15/05/2025
𝐉’𝐚𝐢 𝐭𝐨𝐮𝐣𝐨𝐮𝐫𝐬 𝐚𝐢𝐦𝐞́ 𝐥𝐢𝐫𝐞.
Surtout des romans fantastiques, policiers ou d'espionnage. Mais aussi des livres sur le marketing, la stratégie d'entreprise, le people management… Et ces dernières années, de plus en plus d’ouvrages sur la philosophie ou les grands changements de paradigme à venir face aux limites planétaires.
Mais ces derniers temps, je peine à finir une vingtaine de pages sans lever les yeux.
Et visiblement, je ne suis pas le seul.
Même Mark Manson — que je lisais justement à une époque où je dévorais un bouquin en deux jours — raconte qu’il n’arrive plus à lire.
Il s’est penché sur la question, et plusieurs raisons se croisent.
D’abord, notre capacité d’attention est fragmentée. Entre mails, messages, alertes, notifications… notre cerveau ne tient plus en place. Il saute. Il scrolle. Il zappe. Il se shoote à la dopamine.
Mais ce n’est pas tout.
Il y a aussi le paradoxe du choix : on a accès à des milliers de livres en un clic… et on doute de chaque lecture. Est-ce le bon ? Est-ce le plus utile ? Alors on survole. On abandonne vite. On passe au suivant.
Et puis il y a la fatigue. Pas la grande fatigue physique. Mais cette usure mentale en fin de journée, quand notre cerveau a déjà été sursollicité par 10 projets, 100 décisions, et 1000 micro-tâches.
Enfin, il y a ce réflexe nouveau : l’IA peut me résumer n’importe quel livre en 3 minutes. Alors pourquoi s’att**der ? Pourquoi “perdre du temps” avec 300 pages ?
Je ne dis pas que c’est bien ou mal.
Mais je sens que ça me prive de quelque chose.
De ce temps lent, profond, fertile…
Celui qui permet de penser autrement, de faire des liens, de questionner vraiment.
Alors je reprends doucement.
Dix pages. Un café. Et le téléphone en mode avion.
Et vous ?
La lecture fait-elle encore partie de vos rituels ?
Ou avez-vous aussi du mal à retrouver cette attention longue qui fait du bien ?