IRC - Intérim Recrutement Conseil

IRC - Intérim Recrutement Conseil IRC : le capital, c'est l'homme !

28/05/2026

LA RETRAITE : AU-DELA DU REPOS MERITE… UNE NECESSITE ECONOMIQUE ?

Et si la retraite n’était pas d’abord une récompense sociale… mais un mécanisme économique conçu pour résoudre une équation ?
La retraite est souvent présentée comme un droit acquis après des années de travail. Une sorte de repos mérité. C’est certainement vrai.

Mais au fond, la retraite ne répond-elle pas surtout à deux préoccupations très pragmatiques :

- libérer des emplois pour les jeunes demandeurs d’emploi ;

- écarter progressivement les travailleurs dont la productivité baisse avec l’âge ?

Au fond, la vraie question n’est-elle pas celle-ci : la retraite protège-t-elle les vieux travailleurs… ou organise-t-elle surtout leur remplacement économique ?

La question dérange, mais elle mérite d’être posée.
Dans beaucoup de secteurs, le départ des anciens permet effectivement de renouveler les effectifs et d’éviter le blocage du marché de l’emploi. Sans retraite, combien de jeunes diplômés resteraient durablement sans perspectives ?

De même, il faut reconnaître qu’avec l’âge, certains métiers deviennent plus difficiles à exercer : fatigue physique, adaptation technologique plus lente, contraintes médicales, etc.

Mais cette logique a ses limites.

Car dans d’autres professions, l’expérience vaut parfois plus que la force physique ou la rapidité. C’est le cas notamment des magistrats, des enseignants-chercheurs, des médecins expérimentés, etc.

Dans ces domaines, l’ancienneté peut au contraire augmenter la qualité du travail, la maîtrise des situations complexes et la capacité de décision.

Alors, faut-il vraiment imposer un âge uniforme de départ à la retraite à tout le monde ?

Certains analystes proposent la suppression de l’âge de la retraite. Ils proposent un nombre d’années ou de trimestres de cotisation ouvrant droit à une pension de vieillesse, en laissant à chaque travailleur la liberté de partir à l’âge auquel il sentira la fatigue et décidera de faire valoir ses droits à la retraite ?

Qu’en penses-tu ?

Jean François BOUDA - Docteur en Droit social
Manager de INTERIM RECRUTEMENT CONSEIL (IRC)

22/05/2026

FINANCEMENT DE L’ASSURANCE VIEILLESSE : SYSTEME PAR REPARTITION VERSUS SYSTEME PAR CAPITALISATION

Au Burkina Faso, le financement de l’assurance vieillesse repose principalement sur le système par répartition.

Dans le système par répartition, les cotisations des travailleurs actifs servent immédiatement à payer les pensions des retraités actuels. Autrement dit, les actifs d’aujourd’hui financent les retraités d’aujourd’hui ; les futurs actifs financeront les retraités de demain. C’est le système selon lequel fonctionnent la Caisse Nationale de Sécurité Sociale pour les salariés du privé et la Caisse Autonome de Retraite des Fonctionnaires pour les agents publics.

Signalons toutefois que, depuis quelques années, la CNSS du Burkina Faso a mis en place un système d’assurance retraite volontaire à l’intention des travailleurs notamment du secteur informel (qui occupe 80 voire 90% des travailleurs), des professions libérales, etc. Cette formule fonctionne selon le système de financement par capitalisation.

Le système par répartition fonctionne bien aussi longtemps que suffisamment de travailleurs actifs cotisent suffisamment pour un nombre supportable de retraités. Il peut être mis à mal en période fort taux de chômage ou de vieillissement accentué des populations (peu d’actifs cotisent pour beaucoup de retraités) ou lorsque les investissements dans l’immobilier ou sur les marchés financiers ne rapportent pas comme prévu, etc. Mais il n’y a généralement pas d’inquiétude à se faire à ce niveau puisque des études actuarielles sont réalisées régulièrement afin de maintenir ces grands équilibres.

Dans le système par capitalisation en revanche, chaque travailleur épargne (cotise) pour lui-même. Les cotisations ainsi collectées sont investies et à la retraite, l’assuré récupère son capital et les revenus générés. La pension dépend à ce moment du montant épargné, de la durée de cotisation, des performances des placements financiers, etc.

Le système par capitalisation est généralement proposé par les compagnies d’assurance privées, souvent à titre d’assurance retraite complémentaire.

Les prestations offertes par les organismes publics de prévoyance sociale étant généralement faibles, l’on constate de plus en plus une tendance des salariés et des fonctionnaires à souscrire des polices d’assurance retraite complémentaire auprès des compagnies privées. Cela permet d’améliorer la pension de vieillesse le moment venu.

Et toi, penses-tu que la seule pension servie par les organismes de prévoyance sociale peut être suffisantes ?

Jean François BOUDA Docteur en Droit social
Manager de INTERIM RECRUTEMENT CONSEIL (IRC)

20/05/2026

L’AFRIQUE AURA-T-ELLE BIENTOT BESOIN DE MAISONS DE RETRAITE ?

La question ne se pose même plus …puisqu’il y a déjà en Afrique des maisons de retraite.

Pendant longtemps, dans nos sociétés africaines, la prise en charge des personnes âgées reposait sur la famille élargie. Vieillir auprès de ses enfants et petits-enfants était considéré comme naturel, normal… presque sacré. Mais depuis les réalités ont bien changé : urbanisation, émigration des enfants, éclatement progressif des solidarités familiales, augmentation de l’espérance de vie. Tout ceci a eu pour résultat que de plus en plus de personnes âgées se retrouvent isolées, dépendantes ou sans véritable accompagnement au quotidien.

C’est dans ce contexte que sont nées progressivement des maisons de retraite et centres d’accueil pour personnes âgées dans plusieurs pays africains. On en trouve en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Cameroun, au Bénin, au Sénégal, en Afrique du Sud et au Maghreb. Il en existe peut-être au Burkina. Semblable idée avait circulé en effet il y a quelques années.

Le sujet reste pourtant très sensible. Dans beaucoup de familles africaines, placer ses parents dans une maison de retraite est encore vu comme un abandon, voire une honte sociale. Pour certains, cela signifie que la famille a échoué dans son devoir moral envers les anciens. D’autres, en revanche, commencent à voir ces structures autrement : un accompagnement médical adapté, une solution pour les personnes âgées isolées, un soutien pour des familles débordées, un cadre de vie plus sécurisé pour les aînés dépendants

L’Afrique est peut-être en train de vivre une transition silencieuse : entre le modèle traditionnel de solidarité familiale… et l’émergence d’une prise en charge professionnelle du grand âge.

La vraie question est peut-être celle-ci : les maisons de retraite en Afrique sont-elles une nécessité sociale moderne… ou le symbole d’une désintégration progressive de la famille africaine ?

Quel est ton avis ?

Jean François BOUDA Docteur en Droit social
Manager de INTERIM RECRUTEMENT CONSEIL (IRC)

11/05/2026

LES TRAVAILLEURS RETRAITES : LA NATION RECONNAISSANTE OU…BON DEBARRAS ?

Après des décennies de travail, de sacrifices et de contribution à l’économie, que reste-t-il pour nos retraités ? La reconnaissance… ou l’oubli ? Dans les discours, la nation se veut reconnaissante. On célèbre l’expérience, la sagesse, le service rendu. Il y a quelques décennies (en 1994) nous avons coorganisé avec le Ministère de l’Emploi, du Travail et de la Sécurité Sociale au temps du Ministre Arzouma Alphone OUEDRAOGO un séminaire national sur « La participation des retraités à la vie économique et sociale du Burkina Faso ». Il avait même été recommandé à la clôture de ce séminaire la constitution d’un répertoire des personnes retraités pour pouvoir faire appel à leur expertise en cas de besoin. C’est à l’occasion de ce séminaire que la première pierre de la Maison du retraité Antoine NANGA avait été posée. La recommandation est restée lettre morte.

Pour dire que dans la réalité, la vie de retraité est difficile ? Plus de responsabilités, plus de titre, plus de statut social, puisque vous êtes désormais ex-DG, ex-Ministre, ex-Secrétaire général…Autant dire que vous n’êtes plus personne !

Par ailleurs, combien de retraités peinent à se soigner, à subvenir à leurs besoins, ou se sentent tout simplement mis à l’écart ?
La retraite devrait être une récompense. Elle devient parfois malheureusement une épreuve : faibles pensions, isolement social, accès limité aux soins, perte de statut et de considération.

Alors une question à un lingot d’or, mais nécessaire : traitons-nous réellement nos retraités avec dignité… ou les considérons-nous, inconsciemment, comme une charge dont il faut se débarrasser ?

Une société se mesure aussi à la manière dont elle traite ceux qui ont construit son présent. Valoriser les retraités, ce n’est pas seulement augmenter les pensions. C’est aussi leur redonner une place dans la famille, dans la communauté, dans la transmission des savoirs. Parce qu’un pays qui oublie ses anciens… oublie une partie de lui-même. Sinon, nous verrons bientôt pulluler des maisons de retraite au pays des hommes intègres où des retraités seront parqués…Et la vie continuera en attendant que chacun son tour.

Nous avons eu l’occasion de visiter de ces maisons dans une ville de France pendant les fêtes de fin d’année. Les enfants avaient pour ainsi dire oublié leurs parents placés en maison de retraite. Les pensionnaires avaient été réunis dans la salle de séjour (beaucoup sur des fauteuils roulants) et nous leur avions chanté des chansons de Noel. Ils coulaient des larmes de joie et de plaisir pour ces chants chargés pour eux de souvenirs, mais aussi pour le fait que de parfaits inconnus aient pensé à eux pour leur consacrer un peu de leur temps précieux.

Et toi, que penses-tu de la place des retraités dans notre société aujourd’hui ? Est-ce ce que nous voulons pour nos retraités en Afrique ?

Jean François BOUDA
Docteur en Droit social - Manager de INTERIM RECRUTEMENT CONSEIL (IRC)

06/05/2026

LES EMPLOYEURS QUI NE DECLARENT PAS LEURS SALARIES A LA CNSS/CNPS : CES DELINQUANTS EN COL BLANC !

Nous avons l’habitude d’entendre parler des délinquants en col bleu faisant référence aux ouvriers qui ont posé des actes contraires à la loi dans l’exercice de leurs fonctions. Eh bien, savez-vous qu’il y a aussi des délinquants en col blanc ?

Ils portent des costumes impeccables. Ils dirigent des entreprises respectables. Ils parlent de performance, de rentabilité et de croissance.

Mais derrière les bureaux climatisés et les beaux discours, certains employeurs commettent une injustice silencieuse : ils refusent de déclarer leurs salariés à la CNSS/CNPS.

Pendant des années, des travailleurs se lèvent tôt, servent loyalement l’entreprise, usent leur santé et consacrent leur jeunesse au travail… sans savoir qu’aucune pension de retraite ne les attend demain.

Ne pas déclarer un salarié à la CNSS/CNPS, ce n’est pas une simple “économie de charges”. C’est voler à quelqu’un son avenir. C’est condamner un travailleur à la précarité au moment où ses forces diminuent.

Combien découvrent, à l’approche de la retraite, qu’ils n’ont jamais été déclarés ? Combien de veuves et d’orphelins se retrouvent sans pension après le décès d’un père ou d’une mère ?

Combien de travailleurs âgés (comme ce gérant de parking, les soixante-dix ans bien sonnés²) continuent à souffrir dans des emplois pénibles parce qu’aucune pension ne viendra leur permettre de vivre dignement ?

On parle souvent des criminels de grand chemin. Mais il existe aussi des criminels en col blanc qui opèrent à partir de bureaux climatisés, parfois même dans des quartiers huppés, qui malheureusement s’enrichissent en sacrifiant les droits sociaux de leurs employés.

La retraite n’est pas un privilège. C’est un droit. Et la déclaration à la CNSS/CNPS n’est pas une faveur de l’employeur. C’est une obligation légale et morale.

Toi, entrepreneur qui emploie du personnel, as-tu déclaré ton personnel à la CNSS. Prélève-tu et reverse-tu régulièrement ses cotisations sociales (part patronale et part travailleur) ? Car derrière chaque salarié non déclaré, il y a une vieillesse en danger.

Dr Jean François BOUDA
Manager de INTERIM RECRUTEMENT CONSEIL (IRC)

05/05/2026

LA RETRAITE SE PREPARE DES LE PREMIER SALAIRE : VRAI OU FAUX ? (2ème partie)

On parle souvent de la retraite comme d’un horizon lointain, presque abstrait, surtout pour le jeune qui vient à peine d’entrer dans la vie active. Pourtant, une vérité simple mérite d’être rappelée : la retraite ne commence pas à 60 ans, elle commence dès le premier salaire. Ce premier revenu, souvent chargé d’émotions et de symboles, n’est pas seulement une récompense du travail accompli ; il est aussi le point de départ d’une trajectoire financière.

Le premier salaire : un moment fondateur

Le premier salaire est rarement élevé, mais il a une valeur éducative immense. Il marque le passage de la dépendance à une forme d’autonomie. À ce moment précis, le jeune travailleur pose, consciemment ou non, les bases de son rapport à l’argent : consommer immédiatement ou planifier ? Se faire plaisir sans limite ou établir des priorités ?

La manière dont ce premier revenu est utilisé révèle une tendance profonde. Celui qui consacre tout à la consommation immédiate risque d’installer une habitude difficile à corriger. À l’inverse, celui qui réserve une part, même modeste, à l’épargne ou à l’investissement amorce une discipline qui portera ses fruits sur le long terme.

L’effet des habitudes financières

En matière de finances personnelles, les habitudes comptent plus que les montants. Ce n’est pas tant le niveau de revenu qui garantit une retraite paisible, mais la capacité à gérer, anticiper et faire fructifier ce revenu dans le temps.

Une règle simple peut illustrer cela : si un jeune apprend à épargner 10 % de son premier salaire, il sera plus enclin à maintenir cette discipline lorsque ses revenus augmenteront. À l’inverse, celui qui s’habitue à dépenser 100 % de ses revenus aura tendance à reproduire ce schéma, même avec un salaire plus élevé.
Les comportements financiers sont cumulatifs. Ils créent une « pente » : une direction qui devient de plus en plus difficile à inverser avec le temps.

Le piège de l’illusion des revenus futurs

Beaucoup de jeunes travailleurs se disent : « Je commencerai à épargner quand je gagnerai plus. » Cette idée est séduisante, mais elle est souvent trompeuse. En réalité, les dépenses augmentent généralement au même rythme que les revenus. Nouveaux besoins, nouvelles responsabilités, pression sociale… Tout concourt à maintenir un équilibre fragile où l’épargne reste toujours reportée à plus t**d.

EN CONCLUSION, le premier salaire est bien plus qu’un simple revenu : c’est un test, une orientation, une déclaration silencieuse de ce que sera l’avenir financier d’un individu. Apprendre à en faire bon usage, c’est déjà poser les premières pierres d’une retraite sereine.

Car en matière de finances personnelles, ce ne sont pas les grandes décisions t**dives qui changent une vie, mais les petites habitudes prises très tôt. Heureusement la tendance peut être inversée si le jeune travailleur était sur une mauvaise pente.

Et toi quelle trajectoire as-tu emprunté avec ton premier salaire ?

Dr Jean François BOUDA
Manager de INTERIM RECRUTEMENT CONSEIL (IRC)

30/04/2026

LA RETRAITE SE PREPARE DES LE PREMIER SALAIRE : VRAI OU FAUX ? (1ère partie)

Dès le premier salaire, faut-il déjà penser à la retraite ? Pour certains, la réponse est évidente : oui, sans hésiter. Plus on commence tôt, plus on a le temps d’épargner, d’investir, et de construire une sécurité financière solide. Anticiper, c’est éviter de subir plus t**d.

Mais pour d’autres, la réalité est bien différente : comment penser à la retraite quand le présent est déjà difficile ? Entre loyers, soutien familial, chômage, précarité… beaucoup de jeunes actifs peinent à boucler leurs fins de mois. Dans ces conditions, épargner relève parfois du luxe.

Alors, oui ou non que la retraite se prépare dès le premier salaire ?

OUI, parce que même de petites sommes mises de côté tôt peuvent faire la différence à long terme. C’est là tout le sens de l’effet cumulé connu de tous. La manière dont le premier salaire (ou premier traitement pour les fonctionnaires) est utilisé est profondément révélatrice. Celui qui consacre tout à la consommation immédiate risque d’installer une habitude difficile à corriger.

NON, si l’on considère que les systèmes actuels ne garantissent pas suffisamment de confiance ou de rendement pour motiver les jeunes.

Épargner tôt, oui… mais encore faut-il en avoir les moyens et la confiance.

C’est vrai les moyens d’aujourd’hui ne suffisent peut-être pas, mais qu’en sera-t-il lorsque l’heure de la retraite sonnera et qu’il faudra vivre sur une maigre pension ?

On prépare bien les mariages, les naissances, les baptêmes, les funérailles, etc. Pourquoi pas la retraite et le plus tôt serait le mieux, c’est-à-dire à partir du premier salaire.

Et vous, avez-vous commencé à préparer votre retraite dès votre premier salaire ?

Dr Jean François BOUDA
Manager de INTERIM RECRUTEMENT CONSEIL (IRC)

26/04/2026

La retraite en -Afrique : Repos mérité ou début des galères ?

On entend souvent dire que dans les pays industrialisés, la retraite est le début d’une nouvelle vie : voyager, se détendre, profiter enfin du temps libre après des années de travail. Cette réalité alimente d’ailleurs les revendications pour abaisser l’âge de départ à la retraite, afin de « vivre pleinement » tant que la santé le permet.

Mais chez nous, en Afrique, le tableau est bien différent.

Ici en effet, beaucoup de travailleurs ne rêvent pas de partir plus tôt… au contraire, ils souhaitent travailler plus longtemps. Pourquoi ? Parce que la retraite rime trop souvent avec précarité. Les pensions sont faibles, parfois insuffisantes pour couvrir les besoins essentiels, et nombreux sont ceux qui, même après une vie de labeur, doivent continuer à se battre pour vivre dignement.

Ce contraste pose une question fondamentale : à quoi sert la retraite si elle ne garantit pas la sécurité et la dignité ?

La retraite ne devrait pas être une angoisse, mais une récompense. Elle devrait permettre de vivre sereinement, de transmettre, de profiter de la famille et du temps retrouvé. Pourtant, pour beaucoup, elle devient une période d’incertitude et de vulnérabilité.

Il est peut-être temps d’ouvrir un vrai débat sur nos systèmes de protection sociale :

1.Comment assurer des pensions décentes ?

2.Comment élargir effectivement la couverture aux travailleurs du secteur informel ?

3.Comment redonner confiance aux jeunes générations dans le système ?

Parce qu’au fond, une société se juge aussi à la manière dont elle traite ses anciens.

Et vous, comment percevez-vous la retraite dans notre contexte ?

Jean François BOUDA
Docteur en Droit social
Manager de INTERIM-RECRUTEMENT-CONSEIL (IRC)

NUL N’EST CENSE IGNORER LA LOI : ON NE PEUT PROUVER OUTRE OU CONTRE UN ECRIT PAR DES TEMOIGNAGESL’article 1341 du code c...
17/02/2026

NUL N’EST CENSE IGNORER LA LOI : ON NE PEUT PROUVER OUTRE OU CONTRE UN ECRIT PAR DES TEMOIGNAGES

L’article 1341 du code civil dispose que « il n’est reçu aucune preuve par témoins contre et outre le contenu aux actes, ni sur ce qui serait allégué avoir été dit avant, lors ou depuis les actes… »
Cet article pose le principe fondamental de la primauté de l’écrit : impossibilité de prouver outre ou contre un écrit par témoignages. Autrement dit, lorsqu’un écrit existe (contrat, convention, acte), les parties ne peuvent pas en contester ou en modifier le contenu en invoquant de simples témoignages oraux. Cette règle visait à assurer la sécurité juridique et la stabilité des conventions.

Cette interdiction joue dans deux hypothèses :
1) lorsqu’une partie veut démontrer que le contenu de l’acte écrit est inexact ; il s’agit de la preuve contre l’écrit.
2) lorsqu’elle veut ajouter des clauses ou conditions qui ne figurent pas dans l’acte ; c’est la preuve outre l’écrit.

Ce principe repose sur plusieurs considérations essentielles. Tout d’abord la sécurité juridique : l’écrit offre une preuve fiable et stable ; ensuite la prévention des fraudes : les témoignages peuvent être subjectifs ou manipulables, et enfin sur la stabilité contractuelle : une fois l’accord fixé par écrit, il ne doit pas être remis en cause par de simples déclarations.

L’écrit constitue donc une preuve parfaite qui prime sur les preuves testimoniales (par témoignage). Ainsi, si par exemple un employeur signe un contrat de travail écrit stipulant un salaire mensuel de 250 000 FCFA, et que par la suite il affirme devant le juge qu’un accord verbal avait été conclu avec le salarié pour un salaire réel de 200 000 FCFA et produit des témoignages de collègues pour le prouver, en application du principe issu de l’article 1341 du Code civil de 1804, ces témoignages ne peuvent pas être admis pour contredire le contenu clair du contrat écrit.

Dr Jean François BOUDA
Manager de INTERIM-RECRUTEMENT-CONSEIL (IRC)

DES EMPLOIS POUR TOUS OUI, MAIS DES EMPLOIS DECENTSLe combat de tout gouvernement est d’apporter le bien-être à ses cito...
23/12/2025

DES EMPLOIS POUR TOUS OUI, MAIS DES EMPLOIS DECENTS

Le combat de tout gouvernement est d’apporter le bien-être à ses citoyens à travers notamment la lutte contre la pauvreté. Et la lutte contre la pauvreté passe entre autres par le plein emploi pour les populations. Chaque citoyen a en effet pour objectif d’obtenir un emploi. Un emploi oui, mais pas n’importe quel emploi, il aspire à un emploi décent.

Un emploi décent, selon l'Organisation Internationale du Travail (OIT), est un travail productif, correctement rémunéré, offrant sécurité, protection sociale, liberté d'expression et d'organisation, égalité des chances, et permettant le développement personnel et l'insertion sociale, en allant au-delà du simple fait de gagner sa vie pour inclure la dignité, la sécurité et la justice pour tous les travailleurs.

La Déclaration de Philadelphie de 1944 a dans ce sens a redéfini les buts de l'Organisation Internationale du Travail en plaçant la justice sociale et les droits humains au cœur de l'ordre mondial d'après-guerre, elle qui affirme que :

- Le travail n'est pas une marchandise.
- La liberté d'expression et d'association est essentielle.
- La pauvreté, où qu'elle existe, menace la prospérité de tous.
- La lutte contre le besoin doit être menée avec une énergie inlassable.

Nous pouvons même dire que cette Déclaration est un pilier des Objectifs de Développement Durable des Nations Unies (ODD 8). Cet ODD vise en effet à promouvoir une croissance économique soutenue, partagée et durable, le plein emploi productif et un travail décent pour tous. Cela implique des salaires équitables, des conditions de travail sûres, l'accès à des ressources économiques pour tous, la protection sociale, l'éradication du travail forcé et du travail des enfants. Elle n’occulte pas la création d'emplois de qualité, notamment pour les jeunes et les personnes vulnérables, afin de bâtir une économie plus juste et humaine.

L’emploi doit être de qualité, pouvoir, par le salaire qu’il offre, faire vivre la travailleur et sa famille. Il doit s’exercer dans un cadre sécurisé afin de favoriser l’épanouissement du travailleur.

A contrario, n’est pas décent un emploi sous payé, non sécurisé, en termes de conditions de travail, un emploi non productif, dépourvu de protection sociale et de liberté d’association et d’expression, de dialogue social.

Dr Jean François BOUDA
Manager de INTERIM RECRUTEMENT CONSEIL (IRC)

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Ouagadougou

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