Un passé qui s'infiltre insidieusement dans mon présent, sous diverses formes, sans se nommer, sans crier gare, un passé lourd en matière de communication ou plus adéquatement, d'anti-communication. Enfant sensible, incomprise, introvertie, violée dans mon monde intérieur par un questionnement maternel perçu par moi comme abusif et développé sous les conseils d'un médecin de famille inquiet face à
mes longs moments de silence, je me suis réfugiée dans mon monde imaginaire. A l'âge de 18 ans, mon corps a développé une maladie nommée lupus, maladie profonde, structurelle qui surgit, selon Michel Odoul dans son livre "Dis-moi où tu as mal, je te dirai pourquoi ", quand la communication est entièrement coupée (les maux à la place des mots). A 21 ans, je suis diplômée dans l'enseignement des langues, mariée et maman pour la première fois. Mon mari prend le relais de ma mère en matière de questionnement et de contrôle de mon espace intérieur. En 1996; à l'âge de 33 ans, je vis un premier grave accident (le corps traduit en maux, les non-dits). Un frontal dont les conséquences physiques sont accablantes : fractures multiples, bassin, dents, calcanéum, fémur broyé sur plus de 10 centimètres, amputation envisagée...
Face à tellement de souffrance, j'ose défier plus haut que moi : " Si quelque chose existe dans l'invisible, alors que ma souffrance physique soit interrompue pendant 3 secondes..." Pause souffrance...
Un an après, en 1997, deuxième grave accident (mon corps n'en finit pas de se dire). Je suis cassée physiquement : plateau tibial, dents, les deux poignets. Je suis démolie psychiquement. Sur mon lit d'hôpital, je fais l'expérience du "tunnel". La même année, je quitte ma relation de couple devenue trop étroite, vide de sens. En 2007, une nouvelle alerte corporelle est donnée : cancer. Je le présente à mon entourage comme mon partenaire de Vie. Il est une invitation de l'Univers à réévaluer mes choix et reconsidérer mes priorités.Début 2008, je subis une intervention chirurgicale qui mettra fin à ma collaboration avec cette maladie (mal-à-dire). La succession d'événements douloureux et mon expérience en milieu hospitalier me poussent à concentrer ma recherche en direction du Divin en moi dont je ne doute plus de la présence. Je suis porteuse d'une chose non matérielle, que je ne connais pas, qui répond à mes sollicitations sincères, une part en moi à laquelle je veux me relier. J'entreprends un chemin spirituel actif, que je poursuis d'ailleurs à ce jour et qui me ramène dans ce face à face à moi-même. Je prends conscience de ma responsabilité dans tout ce que j'émets et entreprends ; à chacun de mes actes, il y a des conséquences. En même temps, je réalise que si je fais ce que j'ai toujours fait en matière de communication, je produirai ce que j'ai toujours produit. En 2006, je m'inscris dans une formation longue de communication, la Méthode E.S.P.E.R.E de Jacques Salomé. J'en suis diplômée en 2010. Cette méthode ainsi que d'autres, et surtout ma recherche sincère et quotidienne d'alignement sur cette partie Divine en moi qui m'inspire m'ont permis d'accéder à une expression plus consciente, plus profonde et plus spirituelle de qui je suis. Ma question journalière est :" Comment mieux servir?"
La réponse de la Vie : " En faisant de ton mieux..." Si il y a résonance en vous alors peut-être que notre rendez-vous est déjà inscrit dans l'agenda de l'Univers...