17/07/2026
Mer de Barents, 12 août 2000. Le sous-marin nucléaire K-141 Koursk, fierté de la flotte russe du Nord, participe à un exercice naval. À 11h28, une torpille explose dans son tube avant. Quatre secondes plus t**d, une deuxième explosion, cent fois plus puissante, dévaste les compartiments avant. Le sous-marin coule par 108 mètres de fond en quelques minutes.
Des 118 hommes d'équipage, 23 survivent aux deux explosions dans les compartiments arrière. Un message est retrouvé sur le corps du lieutenant-capitaine Dmitri Kolesnikov : rédigé à 15h15, trois heures et demie après le naufrage, il dit que 23 hommes sont vivants, qu'il fait sombre, que la pression augmente dans le compartiment. Il demande à sa femme de ne pas désespérer.
Moscou met 5 heures à informer le monde de l'accident. Vladimir Poutine, en vacances dans la station balnéaire de Sotchi, est informé mais ne rentre pas immédiatement. Il reste en vacances 4 jours supplémentaires sous pression médiatique croissante.
La marine russe tente ses propres opérations de sauvetage pendant deux jours. Les sas de sauvetage ne fonctionnent pas. Les submersibles de secours ne peuvent pas s'amarrer à la coque endommagée. La Norvège et le Royaume-Uni proposent leurs plongeurs et leurs submersibles spécialisés dès les premières heures. La Russie refuse l'aide étrangère pendant cinq jours, paralysée par la fierté institutionnelle et le secret militaire.
Lorsque les plongeurs norvégiens sont finalement autorisés à intervenir le 21 août, ils ouvrent le sas en moins de deux heures. C'était trop t**d. Tous les 118 hommes sont morts. Les experts estiment que certains auraient pu survivre si l'aide étrangère avait été acceptée dès le premier jour.
Poutine accorde un entretien à la télévision américaine CNN huit jours après le naufrage. À la question sur ce qui était arrivé au Koursk, il répond avec un sourire : « Il a coulé. »