08/01/2023
UNE PETITE AMIE
J’ai peur d’une petite amie
Comme d’un cancer,
Je m’en méfie.
Mon âme au-dedans de moi crie : Non ! Non !
Cependant ma chair m’entraine.
J’ai peur d’une petite amie.
Source de tous mes maux, ô chair !
Je te crucifierai en plein hiver.
Sans pitié en tenue d’Eve
Sans même retourner sur le mont Everest.
Je hais quand tu m’entraines, chair.
Je hais quand vos regards se croisent.
Je hais quand tu leur souris
Dans leurs vêtements moulants
Je hais quand sur leurs démarches
Hypocrites, tu médites.
Je hais, oui, je hais, cependant tu m’entraines ô chair !
Ne réveillez pas l’amour quand il dort.
Il court dans la nuit ténébreuse et froide sans renoncer.
Il questionne avec fureur les gardes de la ville assiégé.
Il ronge, il ronge plus vite que le cancer.
Ne le réveillez donc pas quand il dort.
Qui m’invoquera le Dieu de Joseph,
L’Eternel qui dompte les vents impétueux ?
Eternel, ô Eternel dompte ma chair !
Eternel, ait pitié du fils de la maison de refuge.
Ecoute les cris de mon âme,
O Eternel Dieu de Joseph !
J’ai peur d’une petite amie.
Comme d’un cancer, je m’en méfie.
Mon âme au-dedans de moi crie : Non ! Non !
Cependant ma chair m’entraine.
J’ai peur d’une petite amie.
Samuel Eros