09/09/2025
POURQUOI, EN 2025, UN AVOCAT AFRICAIN DOIT ENCORE PORTER LA ROBE COLONIALE ET LA PERRUQUE POUDRÉE HÉRITÉE DU SYSTÈME BRITANNIQUE ?
On ne parle pas d’un détail. On parle d’un symbole puissant, d’une marque psychologique de domination.
Ces robes et ces perruques n’étaient pas conçues pour donner de l’élégance à la justice. Non. Elles étaient des signes de distinction sociale, de hiérarchie, de pouvoir dans une société qui nous a réduit à l’état de colonisés. Le colon a imposé son droit, ses règles, ses procédures, et même ses costumes. Et, des décennies après les indépendances, nous continuons à marcher dans ces habits comme si nous étions encore au service de la couronne.
Sais-tu ce que ça signifie ? Ça veut dire que, même dans les lieux les plus sacrés où la justice doit protéger le peuple, nous continuons inconsciemment à jouer un rôle écrit par quelqu’un d’autre. La colonisation est peut-être terminée officiellement, mais la colonisation mentale se perpétue dans nos symboles, nos rituels, nos institutions.
Pendant ce temps, les jeunes Africains qui rêvent de devenir avocats ou magistrats grandissent avec l’idée que la ''dignité'' et le ''prestige'' de la justice passent par le fait de se travestir dans des habits étrangers. Est-ce normal qu’un étudiant en droit en 2025 se projette encore avec une perruque du 18e siècle sur la tête ?
Réfléchissons un instant. L’Asie a modernisé ses pratiques. Le Japon a une justice enracinée dans sa culture. La Chine aussi. Même les pays arabes intègrent leurs traditions et codes dans leur système juridique. Mais nous, Africains, continuons de rejouer la pièce coloniale dans nos tribunaux comme si nous étions des figurants sans mémoire.
La justice, c’est une institution qui doit inspirer confiance. Mais quelle confiance peut-on avoir dans un système qui ne se reconnaît pas dans ses propres symboles ? Comment parler de souveraineté quand, pour plaider une cause africaine, il faut se déguiser en Britannique du 18e siècle ?
La vérité est simple : tant que nous n’aurons pas décolonisé nos symboles, nos mentalités resteront prisonnières. Il ne s’agit pas de faire table rase du passé, mais d’oser une rupture. Nos avocats pourraient très bien porter une tenue inspirée de nos cultures, de nos tissus, de nos réalités. Une tenue qui parle de nous, qui raconte notre dignité, notre identité, notre force.
Décoloniser la justice, ce n’est pas qu’un acte vestimentaire. C’est une déclaration d’indépendance mentale. C’est dire au monde que nous ne sommes plus des élèves imitant un maître, mais une civilisation qui assume son propre chemin.
Alors oui, il est temps d’avoir le courage. Le courage de revisiter ce qui nous a été imposé. Le courage de refuser de continuer à répéter les rituels d’une domination qui a volé nos terres, nos richesses et nos esprits. Le courage de dire : nous voulons une justice africaine, enracinée, moderne, et souveraine.
La vraie indépendance n’est pas seulement politique. Elle est mentale, culturelle, symbolique. Et elle commence par des actes concrets : se libérer de ces perruques ridicules, de ces robes importées, et écrire enfin notre propre histoire.
Voilà la vérité que beaucoup n’osent pas dire : tant que nous porterons les habits du colon, nous serons encore ses élèves. Mais le jour où nous les enlèverons, ce jour-là, la justice africaine renaîtra.
Je suis L'IMPACTEUR 🔥🔥💣
Ça ne nous coûte rien d'ériger nos normes propre à nous