29/09/2025
Moi, j’ai ma nièce aînée qui vient de réussir son examen 🎓 et qui doit entrer en Seconde.
Je suis très proche de mes neveux parce que je pense qu’un enfant a besoin d’un adulte qui le comprend et qui connaît réellement ce qu’il vit.
Ce côté bantu d’un oncle inaccessible, autoritaire, froid… je n’aime pas ça ❌. Pour moi, la tradition s’arrête dès lors qu’elle devient toxique. ☠️
Avec ma nièce, on est vraiment proches ❤️, surtout maintenant qu’elle a son WhatsApp. Je l’adore, c’est ma nièce, et je veux être présent pour elle.
Récemment, je l’appelais 📞 pour lui dire que la Seconde C est difficile et qu’elle devra travailler très dur si c’est ce qu’elle veut vraiment. Elle m’a répondu que la Seconde est encore un tronc commun, et qu’elle choisira plus t**d entre la C ou la D. Elle m’a dit qu’elle veut devenir docteur 🩺. Je lui ai répondu : « cousine, le Congo te laisse encore trois ans pour changer d’avis, mais on en reparlera ».
Puis elle m’a dit une phrase qui m’a marqué : « je sais que c’est toi qui va financer mes études donc je n’ai pas droit à l’erreur, je vais bo**er dur ».
Ne pas avoir droit à l’erreur… c’est exactement ce qui m’a toujours mis mal à l’aise au lycée. On n’avait jamais le droit de se tromper. J’ai jamais aimé le lycée en fait, je m’en sortais parce qu’il y avait beaucoup de matières que je pouvais sans effort mais les autres j’aimais pas. Alors je lui ai dit :
👉 « hey bébé, tout ce que je veux, c’est que tu sois heureuse. Je me fiche du reste. Tu as le droit d’avoir 0️⃣, d’avoir 8️⃣, d’avoir 15️⃣. Ce que je ne veux pas, c’est que tu te mettes une pression inutile. Fais juste toujours de ton mieux, cherche à être meilleure qu’hier, c’est tout. Tu ne me dois rien. »
Parce qu’en réalité, on met une pression énorme aux enfants, mais on ne leur donne pas le droit à l’erreur ❗. Et moi, je refuse que ma nièce vive ça tu vois. Elle a 15 printemps à peine.
Je lui ai encore dit : « n’aie pas peur de me dire que tu as une mauvaise note, je connais le lycée, j’y suis passé. C’est dur, oui, mais je serai là pour toi. Parle-moi, je serai toujours là ».
En Afrique 🌍, on a une vision de la parentalité qui me sidère. Moi je le dis toujours à ma copine : je veux que mes enfants soient heureux ✨. Je ne veux pas qu’ils vivent mon parcours. J’étais premier au primaire 🏅, mais je n’attends pas ça d’eux, s’il a 10 ça me va, mais le prochain examen il se demerde à évoluer.
Je veux que mes enfants soient des leaders 💪, des gens qui se battent pour être meilleurs qu’hier et atteindre les objectifs qu’eux-mêmes se fixent. Si, pour entrer à la fac, ils ont besoin de belles notes, alors ça deviendra naturellement leurs objectifs, et je serai là pour les aider.
Mais je veux surtout que mes enfants n’aient jamais peur de me dire : « papa, à l’école ça ne va pas ». Parce que cette proximité, c’est ce qui me permettra de détecter rapidement s’ils sont épanouis dans une filière ou pas.
Si vous n’êtes pas proches de ces individus, sachez que la rue sera là pour eux, et la rue n’a pas demi-mesure, moi j’ai peur des 2000. Ces enfants m’effraient.