21/01/2019
Les entreprises n’accordent pas assez d’importance à l’aménagement des espaces et seuls 52% sont satisfaits des espaces dédiés à l’isolement.
39% des français dont 56% en open spaces estiment que leurs entreprises n’accordent pas assez d’importance à l’aménagement des espaces et seuls 52% sont satisfaits des espaces dédiés à l’isolement. Malgré les efforts dédiés à créer des possibilités de détente et de restauration, seulement 49 à 56% des collaborateurs en sont contents. D’une part, si les salariés britanniques ne sont pas, en majorité, dérangés par le niveau du bruit dans les bureaux paysagers, les nuisances sonores constituent une des raisons principales de mécontentement en France (52%). Cette organisation privilégie les modes de fonctionnement collectifs et le travail en équipe, mais entraîne cependant pour beaucoup des problèmes de concentration, ce qui ralentit l’accomplissement des tâches, et le rend plus difficile.
D’autre part, le “Scandinavian Journal of Work, Environment and Health” affirme que les absences pour maladies sont significativement plus élevées dans les locaux d’entreprises à open spaces que dans celles qui bénéficient de bureaux cellulaires. Il y a 50% de plus de jours d’absence de maladies dans la première, ce qui revient à dire que les collaborateurs sont deux fois plus exposés aux germes dans les bureaux partagés que privés. Cette conclusion pèse en terme de qualité de vie et de santé au travail pour les employés, mais aussi sur le plan économique pour l’entreprise. « Il est donc inutile d’offrir aux collaborateurs plus de flexibilité dans la gestion de leurs temps et lieux de travail si l’on n’a pas répondu de façon satisfaisante au besoin de s’isoler pour se concentrer », commente Flore Pradère, Responsable Recherche Entreprises chez JLL France.