11/03/2026
Ne confondez pas droits de l’enfant, mauvaise éducation et irresponsabilité parentale.
Parler, protéger, promouvoir ou défendre les droits de l’enfant, ne signifie pas que les enfants doivent tout décider. Cela ne signifie pas non plus que les parents, les adultes et les éducateurs doivent renoncer à leur autorité.
Les droits de l’enfant ne sont en aucun cas un permis pour l’insolence ou l’anarchie dans les familles.
Parler des droits de l’enfant ne signifie pas que les enfants doivent tout décider ou que les parents doivent renoncer à leur autorité.
Il est crucial de lever ce malentendu qui circule parfois dans nos sociétés. Cette idée selon laquelle les droits de l’enfant seraient à la base de l’insolence de certains enfants.
Les droits de l’enfant n’ont pas été créés pour transformer les enfants en des chefs de famille, en des personnes intouchables etc.
Les droits de l’enfant n'ont pas été créés pour bafouer l’autorité des parents et/ou pour empêcher les parents d’éduquer les enfants. Non, ce n’est pas le but.
Les droits de l’enfant ne détruisent pas l’éducation. Ils rappellent aux adultes que l’éducation des enfants doit se faire dans la dignité, le respect, la sécurité et la responsabilité.
Les droits de l’enfant ont été pensés parce que quelque part les adultes, les parents, les éducateurs ont failli à leur responsabilité vis-à-vis des enfants.
Les droits de l’enfant ont été pensés pour protéger les enfants contre les abus, les violences de tout type, l'abandon, l’exploitation, etc.
Alors, parler des droits de l’enfant ne veut pas dire que l'on doit tout laisser entre les mains de l’enfant, que l’on doit laisser les enfants faire tout et n'importe quoi ou tout ce qu'ils veulent. Ce n’est pas ce que cela signifie.
Les droits de l’enfant sont une réponse à l'attitude parfois malsaine des adultes à l’égard des enfants. Alors, les droits de l’enfant viennent dire aux adultes qu’ils doivent respecter la dignité humaine peu importe l'âge de la personne qu'ils ont en face d'eux. C’est leur dire que la dignité humaine peu importe l'âge doit être préservée. C’est une manière de rappeler à l’esprit les adultes quand exerçant leur autorité, ils doivent préserver la sécurité et le respect des enfants qui sont des êtres humains.
Ce qu’on demande aux adultes quand on parle de droits de l’enfant ce n'est pas la mer à boire. C’est tout simplement les mettre face à leur responsabilité en tant qu'adulte. Alors, quand à un moment donné de l'éducation des enfants il y a des failles, le mieux c’est de se poser des questions claires et sincères au lieu de pointer du doigt l'existence des droits de l’enfant.
Combien de personnes brandissent cette question des droits de l’enfant et qui, en réalité ne respectent aucunement ces droits ? Les droits de l’enfant n’ont jamais été contre l’éducation des enfants. La preuve, l’éducation fait partie des droits fondamentaux de l’enfant et des droits de chaque être humain.
Alors, le mieux c'est de ne pas considérer les droits de l’enfant comme la base de l'absence d’éducation des enfants.
De ce que je sais dans aucun des textes juridiques en lien avec les droits de l’enfant il n'est mentionné qu'au nom des droits de l’enfant, il faut laisser les enfants faire tout ce qui leur passe par la tête ou alors qu’il ne faut pas éduquer les enfants. Je n'ai pas encore vu cela quelque part. Donc, chaque parents, chaque adulte et chaque éducateur doit éduquer les enfants comme il se doit tout en respectant leur dignité humaine. C’est tout ce qui est demandé.
Parler, défendre, promouvoir ou protéger les droits de l’enfant ne font pas des enfants, des personnes qui ne respectent pas les adultes, des personnes qui ne savent rien faire de leurs mains etc.
Les droits de l’enfant ne sont pas contre l’autorité parentale. Ils sont contre l’abus de cette autorité.
Les droits de l’enfant ne remplacent ni l’autorité parentale ni l’éducation des enfants.
Les droits de l’enfant et l’éducation de l’enfant ne sont pas des adversaires. Les droits de l’enfant existent pour protéger l’enfant. Quant à l’éducation, il construit son présent et son avenir.
Alors, la meilleure des choses à faire est de repenser l’éducation de sorte à ce que l’exercice de l’autorité parentale respecte la dignité de l’enfant.