28/10/2026
PORTER UN BÉBÉ :
CES TENSIONS QUI S’INSTALLENT PROGRESSIVEMENT
Nourrir, bercer, endormir, réconforter…
Porter un bébé, c’est parfois passer plusieurs heures par jour dans les mêmes positions, avec les bras et le haut du corps constamment sollicités.
Que l’on soit maman, papa, grand-parent ou professionnel de la petite enfance, ces gestes répétés peuvent progressivement provoquer des tensions dans la nuque, entre les omoplates, dans les épaules, les coudes et les poignets.
Pour les mamans qui viennent d’accoucher, ces sollicitations s’ajoutent aux bouleversements physiques de la grossesse et de l’accouchement, notamment au niveau du bassin et de la laxité des tissus.
🌸 Certaines femmes ressentent une sensation de relâchement ou d’instabilité du bassin, parfois même PLUSIEURS ANNÉES après l’accouchement. Je propose dans ce cas un soin spécifique associant la Myofascialogie à un serrage mécanique du bassin au Rebozo, selon les principes de la méthode de Gasquet.
DES PETITS AJUSTEMENTS QUI FONT LA DIFFÉRENCE
Lorsque j’exerce comme kraamverzorgende (aide-soignante spécialisée en maternité), j’encourage les parents à prendre conscience de leur posture dès les premiers jours.
Un conseil que je donne régulièrement : utiliser l’ensemble de son corps pour porter son bébé.
Prendre appui sur ses jambes, soutenir ses bras avec des coussins, varier les positions, installer bébé à une hauteur confortable plutôt que de se pencher constamment vers lui…
Ces petits ajustements permettent de limiter les contraintes répétées sur le corps.
ET LA MYOFASCIALOGIE DANS TOUT ÇA ?
Notre corps possède une formidable capacité d’adaptation. Face aux sollicitations répétées, il développe parfois des compensations dont nous n’avons même plus conscience : une épaule relevée, des trapèzes contractés, une respiration moins ample…
Les fascias, ce réseau de tissus conjonctifs qui relie les différentes structures du corps, participent à la mobilité, à la transmission des forces et à notre perception corporelle, en interaction avec le système nerveux.
Par un toucher profond, lent et soutenu, la Myofascialogie accompagne le relâchement des tensions et la mobilité des tissus, en tenant compte des compensations parfois éloignées des zones douloureuses.
Mais son intérêt ne se limite pas à l’aspect physique.
Le stress, la fatigue et les émotions influencent également notre respiration, notre tonus musculaire et notre perception de la douleur.
Cette approche invite à prendre conscience de ses sensations et à accueillir les réactions physiques ou émotionnelles qui peuvent émerger pendant le soin.
💛 POUR LES MAMANS QUI ONT ACCOUCHÉ RÉCEMMENT
La grossesse, l’accouchement et les premiers mois de maternité peuvent être traversés par des peurs, des appréhensions et une vigilance permanente.
La lenteur du toucher, le maintien du contact et le respect du rythme de chacune peuvent alors favoriser un sentiment de sécurité intérieure et d’ancrage.
Un espace pour relâcher la vigilance, retrouver ses repères corporels et simplement recevoir.
✨ Se laisser porter, après avoir tant porté.
Parce que celles et ceux qui prennent soin des autres ont aussi besoin que l’on prenne soin d’eux.
🗓️ NB : La Myofascialogie ne remplace pas un suivi en kinésithérapie périnéale, mais peut le compléter. Elle peut être envisagée dès les premiers jours après l’accouchement, avec un toucher adapté à la récupération de chaque maman et après avis médical si nécessaire.