11/07/2026
Je vais vous partager une des maximes de ma vie.
Je l’ai intitulé "Préférer les miettes qui tombent de la table de mon Maître aux banquets qu’offre le Monde"
Cette expression fait référence à l’affirmation d’une femme dans la Bible. Je vous raconte.
Jésus vient de quitter le territoire d'Israël pour se rendre dans la région de Tyr et de Sidon, une terre païenne. Il y rencontre une femme dont la fille est tourmentée par un esprit impur. Cette femme accourt vers Jésus, se prosterne et implore sa miséricorde. La réponse initiale de Jésus est cinglante et glaçante : "Laisse d'abord les enfants se rassasier, car il n'est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens" (Marc 7:27). Ici, le Maître établit une distinction radicale. Le "pain" symbolise les privilèges de l'Alliance, les bénédictions du Royaume de Dieu, destinés en priorité aux enfants de la maison d'Israël. La "table" représente la surabondance des grâces divines. Les "petits chiens" (le terme grec utilisé est diminutif, kunarion, indiquant les petits chiens domestiques qui vivent sous la table, et non les chiens errants) représentent les peuples des nations, les païens, ceux qui n'ont pas le statut de privilégiés.
La femme syro-phénicienne aurait pu se scandaliser, s'offenser de ce rejet apparent, et abandonner. C'est la réaction humaine habituelle face à l'injustice perçue ou à la privation. Pourtant, elle choisit la voie de la persévérance et de la fidélité. Sa réponse est un modèle de résilience spirituelle :"Sans doute, Seigneur, reprit-elle, mais les petits chiens, qui sont sous la table, mangent les miettes que laissent tomber les enfants" (Marc 7:28). Cette déclaration met en exergue plusieurs aspects fondamentaux de la fidélité persévérante des "petits chiens" mais je voudrais m’attarder sur une seule : la valeur accordée aux miettes.
Le point central de l'enseignement réside dans la perception de la valeur accordée aux miettes. Pour l'orgueilleux, une miette est une insulte, un reste sans valeur. Pour le petit chien fidèle, la miette qui tombe de la table du Maître est le trésor suprême. La fidélité persévérante ne se décourage pas face à la petitesse de ce qui est offert.
Et voici la maxime que j’ai fait mienne depuis longtemps : "Ce qui vient du Maître, même en infime quantité, contient une puissance infinie. Une miette de la table divine est bien plus riche et nutritive qu'un banquet préparé par le monde".
Je répète : "Une miette de la table divine est bien plus riche et nutritive qu'un banquet préparé par le monde".
Pourquoi, croyez-vous que les petits chiens restent là à attendre les miettes qui tombent de la table du Maître à qui d’ailleurs ils vouent une fidélité persévérante sans chercher à suivre un inconnu même si ce dernier leur miroitait un festin avec accès à la viande ad libitum (à volonté) ?
En tout cas, pour ma part, je préfère saisir les opportunités que Dieu a béni pour moi et non forcer pour rentrer dans des systèmes qui au delà du mirage vont m’engloutir dans un gouffre, me retirer ma paix ou compromettre mon identité.
Accepter de ne recevoir parfois que des miettes (un instant de paix au milieu du chaos, une parole d'espoir dans le désespoir) et y trouver une satisfaction profonde, est le marqueur d'une foi authentique. Et je remercie de tout cœur toutes ces personnes qui se font canaux divins par qui ces miettes me parviennent. Merci beaucoup !
Pour terminer, je dirai que "Le bonheur de l'âme réside souvent dans un festin de miettes, car ces miettes sont imprégnées de la présence, de l'amour et de la toute-puissance du Maître. C'est dans cette fidélité humble et tenace que se trouve la clé pour voir les miracles se produire, car la foi qui ne lâche jamais finit toujours par être couronnée".
Puisse Bon Dieu affermir notre foi.
Que sa grâce surabonde dans nos vies.