dynamique qui gérait la librairie de son père. Alors que je revenais de voyage, je pris le soin d’observer son affaire pendant quelques deux semaines, puis j’eus le courage de poser la question de savoir si son affaire était vraiment rentable. Il n’hésita à me donner le cumul moyen de ses ventes quotidiennes. Je lui rappelai qu’il s’agissait là du chiffre d’affaires. Il n’avait pas de salaire. Il effectuait ses dépenses en fonction de l’importance de la liquidité dont il disposait. Il m’avoua un jour qu’il confondait "capital" et "chiffre d’affaires". Mieux il ne savait pas comme bon nombre d’épiciers et d’entrepreneurs combien son affaire lui coûtait. Il ne comprenait pas que c’est une fois toutes les charges cumulées qu’il les soustraira du chiffre d’affaires pour avoir son bénéfice ou profit (encore que…). Deux mois plus t**d, alors que l’argent rentrait de moins en moins, ses charges étaient plus visibles et pesaient davantage sur lui. Il me confia " Hermann, j’ai compris maintenant".
Ils sont nombreux les entrepreneurs qui ne savent pas combien leurs affaires leur coûtent. Parce qu’ils vendent et que la liquidité rentre chaque jour, ils ne s’arrêtent jamais pour poser une question qui, me semble-il, est la première qu’on doit se poser lorsqu’on se lance en affaires "Combien mon affaire me rapporte-t-elle ? ". Écoutez, imaginons un jeune cadre qui abandonne son poste juteux de 2.000 euros pour se lancer dans une affaire qui lui rapporte à peine 15.000 euros par an, alors qu’il fait plus d’effort, dors moins et a une responsabilité plus lourde. Le premier coût qu’il supporte est celle de l’opportunité que son poste lui offrait. Ensuite le coût de l’énergie, du temps qu’il consacre à son affaire, son salaire (fut-il fictif), le loyer, l’électricité, les déplacements, les salaires du personnel pour ne citer que ceux-là. Fait-il vraiment de profit ? Son affaire vaut-elle la peine ?

7. "Je n’ai pas besoin de conseil : ni pour la gestion encore moins pour la protection de mes affaires"
Le juriste a étudié le droit ; il en est un spécialiste. Il est fin et méticuleux là-dedans, c’est son domaine. Et pourtant j’écris tous mes contrats moi-même. Le jour j’aurai des ennuis je pourrai éventuellement faire appel à un conseil. Gouverner, c’est prévoir et ma petite entreprise est un Etat. Je dois le comprendre. Si je pouvais solliciter le conseil très tôt, n’est-ce pas qu’il m’aiderait à éviter tout contentieux et me reviendrait moins cher ?

09/07/2014

Quand l’échec entrepreneurial devient un enfer social

De tous les aspects de l’échec entrepreneurial, celui qui a été le plus difficile à vivre pour moi c’est l’échec social.

Un jour tu annonces en grande pompe que tu lances une boîte. Tu passes toutes tes soirées à pitcher ton nouveau projet, voire à le défendre. Tu en parles presque nuits et jours à tes amis, à ta famille et aux gens que tu rencontres. Puis le lendemain, tu dois leur annoncer que c’est tout simplement fini. J’ai identifié 10 raisons qui ont rendu ma vie sociale un enfer après cet échec

1. La honte

Ma Jolie Tombe était en fait mon 2e projet entrepreneurial lancé en grandes pompes. Devoir expliquer pour la 2e fois à son entourage que ça n’a encore pas marché, c’est la honte !!!! Au final, tu dépenses une énergie f***e à expliquer les raisons de ton échec à ton entourage. Mais pour eux, il ne restera que l’échec. Et même quand tu rebondiras (parce qu’on finit toujours pas rebondir), tu auras été le survivant d’un naufrage, le rescapé d’un désastre, le gentil loser qui s’en est sorti.

2. Les questions angoissantes

"T’en es où de Ma Jolie Tombe ?"

"Ca marche bien les jolies tombes ?"

"Tu fais quoi dans la vie ?"

Imaginez-vous, vous êtes en train de planter votre boite. Rien ne va plus. Vous survivez dans l’angoisse des soucis d’argent, d’associés, de paperasse et on vous pose ces 3 questions (parmi d’autres). L’ANGOISSE ! J’ai vite réglé le problèmes des questions venant d’inconnus en m’inventant une autre vie professionnelle chiante. En revanche, je n’ai jamais trouvé la clé pour aborder ces questions de mon entourage de manière sereine.

3. La gêne des autres

Tes amis savent que la boite ne marche pas. Non pas parce que tu leur as dit mais ils voient bien qu’il n’y a plus d’activité sur les réseaux sociaux, que le site n’évolue plus, qu’il n’y a plus aucune activité sur le blog, que tu en parles de moins en moins. Bref, c’est silence radio sur le sujet. Du coup, tout ton entourage sait qu’il y a un problème et n’ose pas t’en parler. Et toi, ça t’angoisse. Oui je sais quand on m’en parle ça m’angoisse et quand on m’en parle pas ça m’angoisse aussi !

Pardon si la comparaison est maladroite mais ça me fait penser à la gêne que l’on peut avoir par rapport au handicap ou à la maladie de l’autre. L’échec a de semblable qu’il produit un sentiment de fuite par peur de la contagion.

4. La galère financière

Il s’agit en fait d’une triple galère : un mélange de “J’ai perdu beaucoup d’argent”, “Je ne touche pas le chômage” et parfois “Je suis fiché à la banque de France”. J’ai moi-même connu les deux premières situations : beaucoup d’argent perdu, pas de revenu et des dettes. J’ai mis presque un an à me remettre financièrement de cette situation. J’ai emprunté à ma famille, j’ai beaucoup économisé, j’ai vendu quelques meubles, une guitare. Ce n’est pas tant la perte financière qui est dure à vivre. C’est le décalage avec son entourage. J’étais revenue au niveau de revenu (en pire) de mes années étudiantes alors que tout mon entourage jouissait de confortables revenus. Sorties, vacances, week-ends… la seule différence avec un étudiant c’est que mon entourage me faisait comprendre que j’avais choisi cette situation, choisi l’entrepreneuriat, et que je ne pouvais m’en prendre qu’à moi-même. Hyper culpabilisant !

5. Les inquiétudes de tes parents

Quand je me suis lancée, mes parents étaient à la fois fiers et inquiets. Ils étaient inquiets que je renie l’évidente stabilité professionnelle vers laquelle mes études devaient me porter mais paradoxalement confiants en mes capacités à affronter n’importe quel aléa de la vie. C’est quand même ce soupçon de crainte qui a été dur à vivre au moment de la fin de Ma Jolie Tombe. Les craintes de mes parents sonnaient malgré eux comme un “On le savait” ou “On te l’avait dit”. Ce qui les a le plus inquiété c’est ce que j’allais bien pouvoir faire maintenant. Mon CV était encore moins lisible pour eux qu’il l’était pour moi. Non seulement je devais moi-même me remettre de mon échec, me demander ce que je voulais faire, et me mettre en ordre de marche, mais je devais en plus expliquer mes intentions (dont je n’avais pas la moindre idée) à mes parents et les rassurer. Ca a été un sacré challenge.

PS : Je sais qu’ils vont me lire alors je leur dis “je vous aime papa et maman”.

6. La justification permanente

Quand enfin tu parviens à accepter de parler de ton échec autour de toi, vient une phase où tu veux absolument faire comprendre à qui veut bien l’entendre le pourquoi du comment. Avec une légère tendance à vouloir se trouver des excuses. Le pire c’est quand on a personne à blâmer pour nos propres erreurs. C’est un exercice d’équilibriste de devoir expliquer aux personnes qui t’ont entendu défendre ton projet corps et âme, prendre des directions incongrues, et suivre aveuglément une direction, que tu t’es planté. L’acceptation de l’échec est une vraie séance de thérapie, d’auto-flagellation, de mea culpa public. Je me suis sentie le devoir d’expliquer à tout le monde pourquoi Ma Jolie Tombe n’avait pas marché et c’est épuisant. Encore aujourd’hui, je ressens ce besoin d’expliquer à qui veut bien l’entendre. Ce blog en est la preuve !

7. L’isolement social

Il s’agit d’une problématique que je n’ai pas connu à titre personnel mais que beaucoup d’entrepreneurs m’ont raconté. C’est un sentiment plus courant chez la génération d’entrepreneurs quadra et quinqua. L’échec entrepreneurial peut provoquer une forme de désertification de son entourage amical, notamment quand celui-ci est très lié à son environnement professionnel. Pire encore mais pas moins courant, l’échec entrepreneurial qui mène à la dépression, à un divorce, à une descente aux enfers. Vaste sujet (tabou lui aussi) que je ne saurais développer ne l’ayant pas vécu.

8. “Qu’est-ce que je vais faire maintenant ?”

Une des plus grandes angoisses de l’échec c’est celle de l’après. Que vais-je bien pouvoir faire maintenant ? Et qu’en est-il de mon employabiité après un échec entrepreneurial. Jean-Noël Chaintreuil a écrit un bel article sur ce sujet. En tant qu’entrepreneur on est multi-casquettes et on adore tellement ça que c’est une vraie torture de savoir ce que l’on veut faire, ce qui nous rend attractif pour un recruteur et surtout à quel poste. J’ai mis des mois avant de trouver mes réponses et ça en valait la peine.

9. Le retour au salariat

Dans la vie d’un entrepreneur, le salariat c’est un peu comme le côté obscur de la force. Etre son propre patron est souvent un moteur fort de l’envie d’entreprendre. Du coup, pas toujours facile de découvrir ou redécouvrir les joies d’avoir un patron, des horaires plus ou moins imposées, 5 semaines de congés payés… Or, retrouver un job est une nécessité financière après une expérience entrepreneurial ratée. Pour ma part, j’ai découvert, à ma plus grande surprise, que je m’y suis super bien habituée. Ce qui n’est malheureusement pas le cas de tout le monde.

10. La sortie de l’écosystem

Avec Ma Jolie Tombe je me sentais membre à part entière de celle que l’on nomme depuis peu “La FrenchTech” : un ecosystem français (principalement parisien) des startups et du digital. Du jour au lendemain, je me suis sentie complètement illégitime à me rendre à des événements de l’écosystem, à participer à des conférences et à networker. Et d’autres termes, je me suis censurée parce que j’avais vraiment honte. Et je pensais ne plus du tout avoir ma place dans ce club d’élus. A tort peut-être. Je pense encore aujourd’hui qu’il y a une part de vraie dans ce sentiment d’exclusion que j’ai vécu, même si je me le suis largement imposé. Il a fallut des mois, un rebond et une nouvelle légitimité professionnelle pour avoir un vrai plaisir à revenir dans le jeu.

Lire l'article sur Burkinapmepmi.com : Quand l’échec entrepreneurial devient un enfer social - Burkinapmepmi.com - le portail des PME / PMI au Burkina Faso

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