10/08/2025
L'école française néocoloniale cultive le goût de la traîtrise chez les diplômés et les élites.
S'il y a un constat qui est constant, c'est le fait que les élites africaines aiment la trahison. Ça, c'est évident. Le plus gros défaut des diplômés de l'école néocoloniale, c'est leur capacité à trahir pour des raisons purement égoïstes. Aujourd'hui, la plupart des entrepreneurs se méfient des jeunes qui ont le baccalauréat, la licence ou le master. Pourquoi? Ces gens-là sont généralement sans scrupule. Ils trahissent vite et pour rien. Vous ouvrez votre entreprise. Vous faites venir un ami du lycée ou de l'université qui est au chômage pour que vous bossiez ensemble. Si vous ne faites pas attention, au bout de cinq ans, il va formaliser votre entreprise à la maison de l'entreprise et les papiers vont sortir à son nom. Trahir est pratiquement la plus grande vertu(?!) des diplômés de l'école néocoloniale même s'il y a des gens qui font exception comme pour confirmer la règle. Quand vous êtes dans votre domaine et que ça marche, les gens courent vers vous. Vous pensez qu'ils vous aiment. Vous vous trompez. La plupart des gens viennent avec l'esprit de vous dépasser, de s'accaparer de ce que vous faites par les moyens les plus malhonnêtes qui soient. De nombreux diplômés de l'école néocoloniale se moquent de la morale et de l'éthique. Ils aiment pourtant le droit gréco-romain qui permet au plus rusé, au plus malhonnête de manipuler les autres.
On m'a raconté l'histoire de ce jeune homme qui était chargé de communication d'une grande dame guérisseuse. Et parce qu'il a fait l'université, il a passé son temps à escroquer la jeune dame qui lui a acheté une moto, après une voiture avant de se rendre compte que le jeune homme était dans la trahison. Il avait créé une page Facebook du nom de la dame pour escroquer les clients. Par cette pratique, il a pu s'acheter une parcelle à Ouagadougou et avait commencé à construire. Beaucoup de diplômés néocoloniaux sont convaincus qu'on ne peut pas réussir sans trahir. Et les gens trahissent ceux qui se sont battus pour les élever, pour les aider. Dans la politique aussi, la trahison a toujours été au rendez-vous. Pour dix millions, vingt millions, pour une promesse de poste ministériel, les gens trahissent sans remords.
Aujourd'hui, il est pratiquement difficile de compter sur autrui. En famille, on trahit. En amitié, c'est la donne normalisée. Dans les affaires, c'est comme un passage obligé. L'école néocoloniale apprend à trahir pour s'élever , pour s'enrichir, pour avoir le pouvoir. Mais, il y a aussi un fait constant: les traîtres finissent généralement mal. S'ils arrivent à humilier, à decevoir, à traumatiser les autres, ils rencontrent généralement de grandes difficultés qui annihilent leurs ambitions. C'est la justice immanente. Trahir pour ouvrir une entreprise, trahir pour s'accaparer d'un domaine, trahir pour prendre le pouvoir, généralement, on finit dans la situation de départ même si cela n'a jamais été une leçon pour les autres qui sont toujours prêts à trahir... Il y a quelques années, un jeune homme a trahi son patron..Il a pris plus de dix millions et il s'est lancé dans les affaires. Il a ouvert une alimentation. Il y a quelques jours, j'ai eu de ses nouvelles..Il a fermé son alimentation et il se retrouve dans la misère. C'est le prix de la trahison.
Nous sommes en Révolution..Je n'ai jamais douté de la détermination du Capitaine Ibrahim TRAORÉ. Je n'ai jamais douté..IB ,comme nous l'appelons affectueusement, est un homme honnête et sincère qui veut construire le Burkina. Mais, n'y a t-il pas des hommes qui induisent souvent le Chef de l' État en erreur? Je me pose plusieurs fois cette question sans avoir une réponse certaine. Le traître a un sérieux problème. Il n'aime pas la justice même s'il aime souvent le droit..Il n'aime pas la transparence. Il n'aime pas la vérité. Il est fourbe. Il sait se montrer bon, gentil, généreux. Mais le traître supporte le mensonge, l'hypocrisie et la méchanceté car la vie pour lui se résume en une chose: son intérêt. Et il est souvent difficile de connaître le traître avant qu'il n'accomplisse son acte..
Quand les gens parlent de justice sociale, le traître parle de droit juridique. Quand les gens parlent de transparence, le traître parle de manque de textes ou de textes déjà écrits..Il trouve toujours un prétexte pour se soustraire à l'exigence de la morale et de l'éthique..
La solution qui reste pour l'homme bien, c'est la méfiance, c'est la prudence. Ne faites pas des affaires avec n'importe qui. N'associez pas n'importe qui dans votre projet..La traîtrise est symptomatique dans notre société. Et les gens trahissent sans remords..Soyons prudents, très prudents..
Adama Amadé SIGUIRE
Écrivain Professionnel
Consultant en leadership et management des cellules sociales
Enseignant de philosophie.L'école française néocoloniale cultive le goût de la traîtrise chez les diplômés et les élites.
S'il y a un constat qui est constant, c'est le fait que les élites africaines aiment la trahison. Ça, c'est évident. Le plus gros défaut des diplômés de l'école néocoloniale, c'est leur capacité à trahir pour des raisons purement égoïstes. Aujourd'hui, la plupart des entrepreneurs se méfient des jeunes qui ont le baccalauréat, la licence ou le master. Pourquoi? Ces gens-là sont généralement sans scrupule. Ils trahissent vite et pour rien. Vous ouvrez votre entreprise. Vous faites venir un ami du lycée ou de l'université qui est au chômage pour que vous bossiez ensemble. Si vous ne faites pas attention, au bout de cinq ans, il va formaliser votre entreprise à la maison de l'entreprise et les papiers vont sortir à son nom. Trahir est pratiquement la plus grande vertu(?!) des diplômés de l'école néocoloniale même s'il y a des gens qui font exception comme pour confirmer la règle. Quand vous êtes dans votre domaine et que ça marche, les gens courent vers vous. Vous pensez qu'ils vous aiment. Vous vous trompez. La plupart des gens viennent avec l'esprit de vous dépasser, de s'accaparer de ce que vous faites par les moyens les plus malhonnêtes qui soient. De nombreux diplômés de l'école néocoloniale se moquent de la morale et de l'éthique. Ils aiment pourtant le droit gréco-romain qui permet au plus rusé, au plus malhonnête de manipuler les autres.
On m'a raconté l'histoire de ce jeune homme qui était chargé de communication d'une grande dame guérisseuse. Et parce qu'il a fait l'université, il a passé son temps à escroquer la jeune dame qui lui a acheté une moto, après une voiture avant de se rendre compte que le jeune homme était dans la trahison. Il avait créé une page Facebook du nom de la dame pour escroquer les clients. Par cette pratique, il a pu s'acheter une parcelle à Ouagadougou et avait commencé à construire. Beaucoup de diplômés néocoloniaux sont convaincus qu'on ne peut pas réussir sans trahir. Et les gens trahissent ceux qui se sont battus pour les élever, pour les aider. Dans la politique aussi, la trahison a toujours été au rendez-vous. Pour dix millions, vingt millions, pour une promesse de poste ministériel, les gens trahissent sans remords.
Aujourd'hui, il est pratiquement difficile de compter sur autrui. En famille, on trahit. En amitié, c'est la donne normalisée. Dans les affaires, c'est comme un passage obligé. L'école néocoloniale apprend à trahir pour s'élever , pour s'enrichir, pour avoir le pouvoir. Mais, il y a aussi un fait constant: les traîtres finissent généralement mal. S'ils arrivent à humilier, à decevoir, à traumatiser les autres, ils rencontrent généralement de grandes difficultés qui annihilent leurs ambitions. C'est la justice immanente. Trahir pour ouvrir une entreprise, trahir pour s'accaparer d'un domaine, trahir pour prendre le pouvoir, généralement, on finit dans la situation de départ même si cela n'a jamais été une leçon pour les autres qui sont toujours prêts à trahir... Il y a quelques années, un jeune homme a trahi son patron..Il a pris plus de dix millions et il s'est lancé dans les affaires. Il a ouvert une alimentation. Il y a quelques jours, j'ai eu de ses nouvelles..Il a fermé son alimentation et il se retrouve dans la misère. C'est le prix de la trahison.
Nous sommes en Révolution..Je n'ai jamais douté de la détermination du Capitaine Ibrahim TRAORÉ. Je n'ai jamais douté..IB ,comme nous l'appelons affectueusement, est un homme honnête et sincère qui veut construire le Burkina. Mais, n'y a t-il pas des hommes qui induisent souvent le Chef de l' État en erreur? Je me pose plusieurs fois cette question sans avoir une réponse certaine. Le traître a un sérieux problème. Il n'aime pas la justice même s'il aime souvent le droit..Il n'aime pas la transparence. Il n'aime pas la vérité. Il est fourbe. Il sait se montrer bon, gentil, généreux. Mais le traître supporte le mensonge, l'hypocrisie et la méchanceté car la vie pour lui se résume en une chose: son intérêt. Et il est souvent difficile de connaître le traître avant qu'il n'accomplisse son acte..
Quand les gens parlent de justice sociale, le traître parle de droit juridique. Quand les gens parlent de transparence, le traître parle de manque de textes ou de textes déjà écrits..Il trouve toujours un prétexte pour se soustraire à l'exigence de la morale et de l'éthique..
La solution qui reste pour l'homme bien, c'est la méfiance, c'est la prudence. Ne faites pas des affaires avec n'importe qui. N'associez pas n'importe qui dans votre projet..La traîtrise est symptomatique dans notre société. Et les gens trahissent sans remords..Soyons prudents, très prudents..
Adama Amadé SIGUIRE
Écrivain Professionnel
Consultant en leadership et management des cellules sociales
Enseignant de philosophie.