19/10/2020
Etre communicant public aujourd'hui, du Dr Cheikh Omar Diallo.
"La communication est avant tout un fatras de métiers qui évolue à grande vitesse grâce à l'explosion des médias sociaux. Etre communicant c'est avoir une idée, féconder un concept, valoriser un message, donner une orientation à la pensée d'un homme public, mettre de la couleur et des sentiments dans le projet de com' d'un leader ou d'un manager, écrire un discours à fort impact pour une figure de l'économie, de la politique, du social, de l'humanitaire, du spectacle ou du sport.
Etre communicant c'est faire en sorte que la parole se transforme en action ou en réflexion avec un impact direct et un effet immédiat sur la cible.
Le métier de communicant public a radicalement changé. Aujourd'hui la com' est aussi importante que l'oxygène.
Le communicant n’est ni un magicien, ni un vendeur d'illusions. La communication n'est plus la dernière roue de la carrosse. Associer la com' à la fin d’un projet, c’est de l’incompétence ou une faute professionnelle qui se paie cash.
Être communicant est un dur métier, fait de rigueur et d'abnégation. Un métier dans lequel les journées commencent la nuit. Un métier dans lequel les week-ends sont réservés à la rédaction de discours à la planification, à la gestion des imprévus. C’est un métier dans lequel, il faut avoir des connaissances économiques, juridiques, techniques et logistiques et même artistiques. Un métier dont les résultats ne sont pas scientifiquement garantis et qui conserve donc, une part d’incertitude, liée aux aléas de la vie, de la technique, de l’actualité, de la météo, de la politique ou des événements inattendus…
C'est aussi cela le charme professionnel de ce métier.
Oui, la communication est un métier que tout le monde pense connaître, d'où la complexité de son exercice. Mais lorsqu'il s'agit de gérer une com' de crise, là apparaît l'homme d'expérience, de terrain, de réflexe et c'est à ce moment que les autres disparaissent.
Oui, la communication est une affaire d'anticipation, d'humilité, de self-control, d'écriture médiatique, de stratégies de communication, de plan média. Et, de fake news aussi."
Merci à Mamadou Dembélé pour le partage.