03/10/2025
Le tarissement
Le tarissement est le déterminant silencieux de la lactation. Souvent négligé en pratique, le tarissement détermine en grande partie les performances de la vache lors de la lactation suivante, sa production laitière, son équilibre métabolique et son succès reproducteur. Cette phase n'est pas simplement une période de « repos » ; ce sont ces quelques semaines qui façonnent silencieusement l'issue des 305 jours suivants.
En effet, si le tarissement est trop court, le tissu mammaire ne peut pas se régénérer ; s'il est trop long, les vaches deviennent sur-conditionnées et les problèmes métaboliques augmentent. Les recherches montrent que la plage la plus sûre se situe entre 45 et 60 jours.
Au cours de la période l'administration d'aliments à teneur négative en DCAD réduit de 50 % le risque de fièvre de lait post-partum. Cette stratégie favorise la mobilisation du calcium et facilite la transition des vaches. Par ailleurs, l’administration de propylène glycol au cours des 7 premiers jours suivant le vêlage peut réduire l’incidence de cétose jusqu’à 40 %, tout en augmentant la production laitière d’environ 1 kg/jour.
Au cours de la période de tarissement si l’apport en fibres (30 à 35 % de fibres non digérées) est insuffisant, les vaches peinent à s’adapter aux régimes riches en concentrés après le vêlage. Cela augmente le risque d’acidose et peut entraîner une baisse de la teneur en matières grasses du lait