09/10/2026
🌍 Et l’autopartage dans les communes rurales ?
Aujourd’hui, je participe à Momignies à une journée d’échanges consacrée à l’autopartage en milieu rural, dans le cadre du programme européen Interreg France-Wallonie-Vlaanderen.
Évidemment, en milieu rural, la voiture reste indispensable pour la majorité des déplacements. Mais doit-elle nécessairement être possédée individuellement ?
Plusieurs modèles, encore méconnus, existent : voitures partagées entre particuliers, véhicules communaux mis à disposition des citoyens ou encore flottes proposées par différents opérateurs économiques.
L’enjeu de l’autopartage n’est pas uniquement environnemental. Il est aussi économique, social et sociétal :
- De libérer de l’espace public et de réduire les besoins en stationnement ;
- De rendre la mobilité plus accessible aux personnes disposant de revenus limités ;
- De réaliser des économies importantes pour les ménages qui utilisent une voiture seulement pour quelques trajets ponctuels ;
- D’éviter l’achat ou le maintien d’un second (troisième ou quatrième) véhicule souvent sous utilisé ;
- De proposer une solution complémentaire là où les alternatives à la voiture restent limitées.
L’un des enseignements que je retiens aujourd’hui est l’importance de commencer à petite échelle.
L’autopartage ne remplacera pas la voiture individuelle. Mais il peut constituer une solution concrète pour certains déplacements tout en réduisant les coûts pour les ménages et l’occupation de l’espace public.
Là où le vélo peut sembler difficile à envisager pour certains trajets en milieu rural, la mobilité partagée mérite d’être testée.
La mobilité partagée ne doit pas être pensée comme une solution imposée mais comme une possibilité supplémentaire à construire avec les citoyens et à adapter à notre territoire.
💡L’innovation territoriale, c’est aussi oser expérimenter de nouvelles solutions, même à petite échelle, pour répondre aux besoins de demain.